Le 18 septembre j’ai participé et labouré au premier tournoi de golf TechnOpen organisé par la VETIQ et Pôle Québec-Chaudières-Appalaches. Le golf n’est pas une passion pour moi et j’ai le talent qui va avec. Mais, j’ai eu le plaisir de jouer avec Marc Lacoursière de RooSoft, Hugo Morin de Humagade/Frima Studio et Sylvain Labrèque de Robin Veilleux. Sylvain nous a permis d’obtenir un score intéressant de -4. Comme Hugo a dit, « There’s no I in team », alors on peut dire que nous avons très bien performé en équipe.
Pendant la partie, on a eu une discussion particulièrement intéressante avec Hugo sur l’importance des canaux de distribution dans son industrie. Il nous a parlé des difficultés qu’il a connues à l’époque des jeux pour téléphones cellulaires génériques avant le iPhone. Les jeux étaient tous distribués par les opérateurs. Il fallait alors les approcher un à un. L’expérience de magasinage était aussi rudimentaire, car le concepteur du jeu avait peu de place pour décrire l’application et n’avait pas la possibilité de fournir un aperçu (screenshot) de l’application.
Depuis la venue de l’iPhone, la distribution est très simplifiée. Les utilisateurs de ces appareils peuvent facilement consulter le catalogue des applications disponibles. L’achat se fait aussi directement avec Apple. Tout est ainsi centralisé.
Mais, on ne peut crier victoire avec ce modèle. J’ai toutefois des réserves sur ce « one-stop shop » qui a un monopole sur les frais de transactions. L’utilisateur a la vie facilitée, mais on peut douter qu’il paie le juste le prix pour les services qu’il obtient.
Sur ce, je vous laisse avec une entrevue de Hugo Morin réalisée au Sommet international du jeu de Montréal en 2008 avec le Lien Multimédia.
Un outil en ligne qui permettait de comparer les plans d’abonnement à des téléphones cellulairessera retiré du site d’Industrie Canada. Le lobbying des grandes compagnies de télécommunications aura été suffisant de mettre la hache dans ce projet qui a couté 1,4 million de dollars à mettre en oeuvre.
J’ai eu le plaisir d’assister et participer à une première au Journal de Québec. Le journaliste Taïeb Moalla a couvert en temps réel sur le site Internet du Journal le controversé Moulin à paroles. Ceci fut, à ma connaissance, une première pour cette organisation.
Photo Claude Mongrain
En 2oo8, le Journal s’est doté, sur le tard, d’un site dynamique avec des nouvelles en continu. Jusqu’à présent, le site n’a servi qu’à publier plus rapidement les articles qui se retrouvaient dans le journal imprimé du lendemain.
Sans moyens techniques très avant-gardistes, le journaliste a mis à jour un article en y ajoutant des paragraphes à des intervalles de 10 à 90 minutes. Il était sur place à la belle étoile avec un ordinateur avec connexion Internet sous la main. On invitait les internautes à lui écrire à son adresse de courriel pour leur faire part de leurs commentaires et questionnements. Ces contributions des internautes ont été intégrées dans la couverture du journaliste.
Je présume que l’exercice est inspiré du gazouillage en temps réel popularisé sur Twitter. Chose qu’on voit de plus en plus lors d’événements publics. Lors de ces événements, les personnes dans l’assistance transcrivent sur Twitter ce qui est dit sur place à l’aide d’un ordinateur portable ou d’un téléphone intelligent (iPhone, BlackBerry, etc.).
Je félicite d’abord Taïeb Moalla de s’être prêté à l’exercice. J’imagine que ce travail continu de 12 heures fut un défi physique et une expérience exaltante. Je salue aussi la direction du Journal pour son ouverture et pour le risque qu’ils ont pris. Ce qui risque rien n’a rien.
Le titre de ce billet est une question à laquelle j’ai fréquemment répondu pendant les semaines qui ont précédé la soirée du Twestival. Qu’est-ce que ça donne? Quel est ton intérêt? Doit-on toujours être intéressé pour faire de quoi?
Je me suis impliqué dans l’organisation d’un Twestival sans trop y réfléchir. Je l’ai fait par réflexe. C’était pour moi une évidence. Je crois que les professionnels devraient offrir leurs divers talents acquis en affaires à des projets philanthropiques. Ils peuvent contribuer que de l’argent, mais leur réseau de contacts et leurs connaissances peuvent donner un souffle extraordinaire à des projets caritatifs.
Je suis très fier de ma ville et ce qu’elle est devenue ces dernières années. Je crois que Québec est une grande ville. D’après moi, elle devait participer dans cet événement mondial.
Aussi, je suis aussi très enthousiasmé par montée fulgurante des médias sociaux dans nos vies. Je crois que la venue de ces différents outils change le cours des choses. Avec l’organisation successive des TweetUps depuis le printemps, ils ont permis de développer un réseau d’adeptes convaincus de cette technologie. Ces gens se suivent et échangent sur une base quotidienne. C’est un noyau de « power-twitters » dans la région de Québec dans lequel je suis heureux d’en faire parti. On était alors assez nombreux pour faire une différence et organiser cette collecte de fonds nouveau genre.
Nathalie Martin, directrice du Centre Le Grand Chemin à Québec, et Tommy Cormier, aidé par le Centre et sobre depuis 6 ans
La cause de ce premier Twestival à Québec a été sélectionnée par un vote populaire. Je ne connaissais pas le Grand Chemin avant toute cette aventure. Toutefois, j’en ai appris beaucoup. J’ai appris que de jeunes adolescents, voire même des enfants, avaient des problèmes de dépendance aux drogues, à l’alcool et aux jeux pathologiques. À l’âge où je me préoccupais plus d’avoir la dernière figurine « Transformers », un garçon du même âge que moi se gèle avec n’importe quelle substance sous la main.
Lors de la soirée du 10 septembre, Andrée-Anne Pelletier nous a présenté les services du Grand Chemin. Elle nous énumère des statistiques troublantes qui choquent la salle. Elle finit son allocution en nous racontant l’admission d’un jeune la veille du Twestival au centre de Québec. Sachant qu’il rentrait ce jour-là et qu’il devait cesser de boire une fois admis, il en a profité pour boire un 40 onces de fort et une caisse de 24 à lui seul. À ces quantités-là, il était saoul mort selon ses dires. Imaginez le niveau de souffrance qui amène un individu à faire une chose pareille.
Après le discours d’Andrée-Anne, Tommy a pris la parole. Tommy est sobre depuis 6 ans. Il a maintenant 19 ans. Il nous a raconté son expérience très touchante. Son témoignage a été le moment fort de la soirée.
Au lendemain de cette soirée chargée en émotions de toutes sortes, je comprends mieux pourquoi j’ai fait tout ça sans réfléchir. J’ai pris une décision de cœur. Quand on procède ainsi, la prise de décision est rapide. Elles sont rarement mauvaises. Elle est fondée sur notre valeurs personnelles.
Pour terminer, je vais continuer d’épauler cette Fondation dans le futur. Je vais mettre à profit mes talents que j’ai acquis au fils des ans. Ce n’est pas nécessairement la décision la plus stratégique à faire, mais c’est certainement la bonne.
Les traces du Twestival
Un événement web 2.0 se doit de laisser des traces. J’ai cru important de demander à Jeff Frenette, un photographe amateur de talent, de se charger de photographier et d’immortaliser cette soirée très spéciale. Bien évidemment, il a fait ça avec brio et professionnalisme. Je lui suis très reconnaissant.
Aussi, j’ai filmé avec ma caméra vidéo le témoignage de Tommy. Je lui ai demandé la permission de diffuser son partage et il s’est montré très ouvert à ça. Je le remercie d’être venu et je lui souhaite de réussir et de réaliser ses rêves.
Je suis très reconnaissant
Je tiens à remercier en premier mon ami Michel Monette. En plus d’avoir coorganisé tout l’événement, c’est un homme ayant des valeurs altruistes et humanitaires hors de l’ordinaire. Ce fut un honneur d’avoir travaillé conjointement avec lui.
Je veux aussi remercier Pascale Soucy de l’ISIQ et Hélène Noreau. Elles m’ont fait découvrir que derrière leur minuscule avatar Twitter se cachait deux femmes avec des grandes valeurs humaines. Je les remercie pour l’aide qu’ils ont apportée à l’organisation du Twestival. Sans elles, il aurait manqué plusieurs morceaux à notre casse-tête.
Le Twestival est une démonstration de force de rassemblement et de solidarité des internautes sur le réseau Twitter. Il est bien normal de remercier les dizaines de donateurs qui ont permis d’amasser des sommes tout près de notre objectif. Je crois que nous avons réussi à démontrer la générosité des gens de Québec au monde entier.