J’ai eu le plaisir d’assister et participer à une première au Journal de Québec. Le journaliste Taïeb Moalla a couvert en temps réel sur le site Internet du Journal le controversé Moulin à paroles. Ceci fut, à ma connaissance, une première pour cette organisation.
En 2oo8, le Journal s’est doté, sur le tard, d’un site dynamique avec des nouvelles en continu. Jusqu’à présent, le site n’a servi qu’à publier plus rapidement les articles qui se retrouvaient dans le journal imprimé du lendemain.
Sans moyens techniques très avant-gardistes, le journaliste a mis à jour un article en y ajoutant des paragraphes à des intervalles de 10 à 90 minutes. Il était sur place à la belle étoile avec un ordinateur avec connexion Internet sous la main. On invitait les internautes à lui écrire à son adresse de courriel pour leur faire part de leurs commentaires et questionnements. Ces contributions des internautes ont été intégrées dans la couverture du journaliste.
Je présume que l’exercice est inspiré du gazouillage en temps réel popularisé sur Twitter. Chose qu’on voit de plus en plus lors d’événements publics. Lors de ces événements, les personnes dans l’assistance transcrivent sur Twitter ce qui est dit sur place à l’aide d’un ordinateur portable ou d’un téléphone intelligent (iPhone, BlackBerry, etc.).
Je félicite d’abord Taïeb Moalla de s’être prêté à l’exercice. J’imagine que ce travail continu de 12 heures fut un défi physique et une expérience exaltante. Je salue aussi la direction du Journal pour son ouverture et pour le risque qu’ils ont pris. Ce qui risque rien n’a rien.

