Succession numérique avec OpenID

La mort est un processus administratif assez rodé dans notre société. Il existe de l’aide, des professionnels de la mort et des procédures établies pour aider les proches à prendre en charge les acquis du défunt sont là. Des lois et règlements sont là pour encadrer la succession des actifs du défunt chez différentes institutions.

On meurt aussi en ligne

En 2010, on existe aussi en ligne. On a parfois des sites ou un blogue hébergé à un endroit en particulier. On a peut-être un profil sur Facebook. Faites une recherche de votre prénom et de votre nom sur Google. Vous serez en mesure de constater le nombre parfois élevé d’endroits où nous sommes répertoriés.

Présentement, les procédures pour informer ces différents fournisseurs de la toile qu’un de leurs membres est mort sont pour le moins vagues. Souvent, il n’y a pas de mention dans leurs pages d’aide ou dans leur fameuse entente d’utilisation du site. On doit leur avisé par courriel et tout est traité au cas par cas. Internet est jeune et a longtemps été surtout utilisé par des jeunes. La mort pour les jeunes c’est loin, très loin.

Je sais que Facebook peut mettre un profil personnel in memoriam. On ne le voit plus dans la recherche et on peut plus le demander en ami. Toutefois, ses amis actuels peuvent écrire sur sa page.

OpenID à la rescousse!

La venue du standard OpenID qui permet de fédérer et centraliser notre nom d’utilisateur et mot de passe à un seul endroit sur internet est probablement le meilleur espoir, à mon avis pour réduire les frustrations. Si votre fournisseur OpenID a une procédure claire pour léguer l’authentification du défunt à vos propres, ils seront en mesure de prendre en charge votre identité numérique. Une sorte de procuration numérique.

On n’est pas rendu à la rivière

En faisant quelques recherches avec les principaux fournisseurs OpenID, aucun n’offre ce service à l’heure actuelle. Aussi, OpenID est loin d’avoir un taux d’adoption acceptable pour régler cette morbide question. Les principaux sites de réseaux sociaux sont des fournisseurs OpenID, mais n’acceptent pas l’authentification OpenID eux-mêmes. Assez illogique.

Croyez-vous que ça serait une solution réaliste à ce problème?

Un Twunch quessé ça?

Après avoir observé le phénomène des twunchs en Europe, j’ai décidé de tenter l’expérience dans mon patelin.

Vendredi le 19 février, j’organise mon premier twunch au Sakura Mango. Un twunch est un dîner avec quelques convives qu’on connaît sur Twitter. Ça nous permet de les connaître davantage.

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L'égocasting, l'évolution populiste du broadcasting

L’égocasting est un terme inventé par l’auteur Christine Rosen en 2005 pour désigner le phénomène des individus sur les réseaux sociaux qui partagent tous les petits moments plus ou moins intéressants de leur vie à qui veut bien l’entendre. D’ailleurs, mon ami Pierre Fraser a écrit un livre à ce sujet qui sera disponible à compter du 1er mars que je vous invite à découvrir.

Pierre était en entrevue avec Isabelle Maréchal au 98,5 FM de Montréal ce matin pour présenter son livre et vulgariser ses observations sur ce phénomène social. En l’écoutant, j’ai eu envie d’ajouter mon grain de sel et d’ajouter ma voix. En tant qu’égocaster, comment pourrais-je m’empêcher? :-)

L’égocaster cherche de la reconnaissance et se satisfait de son rayonnement sur les réseaux sociaux. Je suis pleinement d’accord avec ça. Peu de blogueurs diront qu’ils écrivent pour eux-mêmes. Ils écrivent pour être lus. Lorsqu’ils constatent un nombre élevé de commentaires sur un billet de blogue, ils s’en abreuvent. Comme c’est dit dans l’entrevue, c’est un besoin vieux comme le monde, celui de chercher la reconnaissance.

L’égocasting est rendu possible depuis peu. Ce sont les nouveaux outils web 2.0 tels que le blogue et les réseaux sociaux qui permettent ça. Auparavant, pour être lu, vu ou écouté, on devait être un écrivain, un journaliste, un animateur radio ou une personnalité de télévision. Il fallait être un broadcaster, soit un club sélect qui est composé de très peu d’élus dans les médias de masse.

L’angle que je voulais apporter sur ce phénomène est le suivant. Est-ce qu’on peut observer le même phénomène du « je, me, moi » dans les médias de masse? Je crois que oui. Je conviens que certains broadcasters ne peuvent pas parler d’eux-mêmes dans leur propre média, mais je doute fort qu’ils ne ressentent aucun plaisir d’avoir cette tribune. Un peu comme les égocasters, ils doivent se nourrir des statistiques de leur portée (auditoire, tirage, courriels de rétroaction, etc.). Si ce n’est pas dans leur propre tribune, leur vedettariat serait la récompense pour leur égo. On n’a rien qu’à constater la difficulté des gens dans les médias à prendre leur retraite. Le retour à l’anonymat semble être un châtiment pour leur égo.

Pour conclure, est-ce que ce phénomène est inévitable? Je crois que oui. On a donné un micro à tous les citoyens avec le web social. C’est possiblement un besoin primaire de partager sa vie. Si je regarde mes propres enfants, ils ont souvent des mises à jour à me donner sur les nouveautés de leur vie. C’est souvent des évènements anodins. S’ils étaient sur Facebook, ils mettraient à jour leur statut au 10 minutes.

Je les aime mes enfants et ça m’intéresse ce qu’ils vivent. Ça sera le cas tout ma vie. Le jour qu’ils deviendront un égocaster dans les médias sociaux, je serai leur premier fan. C’est pour cette raison que je ne crois pas que la société est en déroute comme plusieurs semblent avancer. L’égocaster a un public s’il est pertinent et surtout s’il est aimé. Où est le mal là-dedans?

Sur ce, j’espère que vous serez nombreux à lire ce billet et à le commenter. :-)

Visualisation de la collaboration entre programmeurs

L’équipe de développement de Twitter a lancé leur propre blogue il y a quelques jours avec un premier billet fort intéressant. Ils ont créé une vidéo à l’aide Code Swarm, un outil qui permet de visualiser l’activité de leur logiciel de gestion de versions.

Des outils comme Visual SourceSafe (VSS), CVS ou Subversion (SVN) conservent le qui, le quoi et le quand lorsque le code source est modifié. Il est alors très facile de connaitre le niveau d’activité de chaque collaborateur.

Je vous laisse regarder le résultat de leur travail depuis 4 ans. Chaque programmeur a son avatar (photo) et les petits points qui virevoltent sont des fichiers qui sont modifiés et échangés entre eux. Le travail d’équipe en images. C’est très beau.

Qui dira par la suite que la programmation n’est pas un art?

La création d’une vidéo de ce genre à la livraison d’un long projet serait un bel hommage à tous les équipiers qui sont responsable de son succès. J’espère que vous serez inspiré à l’essayer!