J’ai eu le plaisir d’apprendre en fin de semaine que le Réseau de Transport de la Capitale (RTC), le service de transport en commun de la Ville de Québec, lancera une application mobile à l’automne 2011 pour différentes plateformes. Aussi, elle fait son mea-culpa quant à son refus initial de collaborer avec Google pour intégrer les horaires et trajets d’autobus dans Google Transit. Google Transit est le service qui permet aux utilisateurs Google Maps de planifier un itinéraire de déplacement en utilisant le transport en commun. La STM à Montréal fournit déjà depuis quelques années leurs données à Google. Voici l’explication de leur refus :
En plus du propre planificateur d’itinéraires du RTC (Trajecto), les personnes désirant planifier leurs déplacements en transport en commun pourront bientôt se tourner vers Google Transit. La société s’affaire depuis septembre, non sans peine, à transférer ses données au géant du Web.
«Plus complexe qu’anticipé»
«On arrive dans les derniers milles, on devrait être capable de lancer ça au printemps. C’était plus complexe que ce qu’on avait anticipé. Vu que ce n’est pas le même moteur que Trajecto, il faut s’assurer que le tracé suggéré concorde avec la réalité», partage le responsable de la commercialisation.
Le RTC avait auparavant décliné l’invitation de Google, alors qu’il se trouvait à mi-chemin dans le développement de Trajecto.
«L’intérêt était là. C’est du temps [d'employés] qui nous manquait», explique M. de Mauraige, en ne cachant pas qu’il s’agit «d’une plateforme très attrayante» parce qu’internationale.
Le système Google Transit peut être utilisé sur toutes les plateformes et fonctionne de la même façon partout dans le monde. Les touristes en visite dans la Vieille Capitale pourront ainsi utiliser le GPS de leur téléphone pour se situer et calculer un itinéraire d’autobus.
via Le Soleil.
Étrange affirmation du RTC sur la complexité de travailler avec Google. Pourtant, Google travaille avec d’autres organisations semblables et a mis de l’avant le format de données ouvert General Transit Feed Specification (GTFS). J’aurais plus tendance que c’est le RTC qui a de la difficulté à s’adapter. Ça ne sert à rien de faire cavalier seul. On finit toujours à se conformer et s’entendre avec les autres. On vit dans une époque de standardisation et d’interopérabilité. Le but c’est que ça fonctionne, et ce, pour le plus grand nombre de personnes possibles.
Google Maps est une application installée de facto sur tous les iPhone et téléphones Android. Elle est disponible aussi sur BlackBerry. Les touristes en visite devait trouver Québec assez arriéré de ne pas avoir accès aux horaires du transport en commun sur cet application.
Une nouvelle application mobile, bravo, mais…
Quant à l’application mobile, je salue l’initiative. Toutefois, ils semblent encore faire l’erreur que j’avais souligné précédemment. Ils se lancent dans l’édition et la maintenance d’application mobile. Elle s’éloignera de son « core business » qui est de faire circuler des autobus et véhiculer des passagers. Le développement logiciel est très spécialisé et j’imagine mal un organisme public de transport devenir un développeur d’applications pour consommateurs.
Ouvrez-vous et arrêtez de tout faire vous-même!
Le RTC devrait plutôt fournir les données ouvertes en format GTFS sur son site web et laisser les développeurs indépendants penser à des usages pratiques et originaux à ces dernières.
J’espère que RTC Mobile développé par Aragosoft, éditeur logiciel indépendant de la région, continuera à exister. Les horaires sont extraits du site web du RTC grâce à des procédures complexes de web scraping. Aragosoft doit lire les données d’horaire dans un format de données prévu pour la présentation et l’affichage sur le site web. Cette façon de faire est vulnérable aux changements de design du site web. Espérons que Aragosoft aura dorénavant accès aussi aux données GTFS.

Un jour y’a un journaliste qui va faire son travail et nous dire comment tout ça va nous avoir coûté comme citoyen.
J’ai aussi sursauté en lisant cela en FDS dans Le Soleil. À vue de nez, ca semble être un cas typique du syndrome: « Ca va couter trop cher si on fait faire cela à l’externe, faisons-le nous même et ca nous appartiendra ». Résultat: Au lieu de se coller au standard, on a développé quelque chose d’unique mais non-opérationnel qui aura probablement couté le même prix que s’ils avaient collaboré avec Google dès le début. En plus, les coûts d’opportunité pendant toute cette période pour les usagers locaux mais surtout les touristes ne sont pas comptabilisés mais doivent être assez élevés.
Etienne, Trajecto n’est pas une solution interne. C’est le logiciel Hashinfo de GIRO qui a été implanté au coût de 500 000 $. On n’explique pas quel est la portion licences d’utilisation, équipement informatique ni les ressources humaines.
http://francais.directionsmag.com/articles.php?article_id=3184
Comme CFD dit, il faudrait un journaliste pour fouiller ce gaspillage. Mais, va-t-on nous servir : trop « informatique » et compliqué, les gens normaux ne comprendront rien…
J’ai eu peur, sur le coup, je pensais que j’allais lire que le RTC se retirait d’un partenariat avec Google Transit pour développer sa propre application.
Imaginez comment le RTC va avoir l’air ridicule si, gratuitement, Google Transit offre un meilleur service que Trajecto ! Trajecto s’utilise déjà relativement mal: l’autocomplétion est lent et sort des choix insensés. La carte affiche 50% du temps « Un moment s’il vous plaît ». Les néophytes éprouvent de la difficulté parce que l’IU répond mal…
Je ne peux pas être plus d’accord avec vous sur l’ouverture des données: RTC Québec ne devrait pas développer des applications ou payer des sommes faramineuses pour des applications « so-so », mais plutôt concevoir des API pour accéder aux données de toutes les manières (et formats) possibles.
Imaginez l’API que le RTC aurait développé avec 500 000$ ! Ce serait la Cadillac des APIs.
Ping : lacapitaleblogue.com | Chronique du 17 janvier 2011 – Avant 9 h tout est possible
En arrivant à Quebec il y a quelques mois, j’ai été dépitée de constater que Google Transit ne fonctionnait pas ici. J’avais tellement l’habtiude de m’en servir à Bruxelles pour mes trajets en transports en commun. J’ai testé Trajecto mais ça n’a aucune commune mesure avec Google Transit!