Publié par

On m’a posé cette question hier lors du passage de Louis Zacharilla de l’Intelligent Community Forum en visite à Québec pour la candidature de Québec au sein du concours des villes intelligentes. Après réflexion, je crois que ma définition se résume à ce qui suit.

Une communauté intelligente a les qualités nécessaires pour trouver des solutions modernes à de vieux problèmes. Les problèmes de base subsistent à travers les années. Les meilleures solutions de l’époque ont été appliquées. Toutefois, ces bonnes solutions vieillissent parfois mal et deviennent à leur tour le problème à résoudre.

Les gens intelligents ont le recul nécessaire pour piger dans les nouveaux outils, technologiques ou autre, qu’ils ont à leur disposition pour résoudre ces problématiques initiales.

Mardi 17 avril, j’ai présenté Capitale Ouverte à Louis Zacharilla avec plusieurs gens brillants qui étaient impliqués dans le dossier de candidature. Voici une capsule produite par Patrick Parent de eGouv Québec :

 

Catégories: Web sémantique
Mots-clés: , , , , , , ,

À propos de l'auteur

Nicolas Roberge
Nicolas Roberge
Président et conseiller stratégique

En plus de diriger Evollia, Nicolas conçoit les solutions d'affaires électroniques pour nos clients. Il les conseille pour leur permettre de mieux bénéficier des technologies émergentes pour accroitre leur compétitivité. En savoir plus

  • Stéphane Roche

    En partie vrai oui, à ceci près qu’aux problèmes anciens récurrents, l’érosion des villes (telles que conçues à l’âge moderne) au profit d’espaces urbains, plus larges, plus complexes, aux géométries moins stables, fait naître des enjeux nouveaux que seule une intelligence renouvelée est en mesure de relever. L’intelligence d’une ville se mesure avant tout dans sa capacité à comprendre (du latin intelligentare) tout évènement ou phénomène qui caractérise ses dynamiques internes et relations externes. Mais le concept de « smart city », envisagé dans le contexte hypermoderne de nos villes contemporaines, implique aussi de cette ville, qu’elle soit en mesure d’identifier (ou, quand, qui, quoi?), d’analyser, de donner du sens « contextuel » et de réagir de manière pertinente (et idéalement dans un temps compatible avec l’événement ou le phénomène en question – en temps réel s’il le faut).

    Cela nécessite non seulement de repenser les infrastructures municipales (transport, communication, alimentation en eau ou en énergie…) en articulant leurs constituantes matérielles existantes avec des capacités nouvelles de capteurs et d’actuateurs actifs communicants (c’est pour certain le web 4.0, celui des objets communicants).

    Mais cela implique aussi une monté en puissance significative des facultés d’analyse et de diagnostic, et le cas échéant de communication. On perçoit ici l’enjeu des « big data » en particulier posé par cette accumulation de données issues de capteurs (c’est pour certain le web 3.0, celui de la sémantique, du sens, du signe).

    Ces facultés de la « smart city » implique enfin que la société urbaine (la population, les acteurs institutionnels, publics privés) se dotent des compétences nécessaires pour agir dans cet environnement renouvelé et négocient des règlent du jeux, des modes de gouvernance adaptés, des mécanismes de contribution et d’ouverture (crowdsourcing), de participation… (c’est pour certain le web 2.0, celui de la participation active, des réseaux sociaux et de l’ouverture des données?). Les enjeux majeurs se posent ici aussi, en termes d’alphabétisation numérique et spatiale du citoyen. Ce citoyen capteur-actif (citizens as sensors) est bien l’embrayeur principal d’une « smart city ». La multiplication des contenus générés par des utilisateurs connectés en tout temps et partout (les citoyens « produsers » munis de téléphones intelligents), la croissance exponentielle des informations géographiques volontaires (20 millions d’utilisateurs et 2 milliards de check-ins dans Foursquare) dans tous les réseaux sociaux (dont la plupart sont des Location-Based social networks) sont les caractéristiques fondamentales de ce que certains auteurs qualifient de ?Global Location Age?.

    Je développerai cet argumentaire le 17 mai prochain au Centre des congrès de Québec lors d’un exposé proposé avec des collègues du MIT Senseable City Lab. (http://senseable.mit.edu/) à l’occasion de la « Global Geospatial Conference 2012? (http://www.gsdi.org/gsdiconf/gsdi13/).