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J’ai fréquemment cette réflexion depuis un certain temps et je constate que je ne suis plus le seul. Le premier indicateur est le passage à la bourse. J’ai vécu un IPO (inscription à la bourse) de proche et la vision de développement à long terme de l’entreprise en prend un coup.

La vision à court terme de la bourse

Quand une entreprise est à la bourse, elle doit performer tous les trimestres. Toutefois, une jeune entreprise comme Facebook qui cherche toujours son modèle d’affaires rend les investisseurs très nerveux. À la bourse, les investisseurs sont nombreux et ils sont souvent néophytes quant à la nature même des entreprises sur lesquels ils investissent.

Ainsi, on met beaucoup de pression à augmenter les revenus publicitaires de Facebook. Ce désir de rentabilité à court terme va inévitablement forcer la plateforme à prendre des raccourcis faciles et souvent maladroits.

Les producteurs de contenu qui supplantent vos vrais amis

Le réseau a été mis sur pied pour connecter avec ses amis. Ses vrais amis proches. Vous savez ceux auxquels on pense quand ils ne sont pas là. On sait le nom de leurs enfants, de leurs parents et de leur village natal aussi. Ceux qui nous invitent à leur mariage et ceux qu’on assistera à leurs funérailles.

Toutefois, Facebook qui a senti le vent Twitter lui souffler dans le dos a encouragé tous ses membres à devenir des personnages publics ou des médias sociaux en s’ouvrant à plus de monde et en valorisant ceux qui publient du contenu populaire ayant le plus de J’aime. Les gens avec un petit réseau qui publient des messages relayés aux oubliettes. Le culte du nombre l’a éloigné de sa mission première de réunir de vrais amis et d’échanger ensemble. Par exemple, si vous avez un ami proche qui perd un parent, son statut envoyé à ses 50 amis ne sera probablement pas sur votre fil d’activité. Le classement EdgeRank aura jugé qu’il est sans intérêt.

Je vous invite à lire une réflexion semblable à la mienne de la part de Christophe Ginist.

Catégories: Médias sociaux
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À propos de l'auteur

Nicolas Roberge
Nicolas Roberge
Président et conseiller stratégique

En plus de diriger Evollia, Nicolas conçoit les solutions d'affaires électroniques pour nos clients. Il les conseille pour leur permettre de mieux bénéficier des technologies émergentes pour accroitre leur compétitivité. En savoir plus

  • http://david.gregoire.us David Gregoire

    Je pense exactement la même chose.
    As-tu vu le nouveau MySpace ? (vidéo –> http://vimeo.com/50071857 )

    Apple avec son nouveau partage photo va aussi lui nuire.

    C’est le début de la fin !

    • Nicolas Roberge

      Les autres géants comme Google vont faire mal à Facebook d’après moi. Je regarde comme Google+ est beaucoup mieux intégré dans les outils de productivité comme Gmail sans oublier comment il permet de créer un intranet d’entreprise pour Google Apps. MySpace a fier allure et sera à surveiller (http://new.myspace.com).

      Disons que les autres ne baisseront pas les bras et attaqueront les faiblesses de Facebook. Les services web comme FB ou n’importe lequel outil technologique vient avec un modèle qui vieillit, une société qui change et une dette technique qui croit. Très dur de repositionner un outil dans sa maturité.