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J’ai eu le plaisir de partager la scène avec ma collègue, mon amie et mon associée chez Evollia, Audrey Marcotte, au Web à Québec cette année. Pour cette 6ième édition, nous avons préparé une conférence sur nos observations et constats que nous avons eus dans notre pratique d’accompagnement des PME dans le virage numérique.

Pourquoi tarde-t-on à prendre le virage numérique?

Absence de la culture techno dans les entreprises

Nous avons parlé d’abord de la déresponsabilisation de la main-d’oeuvre vis-à-vis la technologie dans les entreprises, la concentration des technologies au sein d’un seul département, les TI, alors que ça devrait être l’affaire de tous. Quoiqu’ils sont entourés par la techno à la maison, ils jouent souvent la carte de l’ignorance au travail. Cette attitude est généralement tolérée en entreprise quoiqu’il y ait un poste informatique sur chaque bureau depuis plus de 25 ans. Ce n’est pas nouveau la techno.

Préconditions qui ne seront jamais comblées

On dirait que l’accès internet ne sera jamais assez abordable, assez rapide et assez accessible. On nous sert constamment une pluie d’excuses pour retarder des initiatives numériques. En proposant des services en ligne, c’est évident que certains groupes de personnes seront défavorisés. Offrons des services numériques à la majorité et gérons les exceptions cas par cas. Si on attend de réunir l’ensemble des conditions gagnantes, on aura la même discussion dans 10 ans.

Faible tolérance au risque

Nous avons présenté cette citation de Mark Zuckerberg:

Dans un monde qui évolue très vite, la seule stratégie qui est vouée à l’échec de façon garantie est de ne pas prendre de risques.

En vieillissant, on a tendance à prendre de moins en moins de risques. C’est la nature humaine. C’est le même phénomène pour une entreprise. La tolérance au risque diminue au fur et à mesure qu’une organisation prend de l’âge. Quand une entreprise démarre, elle embrasse le risque. Elle est le risque! Une fois qu’elle a atteint la maturité, c’est le contraire. On vient même à encourager ceux qui minimisent le risque.

Clientèles numériques incomprises

Quant aux clientèles numériques, Audrey a répété qu’il faut les sonder pour connaître leurs réelles attentes envers l’entreprise. Les directions d’entreprise se forgent des idées parfois abstraites, simplistes et souvent erronées de leurs clients numériques. Ceci a pour conséquence de prioriser de mauvais projets n’apporteront pas les résultats espérés.

Nous avons présenté quelques exemples flagrants où l’expérience client numérique était déplorable. Audrey a terminé cette partie avec une question essentielle que toute entreprise doit se poser à notre époque:

Pour un client numérique, est-ce facile de transiger avec vous?

Manque de leadership techno

Pour ma part j’ai expliqué qui s’intéresse aux technologies dans les organisations. Les départements marketing ont une bonne vision sur les transformations dans la clientèle et les départements TI ont une bonne compréhension des technologies à venir. Toutefois, les départements en marketing et les technologies de l’information n’ont pas le mandat ni les budgets pour investir dans la transformation requise pour une entreprise qui désire de réinventer pour s’adapter à notre équipe. Le marketing sont responsables de développer, de comprendre et de rejoindre les clientèles et les TI sont responsables de la stabilité opérationnelle de l’entreprise. Ces mandats contradictoires amènent une confrontation naturelle entre ces deux fonctions de l’entreprise.

Pour sortir de cette impasse, c’est le chef de l’entreprise, le président, qui doit prendre le leadership sur le virage numérique. Il doit posséder la vision numérique et la communiquer  à l’ensemble des départements afin qu’ils aient des mandats forts pour réaliser cette importante transformation.

Des solutions pragmatiques

Un plan numérique

La solution selon nous est une démarche sérieuse de planification pour établir une stratégie numérique. Une fois les besoins de la clientèle numérique sont clairs, il est possible d’imaginer et de réaliser des initiatives numériques qui apporteront une réelle valeur à cette nouvelle clientèle. Une démarche qui se décline en quatre étapes:

  1. Identifier les opportunités et défis dans l’entreprise
    1. Peut-on surprendre nos clients avec la techno?
    2. Qu’est-ce qui est difficile à rendre comme service traditionnellement et qui serait simplifié avec le numérique?
    3. Qu’est-ce qui va mal actuellement dans l’entreprise? Est-ce que la techno peut résoudre ou atténuer la problématique? La techno peut-elle régler des vieux problèmes jamais résolus à ce jour?
    4. Où perd-t-on de l’argent? La techno peut-elle réduire et optimiser nos coûts d’opérations?
  2. Identifier les besoins non répondus et les objectifs spécifiques aux clients numériques
  3. Développer une vision propre à l’environnement numérique (objectifs clairs communiqués à tous)
  4. Identification d’initiatives technos et les inscrire dans un backlog de projets

Hiérarchisation lean des initiatives numériques

Parmi les initiatives identifiées dans le plan lesquelles apporteront le plus de valeur aux clients numériques? Ce n’est pas toujours celles les plus sexy ni les plus compliquées. Si ce n’est pas perceptible par la clientèle, ça ne vaut pas la peine d’y penser.

D’ailleurs cette hiérarchisation des initiatives s’applique à l’ensemble des dépenses technologiques. Ainsi, les mises à jour de progiciels ou de systèmes d’exploitation auront moins d’importance. Au fond, dans une entreprise avec un réel focus client, ce n’est pas ça qu’on doit faire?

Se rapprocher des clientèles numériques

Il faut réduire les obstacles pour aider nos clients à transiger avec nous. Quant aux solutions technologiques, favorisez l’infonuagique, ou le cloud, car vos systèmes seront autant accessibles par votre clientèle et par vos employés.

Aussi, utilisez les mêmes technologies que ces derniers. Arrêtez de leur demander de se conformer et de venir à vous. Prenez une douche d’humilité et allez vers eux. Votre site n’est pas la fin en soi. L’endroit où se fera la transaction n’a pas d’importance. C’est la transaction en soi qui importe. Rejoignez des plateformes déjà achalandées ou vous éviterez de bousculer leurs habitudes de consommation (marketplaces, réseaux sociaux, appareils mobiles).

Les questions qui tuent

Au final, il faut se poser les questions suivantes. Pour votre clientèle numérique…

  • Est-ce facile de devenir client chez vous?
  • Est-ce facile d’acheter chez vous? De vous donner de l’argent pour vos produits et services?
  • Peuvent-ils transiger entièrement en ligne avec vous? Couvrez-vous l’ensemble du cycle de vie du client (acquisition, vendre, servir, soutenir, fidéliser)?
  • Si c’était à refaire, qu’est-ce que vous feriez différemment dans le monde de possibilités dans lequel nous vivons?

Pour terminer, voici le visuel de notre présentation.

(Crédit photo Francis Bouchard)

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La Jeune chambre de commerce de Québec (JCCQ) tenait hier soir le Gala Jeune personnalité d’affaires Banque Nationale Groupe financier, au Théâtre du Capitole de Québec.

J’ai finalement pu y assister!

J’ai finalement pu assister au gala puisqu’aucun signe du bébé ne s’était manifesté au cours de la journée. Comme si elle (bébé no 3) voulait que j’aille au gala! 🙂

Le concours Jeune personnalité d’affaires (JPA) est un concours qui met en valeur de jeunes gens d’affaires de la région de Québec qui se distinguent sur le plan professionnel et personnel. Chaque année, huit personnalités d’affaires sont nommées dans les secteurs d’activités représentatifs. Parmi les huit lauréats et gens d’affaires de la région dont je fais partie, c’est Vincent Bergeron qui a remporté le titre de la Jeune personnalité d’affaires 2015.

Quelques mots sur le grand gagnant

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Vincent Bergeron, gagnant du concours JPA

Pour ma part, c’est un honneur d’avoir été aux côtés de Vincent Bergeron, un gars entier et vrai. Comme associé, avocat et agent de marques de commerce au cabinet ROBIC, il se spécialise dans les domaines de la propriété intellectuelle et des technologies de l’information. Il travaille aux côtés de mes amis Nicolas Sapp et Jean-François Journault. À seulement 31 ans, il est notamment cofondateur de la platefome de sociofinancement La Ruche et s’implique dans la communauté avec les entreprises en démarrage. Je salue son courage et son audace.

Fait étonnant, nous avons un point en commun moi et Vincent: nous attendons tous les deux une petite fille. Encore félicitations pour le prix et le futur bébé!

Retour sur mon expérience

Nicolas et Steve JCCQ

Nicolas et Steve Ross, président de la JCCQ


Pour ma part, je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont supporté et encouragé dans ce processus de sélection. Et ça me fait chaud au coeur de savoir qu’on avait proposé ma candidature. C’est avec fierté que je pense à cette belle expérience que je peux ajouter à ma feuille de route. C’est un honneur d’être parmi les grandes pointures qui m’ont précédé dans cette catégorie. Je suis très reconnaissant envers les personnes qui ont m’ont encouragé lorsque ça comptait le plus. Je tiens à mentionner mon épouse Isabelle qui n’a pas pu assister au gala. Je suis fier aussi de m’être lancé en affaires. Ça été la réalisation la plus satisfaisante de ma carrière parce que ça m’a permis de partager activement ma vision des opportunités du numérique qui construisent à mon humble avis le futur de l’économie du Québec.
Enfin, je veux surtout qu’on reconnaisse le courage et l’audace de ceux et celles qui ont décidé de se lancer. Ils l’ont fait par conviction, car c’est la seule chose qu’ils voulaient faire de leur vie.

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En novembre dernier, je remportais le prix de la personnalité d’affaires, dans la catégorie Technologie et recherche, titre décerné par la Jeune Chambre de Commerce de Québec. J’apprenais du même coup avec joie et étonnement que j’étais encore jeune!

Sérieusement, ça me fait vraiment chaud au coeur de savoir qu’on a pensé à moi. Je remercie d’ailleurs François Levasseur de Kronos et Jean-Philippe Bonneau de Ambicio de m’avoir dénoncé!

Le 25 février prochain aura lieu le Gala Jeune personnalité d’affaires Banque Nationale qui dévoilera la « jeune personnalité de l’année ».

Un gala qui se transforme en accouchement

Fait inusité, la date du gala est le lendemain de la date prévue d’accouchement de ma conjointe. Nous attendons avec impatience une seconde fille. Il y a toute une agitation, de l’imprévu et plusieurs préparatifs en cours autour de ces deux dates. Disons que le dossier bébé me préoccupe avant toute autre chose ces jours-ci. 🙂

Le parcours vers « la grande entrevue » 

Étonnamment, le formulaire d’inscription de la mise en candidature était très introspectif et ça m’a permis de réfléchir sur mon parcours, sur mes priorités dans ma vie professionnelle, mais aussi personnelle. D’autant plus que l’entrevue de sélection portait aussi sur ces sujets. Étant donné l’effervescence actuelle, ça m’a permis de prendre un peu de recul sur mes choix. Plusieurs étapes: entrevues filmées, coaching et tournages ont rythmé le processus jusqu’à la « grande entrevue » qui aura lieu ce vendredi et qui déterminera qui sera le grand gagnant. Suspense!

Défaire le mythe de l’entrepreneur vedette

Me lancer en affaires a été la réalisation la plus satisfaisante de ma carrière. C’est certain. Être entrepreneur c’est notamment partager activement ma vision des opportunités du numérique avec d’autres entrepreneurs, de futurs entrepreneurs, en plus de la clientèle. Dans les dernières années, on a beaucoup parlé d’entrepreneuriat. C’est même devenu à la mode. On a même réussi à démocratiser le monde des affaires et à le rendre très attrayant. Par contre, on pourrait croire que tout ça c’est facile. Ce qui est médiatisé c’est surtout des entrepreneurs vedettes. Ce qui n’est pas mal en soi, mais d’un autre côté ça contribue à entretenir le mythe de l’entrepreneur « jet-set ». La réalité est souvent toute autre pour la majorité.

Célébrer le chemin parcouru et prendre des risques 

Selon moi, c’est aussi important de célébrer le chemin parcouru, le cheminement, la résilience et le travail derrière les hauts et les bas de nos projets. À chaque étape, il y a des défis. C’est possible qu’on doive parfois rassurer nos créanciers, notre entourage. Des fois on garde la pression de son côté pour éviter de stresser notre équipe. Plus encore, comme entrepreneur chacun développe «sa» recette. On prend des risques et il n’y a pas toujours de mode d’emploi. C’est un peu ça aussi que je souhaite partager aux gens lors de la soirée du gala.

L’entourage fait toute la différence 

J’ai surtout la chance d’avoir un entourage qui m’appuie et ça, ça fait toute la différence. J’ai le bonheur d’avoir des parents et une conjointe qui croient en moi, un mentor bienveillant, des clients avec qui j’ai développé des amitiés sincères et bien entendu, des employés vaillants qui croient au projet qu’on a tous bâti.

Rappelons que le gala a lieu le 25 février. Je vous invite d’ailleurs à découvrir les personnalités d’affaires de la région et à venir nous encourager lors de cette superbe soirée, l’un des meilleurs événements d’affaires de l’année à Québec.

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Marie-Hélène David et Marc-André Mathieu

Une plus grande équipe, un plus grand  volume d’affaires et de plus grands projets amènent certes une belle croissance, mais aussi, son lot de défis d’organisation.

Au courant de l’automne, le temps était venu de créer des postes de gestion afin de libérer Audrey et moi pour le développement de l’entreprise. On visait des personnes meilleures que nous qui se passionnaient pour le virage numérique.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter Marie-Hélène David et Marc-André Mathieu.

Marie-Hélène David

Marie-Hélène occupe le rôle de Contrôleur de gestion. Elle à obtenu un baccalauréat en Administration des affaires en 2011 et détient le titre CMA. Elle est spécialisée en prix de revient et cumule une expérience à titre de contrôleur de projet (PCO) chez Fujitsu, Desjardins et LGS. En guise de cerise sur le sundae, elle vient de compléter un MBA en Affaires Électroniques.

Marie-Hélène assura un suivi de la performance financière de l’entreprise et de nos projets en plus d’assister dans l’élaboration de nos plans de stratégie numérique de nos clients.

Elle s’est jointe à nous le 30 novembre et nous avons découvert une collaboratrice hors pair. Nous sommes bien heureux de te compter parmi nous Marie-Hélène.

Marc-André Mathieu

Marc-André cumule 14 ans d’expérience dont 8 ans à titre de chargé de projet. Il détient le titre Project Management Professional (PMP) également Professional Scrum Master (PSM). Il a obtenu récemment un certificat en Gestion des organisations de l’Université Laval et un AEC en Informatique pour lancer sa carrière.

Marc-André sera responsable de coordonner les affectations des ressources, de suivre l’avancement des travaux et protéger la portée des projets entre autres choses. On l’a choisit pour ses grandes qualités interpersonnelles et pour son excellente maîtrise des méthodologies agiles et waterfall.

Marc-André s’est joint à nous le 14 décembre et il s’est rapidement familiarisé avec son équipe de travail. Son équipe avait réclamé un profil comme le sien il y a quelques mois et nous leur avons choisi le chef d’orchestre dont ils méritaient.

Pour terminer, ces deux professionnels vont collaborer étroitement ensemble afin de livrer des projets de qualité, rentables et dans les temps. Je leur souhaite du succès dans leurs nouvelles fonctions. J’ai confiance, qu’ensemble, on amènera Evollia vers de nouveaux sommets.