Le gouvernement du Québec doit mettre à jour environ 600 000 postes informatiques munis de Microsoft Windows XP et d’une version désuète de Microsoft Office. Certains ont fait des sorties publiques dans les médias pour exiger qu’on opte plutôt pour les logiciels libres. Mais, considère-t-on d’autres options? Ferait-on de réelles économies?
On peut lire que le gouvernement en place est sur le point d’octroyer un contrat de migration à Windows 7 et Office 2010 :
Actuellement, les ministères et les réseaux utilisent le logiciel Windows XP. Pour changer le parc informatique, d’importantes sommes sont en jeu. Les coûts s’élèvent à près de 2000$ par poste de travail, et on en compte plus de 600 000 dans l’ensemble de l’administration publique québécoise – un pactole de 1,128 milliard, selon un document obtenu par La Presse. Le matériel représente 10% de l’opération et la licence, 19%, mais la «migration», soit le soutien et la formation, totalise 71% de la facture.
Via Denis Lessard de la Presse
Notez que les licences représentent que 19% du coût total (un montant somme toute considérable j’en conviens). On inclut aussi une mise à jour matériel de certains postes informatiques (10%) car ils sont trop lents pour le bon fonctionnement des nouveaux logiciels. Le gros du montant total, soit 71%, est l’huile à bras. C’est à dire les honoraires de techniciens pour physiquement installer les logiciels sur chaque poste et ensuite régler les problèmes d’exception potentiels sur chacun d’eux.
Si on passait au nuage? Les suites Google Apps et Microsoft Office 365 permettent de simplifier grandement la solution globale. Nous n’aurions pas à passer autant de temps sur chaque poste. Les vieux postes informatiques auraient une seconde vie car ils n’ont pas besoin d’être performants puisque le logiciel est exécuté à distance.
Les licences d’acquisition seraient transformées en frais annuels. Pour Google Apps, ça représente 50$ par poste annuellement. 30 millions peut paraître une somme énorme, mais elle devient 300 millions sur 10 ans, soit le tiers du projet envisagé. C’est sans compter l’élimination des coûts en soutien technique car ils seraient compris dans ces frais de base. D’ailleurs, 10 ans a été la durée de vie de Windows XP.
Si on estime grossièrement les frais initiaux de migration, on calcule environ 100$ par poste en honoraires de technicien. Ça revient donc à 60 millions.
En résumé, le projet en version nuage sous Google Apps pourrait se chiffrer à 90 millions la première année avec un montant annuel récurrent de 30 millions. Sur 10 ans, les coûts atteindraient 360 millions.
C’est convaincant? Sachez que la résistance au changement est très forte en ce qui concerne le nuage informatique. Aura-t-elle raison sur ces importantes économies potentielles?
Je suggère de considérer toutes les options offertes. Il faut dépenser judicieusement l’argent des contribuables après tout. Bonne réflexion.




J’ai le plaisir de participer au colloque Villes intelligentes, villes durables organisé par l’ITIS le 25 avril à l’Université Laval. Je participe à une table-ronde intitulée l’entreprise privée, un moteur pour la ville intelligente animée par Matthieu Dugal, journaliste et animateur,