Windows XP domine toujours et c'est sans importance

J’ai longtemps ragé contre la présence de logiciels obsolètes dans les entreprises. Leur désuétude est un risque de sécurité et bien évidemment un frein à moderniser l’informatisation des processus d’affaires. En ce début d’année, on apprend que Windows XP est toujours présent sur près de la moitié des ordinateurs qui naviguent sur internet 10 ans après sa sortie initiale. Ça peut paraître alarmant et décourageant, mais cela m’a plutôt amené la réflexion que ça n’a plus d’importance. Je m’explique.

Que font-ils avec leur poste de travail? Notre utilisation de l’informatique s’est-elle déplacée vers le web? Ces utilisateurs XP passent-ils plus de temps dans un fureteur web que toute autre application native installée dans Windows? Je crois que oui.

Leur ordinateur installé avec Windows XP est possiblement la plupart du temps utilisé comme un simple « cloud computer » comme ChromeOS. Ils ouvrent leur session Windows et ils lancent systématiquement Internet Explorer, Firefox ou Google Chrome dès qu’ils ont la chance. Ils utilisent davantage d’applications web dans leur quotidien.

La façon d’accéder à ces applications web n’a pas d’importance. Ça fonctionne aussi bien sur un vieux Windows de 10 ans qu’un Mac OS ou un Linux tout neuf. Ils n’ont pas la nécessité de mettre à jour leur poste. Est-ce que ma théorie a du sens?

Ovologic devient partenaire technologique de I²S Finance

Ovologic a plaisir d’être cité dans cet article paru sur le site Branchez-vous en tant que partenaire à i²S Finance. Cette jeune entreprise est le nouvel éditeur du logiciel Budget Express qui a été auparavant commercialisé par Logiciels De Marque. Ovologic est responsable de l’évolution technique du produit et conseille ce dernier sur les futures orientations technologiques à donner au produit (roadmap).

Le cloud et Steve Jobs

À travers les différents témoignages entendus depuis l’annonce du décès du cofondateur d’Apple, j’ai entendu souvent parler de sa vision remarquable de l’avenir des technologies. On a souligné dans les médias que sa stratégie des dernières années laissait plus de place à l’internet. Ce réseau allait devenir le point focal de tous les dispositifs technologiques (ordinateurs, tablettes et téléphones).

Steve Jobs entrevoyait un accroissement des points d’accès internet sans fil et un accès rapide à internet en mobilité dans les années à venir. Cette ubiquité d’internet partout où l’on va amène des possibilités techniques auparavant inimaginables. Si on peut accéder rapidement à l’internet n’importe où, ça rend viable les services informatiques à distance.

Cette vision a permis à Mobile.Me de naître pour se métamorphoser aujourd’hui dans le iCloud d’Apple. Ce service en nuage deviendra le noyau de l’expérience Apple. Il sera le point d’ancrage de vos données. Vos différents appareils s’y référeront pour s’alimenter et s’échanger des données entre eux. D’ailleurs, le caricaturiste YGRECK s’en est inspiré avec brio pour illustrer Steve Jobs au ciel (je le remercie de m’avoir permis de la réutiliser ici).

Bref, si Steve Jobs voyait le cloud dans sa soupe, ça me rassure personnellement. En me spécialisant là-dedans depuis 2008, j’avais pris un risque. Ça m’apaise de savoir que le grand Jobs y croyait aussi au nuage.

Au revoir M Jobs et j’espère que le cloud est encore plus beau de là-haut.

Les manchettes qui choquent

Une manchette sur Cyberpresse impressionne et choque ce matin. On nous rapporte dans le titre d’un article que Justice Canada a déboursé 73 millions de dollars pour son site. Si on s’arrête là, on pourrait croire que c’est un autre gouffre gouvernemental. Toutefois, en lisant l’article, ce n’est pas du tout ce qui est rapporté dans le texte.

Dans l’article, on rapporte pourtant que ce montant englobe toutes les dépenses informatiques et de télécommunications (cellulaires) du Ministère depuis 1998 et non seulement le site web. On cite la porte-parole du Ministère :

Dans un courriel adressé à La Presse, la porte-parole du Ministère explique ainsi l’importance de la somme dépensée: «L’information que vous avez reçue porte sur l’ensemble des dépenses en technologies de l’information engagées par Justice Canada depuis 1998, écrit Carole Saindon, conseillère principale. Ces dépenses comprennent, mais sans s’y limiter, tous les contrats de service et tout le matériel informatique pour l’administration centrale et tous les bureaux régionaux.»

Vive les mathématiques

Avant de crier au loup, retournons aux mathématiques que tous ont apprises à la petite école. Ramenons ce montant faramineux sur une base annuelle. Ça revient à des dépenses 5,61 millions par an. Oh! Ça parait déjà moins catastrophique.

Sur le site web du Ministère, c’est indiqué que l’organisme emploie 4800 personnes. Ça revient donc à une dépense 1169 $ par employé par an. Le matériel informatique est amorti aux 3 ans dans les grandes entreprises. On achète donc un ordinateur au trois ans pour chaque personne en temps normal. Ce montant englobe aussi le soutien informatique offert aux employés, aux serveurs informatiques qu’il utilise, les licences des logiciels installés sur sa machine, l’accès internet et, j’assume, le téléphone sur son bureau.

Comparons des pommes avec des pommes

Maintenant, comparons cet organisme à une autre de taille similaire. Par exemple, la Ville de Québec a un budget TIC de 22,3 millions par an (PDF). Elle dénombre environ 5200 employés, soit environ 400 de plus que Justice Canada.

Est-ce que vous êtes moins choqué? Moi je le suis.