Les utilisateurs en ont marre de se faire contrôler par l’informatique

Informatique frustre

La nouvelle concernant la perte de renseignements confidentiels d’un demi-million de Canadiens par des fonctionnaires fédéraux circule depuis quelque temps. Le gouvernement vient d’émettre des excuses officielles. Ce que l’article n’expose pas c’est la désuètitude de la gestion électronique des documents au gouvernement.

Les services informatiques internes officiels n’offrent pas facilement un accès aux fichiers informatiques pour leurs travailleurs itinérants. Ces derniers se débrouillent par eux-mêmes et se tournent vers des solutions aussi bêtes que de copier des données très sensibles sur des supports amovibles comme des clés USB.

Le conservatisme des départements en technologie de l’information des ministères, des organismes publiques et souvent des grandes entreprises les empêchent d’offrir des services agiles, pratiques et modernes qui conviennent à leurs utilisateurs. Ils crachent sur les solutions offertes en informatique en nuage et mettent en place des mécanismes de sécurité très peu conviviaux qui découragent l’utilisateur moyen.

La réelle nouvelle est là. Les utilisateurs en ont marre de se faire contrôler par l’informatique. La technologie devrait toujours répondre aux besoins des utilisateurs.

L’Internet, concrètement ça ressemble à quoi?

Ça ressemble à quoi l’Internet? On l’utilise tous les jours, mais comprend-t-on comment ça fonctionne? On dépeint l’Internet comme un monde virtuel intangible alors que ce réseau est desservi par des câbles de fibre optique très physiques et tangibles.

Le conférencier TED Andrew Blum a voulu comprendre davantage d’où venait l’Internet après qu’un écureuil ait rongé un fil extérieur et ait mangé son internet. Pour le citer, des citoyens branchés devraient en savoir plus sur les câbles qui leur donnent accès au monde entier.

Bonne écoute.

Et si on considérait le nuage au Gouvernement du Québec?

Le gouvernement du Québec doit mettre à jour environ 600 000 postes informatiques munis de Microsoft Windows XP et d’une version désuète de Microsoft Office. Certains ont fait des sorties publiques dans les médias pour exiger qu’on opte plutôt pour les logiciels libres. Mais, considère-t-on d’autres options? Ferait-on de réelles économies?

On peut lire que le gouvernement en place est sur le point d’octroyer un contrat de migration à Windows 7 et Office 2010 :

Actuellement, les ministères et les réseaux utilisent le logiciel Windows XP. Pour changer le parc informatique, d’importantes sommes sont en jeu. Les coûts s’élèvent à près de 2000$ par poste de travail, et on en compte plus de 600 000 dans l’ensemble de l’administration publique québécoise – un pactole de 1,128 milliard, selon un document obtenu par La Presse. Le matériel représente 10% de l’opération et la licence, 19%, mais la «migration», soit le soutien et la formation, totalise 71% de la facture.

Via Denis Lessard de la Presse

Notez que les licences représentent que 19% du coût total (un montant somme toute considérable j’en conviens). On inclut aussi une mise à jour matériel de certains postes informatiques (10%) car ils sont trop lents pour le bon fonctionnement des nouveaux logiciels. Le gros du montant total, soit 71%, est l’huile à bras. C’est à dire les honoraires de techniciens pour physiquement installer les logiciels sur chaque poste et ensuite régler les problèmes d’exception potentiels sur chacun d’eux.

Si on passait au nuage? Les suites Google Apps et Microsoft Office 365 permettent de simplifier grandement la solution globale. Nous n’aurions pas à passer autant de temps sur chaque poste. Les vieux postes informatiques auraient une seconde vie car ils n’ont pas besoin d’être performants puisque le logiciel est exécuté à distance.

Les licences d’acquisition seraient transformées en frais annuels. Pour Google Apps, ça représente 50$ par poste annuellement. 30 millions peut paraître une somme énorme, mais elle devient 300 millions sur 10 ans, soit le tiers du projet envisagé. C’est sans compter l’élimination des coûts en soutien technique car ils seraient compris dans ces frais de base. D’ailleurs, 10 ans a été la durée de vie de Windows XP.

Si on estime grossièrement les frais initiaux de migration, on calcule environ 100$ par poste en honoraires de technicien. Ça revient donc à 60 millions.

En résumé, le projet en version nuage sous Google Apps pourrait se chiffrer à 90 millions la première année avec un montant annuel récurrent de 30 millions. Sur 10 ans, les coûts atteindraient 360 millions.

C’est convaincant? Sachez que la résistance au changement est très forte en ce qui concerne le nuage informatique. Aura-t-elle raison sur ces importantes économies potentielles?

Je suggère de considérer toutes les options offertes. Il faut dépenser judicieusement l’argent des contribuables après tout. Bonne réflexion.

Comment exister interactivement sur le web?

Ce texte est un résumé de ma présentation pour le Web à Québec 2012.

Les données ouvertes, les API, le nuage : tous ces concepts se rejoignent. Le web est passé d’une série de sites vitrines à un écosystème informatique interconnecté en temps réel. Comment en faire partie?

Le web ne devrait plus être pensé comme une série destinations isolés sur lesquelles l’internaute ira naviguer. Ce dernier a des habitudes de fréquentation bien ancrées et il faut en tenir compte. Êtes-vous réellement connectée à ce nouveau web?

Il permet dorénavant aux entités de transiger directement entre eux numériquement sans impliquer directement l’internaute. Toutefois, la majorité ne planifie toujours pas de leur présence web ainsi. Ils se limitent toujours à occuper leur point-com avec dépliant numérique isolé du reste de la toile.

Quels sont les ingrédients du web sémantique?

Le Web sémantique désigne un ensemble de technologies visant à rendre le contenu des ressources du World Wide Web accessible et utilisable par les programmes et agents logiciels, grâce à un système de métadonnées formelles, utilisant notamment la famille de langages développés par le W3C. – Wikipedia

Données ouvertes

Les données ouvertes sont la base de ce nouveau web. Ce sont des données publiques que nous seuls détenons et qui sont d’intérêt pour les autres. Nous avons normalement l’habitude de publier ces informations dans un document prévu pour l’impression.

Les exemples pour les administrations publiques sont très nombreux, mais elles le sont tout autant dans le domaine privé. Ce sont les données qu’ils cherchent à promouvoir à tout prix. On n’a qu’à penser à une maison d’édition qui rendrait accessible son catalogue complet, à une compagnie de production qui publierait son calendrier de spectacles, à une banque qui publie ses taux d’intérêt hypothécaires, ou à une chaîne de télé qui publierait son horaire en format ouvert. À bien y réfléchir, il y a des exemples dans tous les domaines.

Les ponts de programmation (API)

Connus par les initiés comme des API, les ponts ou passerelles logiciels sont nécessaires pour transiger de façon entièrement numérique. La donnée ouverte est la ceinture blanche du web ouvert alors que l’API est la ceinture noire.

Vous pouvez bonifier votre propre présence web en intégrant des fonctions logicielles appelées à partir de d’autres propriétés web. Mieux encore vous pouvez offrir vos propres transactions internes aux autres à l’aide d’API publié sur le web.

Une compagnie de taxi pourrait offrir un API pour appeler une voiture. Il serait alors simple de réserver son voyage en taxi au même moment qu’on réserve un souper dans un grand restaurant. Pensez toutes les fois qu’un site web vous a obligé de vérifier l’information sur un autre puisqu’ils ne se parlaient pas. Imaginez, les opportunités sont nombreuses.

Des formats standards

Dans cette ère numérique, le lecteur ciblé requiert des informations traitables numériquement. Si nous voulons qu’ils puissent s’en servir et faire quelque chose d’utile avec ça, il faudra lui offrir dans des formats lisibles par machine (CSV, XML, etc.).

Quant aux API, le standard REST qui repose sur les actions standards comprises dans le standard HTTP devient la norme sur le web.

En quoi l’infonuagique favorise-t-elle le web ubiquitaire?

Le cloud computing oblige les organisations à décloisonner leurs systèmes d’information en les rendant accessibles sur le web. En procédant ainsi, on retire les obstacles techniques qui compliquaient autrefois l’accès à ses systèmes par un tiers.

Nous vivons dans une ère très numérique. Une ère interconnectée. Nous avons maintenant accès rapidement à internet d’une multitude de façons, et ce, pratiquement partout. En plaçant nos systèmes d’information sur des serveurs internet, on simplifie l’accès à tous.

Comment une organisation peut-elle intégrer le web sémantique?

Une organisation doit cesser de penser que son site web est la panacée de sa présence web. Elle doit prévoir s’intégrer à l’écosystème du web sémantique pour maximiser son impact et sa pertinence. Le web est mature et une organisation doit trouver comment elle peut s’insérer dans le train en marche au lieu de le réinventer.

Elle doit identifier les données qu’elle a toujours promues par elle-même à travers les années. Est-ce que ces mêmes données pourraient être diffusées par des tiers? Ces données couplées à celles des autres, ont-elles soudainement une seconde utilité?

Les processus d’affaires de l’organisation, peuvent-ils être réinventés en transactions électroniques offertes par API et être appelés par des tiers? C’est d’autant plus intéressant sachant que le temps de développement est inférieur à l’offrir en interface utilisateur sur notre propre site.

En conclusion, il faut prendre conscience que le web a beaucoup changé. Les systèmes transactionnels se déplacent rapidement sur le nuage et les anciennes barrières techniques disparaissent du même coup. C’est possible faire mieux. Il suffit d’analyser nos actuels processus d’affaires et de les imaginer pour cette nouvelle ère numérique.