J’ai adoré ma participation au IBM Cloud Symposium à Montréal. J’ai rencontré des gens brillants et allumés. L’intérêt pour l’informatique en nuage a gagné beaucoup d’intérêt chez les décideurs informatiques. C’est ce que David Senf de IDC Canada a déclaré au début de la journée. Le nuage est dans la soupe de ces dirigeants. Les raisons? Les clients et les gens d’affaires des grandes entreprises sont de plus en plus exigeants. Ils veulent des solutions livrées rapidement et à un coût raisonnable.
L’infrastructure informatique traditionnelle est longue à déployer. Ces délais qui ont été longtemps imposés aux clients et utilisateurs sont de moins en moins tolérés par ces derniers. Ces utilisateurs peuvent contourner le service informatique et se procurer des services en ligne à l’aide d’une carte de crédit. Ils savent que les choses ont changé. Ils s’attendent à cette agilité.
J’ai osé affirmer dans mon panel que les informaticiens sont souvent perçus comme des empêcheurs. Ils ont pourtant la responsabilité de fournir des solutions technologiques à des besoins d’affaires. Ils sont au service des utilisateurs de l’entreprise pour faciliter leur vie, leur faire sauver du temps. Ils doivent donc cesser de jouer au mécanicien et devenir des accompagnateurs orientés solution. J’ai déjà qualifié l’informatique en nuage comme l’industrialisation des TI. L’infrastructure doit devenir un service utilitaire de commodité. L’utilisateur final ne devrait pas être embêté par les délais d’implantation ou des manoeuvres artisanales répétitives de l’informatique traditionnelle. Une fondation devrait toujours être déjà en place et prête à être utilisée pour l’applicatif. Le nuage est donc une solution orientée sur les besoins d’affaires des utilisateurs finaux.
Pourquoi les informaticiens refusent-ils le nuage? Ma théorie est qu’ils craignent de remettre en question leur savoir. Ça prend une dose d’humilité pour acquérir de nouvelles compétences. C’est ainsi qu’ils utilisent différentes tactiques discutables pour évacuer le débat. C’est une réaction humaine de défense.
David Senf nous a livré cette citation de Charles Darwin :
Ce n’est pas l’espèce la plus forte qui survit, ni la plus intelligente. C’est celle qui s’adapte le plus au changement.
Ça va dans le sens de ce que Aldo Gallone, responsable de l’informatique en nuage chez IBM, a dit à la fin du panel en fin de journée. Il a conclu en disant que les gens en TI devraient être des agents de changement et non des éléments de résistance. Ils doivent représenter le futur de l’organisation, sinon ils seront relégués au passé.
Mes clients me décrivent souvent comme l’homme du futur. Ils aiment mes conseils puisque les idées que j’avance tiennent compte de ce changement de paradigme. On peut accomplir des choses extraordinaires avec la technologie de nos jours. Il suffit de réévaluer notre coffre à outils et le mettre à jour avec les nouvelles possibilités offertes par le nuage.
Je remercie IBM Canada pour l’invitation de participation au panel du midi. Ce fut un plaisir d’échanger avec les autres excellents panelistes et la foule présente à l’événement.