Ovologic devient partenaire technologique de I²S Finance

Ovologic a plaisir d’être cité dans cet article paru sur le site Branchez-vous en tant que partenaire à i²S Finance. Cette jeune entreprise est le nouvel éditeur du logiciel Budget Express qui a été auparavant commercialisé par Logiciels De Marque. Ovologic est responsable de l’évolution technique du produit et conseille ce dernier sur les futures orientations technologiques à donner au produit (roadmap).

Entrevue pour le Canal Argent

J’ai eu l’opportunité de donner une entrevue à Georges Pothier du Canal Argent jeudi passé.  Ils voulait l’avis d’un expert sur les raisons du dépassement d’un projet comme le dossier de santé du Québec (DSQ). C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, j’ai écrit quelques fois là-dessus sur mon blogue (1, 2, 3, 4). J’ai été malheureusement incapable de trouver l’entrevue intégrale sur le web, je ne l’ai pas vu moi-même. J’ai vu un extrait au bulletin réseau de 22 heures du 13 janvier. Malgré tout, voici un extrait d’un article qui se retrouve sur leur site :

Questionné par Argent, Nicolas Roberge, président d’Ovologic, une compagnie spécialisée intégration de systèmes informatiques, indique pourtant que d’autres pays du monde ont déjà informatisé leurs dossiers.

«Le système de santé québécois est assez décentralisé, les hôpitaux ont beaucoup de contrôle sur leur manière de fonctionner, explique-t-il. Le dossier de santé informatique nécessite une certaine collaboration de tous les joueurs.»

«Chaque personne a une façon de faire qui est à elle, précise M. Roberge. Certains hôpitaux importants sont capables de décider du déroulement du projet et d’orienter des décisions. Il y a un peu une guerre de clochers et la conciliation prend du temps.»

Nicolas Roberge apporte un éclairage sur les méthodes du gouvernement. «On favorise les très gros appels d’offres. Il y a un problème avec l’entretien des systèmes informatiques. On attend l’état de désuétude et on est obligés de remplacer tout. Cela exclut les plus petits joueurs, qui ne sont pas en mesure de soumissionner.»

L’encadrement et les ressources fournies aux entreprises qui exécutent les contrats sont parfois insuffisants, ce qui n’aide pas la cause. «Le gouvernement n’est jamais blanc comme neige dans ces situations-là et c’est pour cela qu’il assume des dépassements de coûts.»

À l’opposé, les demandes techniques sont souvent trop pointues, ajoute-t-il. «Une chose qui est spéciale au gouvernement du Québec est que nous avons tendance à préciser beaucoup trop ce que l’on veut. C’est facile, lorsqu’un projet est amorcé, que des imprévus ouvrent des brèches au niveau du contrat.»

via 300 M$ pour brancher 8 pharmacies.

C’était ma deuxième expérience dans un studio de télévision. J’avais déjà donné une entrevue il y a longtemps pour l’émission Micro.info avec François Taddei diffusé à VOX.

La dure vérité sur le travail en informatique

Hiner Jason, rédacteur en chef de TechRepublic, a publié une liste de faits sur le travail en TI. Quelques-uns m’ont fait sourire et sont criants de vérité.

Vous irez de zéro à héros plusieurs fois dans une même journée

Dans une entreprise, la majorité des utilisateurs ne comprennent rien au travail de l’informaticien. Quand ça va mal, c’est de sa faute et on va souvent douter de sa compétence. Quand il règle le problème, on va le louanger. Si le problème revient, la foudre va s’abattre sur lui à nouveau.

Vos collègues non technos vont vous utiliser pour leur support technique personnel pour leur PC à la maison

Vos collègues et votre famille élargie vont le faire. On dirait si vous travaillez en TI, vous devenez automatiquement un expert-conseil d’achat d’ordinateur personnel. J’ai personnellement de la misère à suivre les différents processeurs et tous les nouveaux périphériques qui sont en vente présentement. L’informatique c’est vaste et chaque professionnel a tendance à se spécialiser. Il n’existe pas d’expert qui sait tout. Si c’est le cas, c’est un surdoué ou un menteur.

Vous passerez plus de temps à maintenir d’anciennes technologies que d’en implanter de nouvelles

Il est souvent plus économique à court terme de conserver très longtemps les systèmes informatiques en place. On applique des corrections mineures en cas de problème (« break & fix ») et on y investit un minimum de temps. On vient à accumuler beaucoup de ces systèmes patrimoniaux et ça prend des informaticiens pour les soutenir.

Les professionnels seniors en informatique sont souvent le plus grand obstacle à l’implantation de nouvelles technologies

Comme je disais plus haut, je me suis spécialisé comme plusieurs autres avec le temps. Un seul professionnel n’est pas en mesure de comprendre tout et de suivre toutes les nouveautés. L’être humain, étant ce qu’il est, préfère rester avec ce qu’il connaît et se méfier de ce qu’il ne connaît pas. Le senior aura tendance à dénigrer les nouvelles technologies ou les nouvelles façons de faire sans arguments logiques. Il utilisera la peur pour vous convaincre et évacuer ces idées folles de votre esprit.

Certains professionnels de l’informatique déploient des technologies qui servent plus à consolider leur propre pouvoir qu’aider l’entreprise

Les informaticiens viennent à s’habituer à certaines technologies et deviennent des champions quant à cette dernière. Cette reconnaissance d’expertise devient une drogue au fil des ans. Ils ont donc tendance de vouloir garder cette main mise pour contrôler leur environnement et celle des autres, par le fait même.

Le manifeste de la refactorisation

Tha house is falling... a casa tá caíndo...

crédit Tony Protto

Le « refactoring », la refactorisation ou le réusinage (selon l’OQLF) est une tâche faite par des programmeurs dans un logiciel existant. C’est parfois fait à la fin d’un projet pour l’optimiser ou le standardiser ou c’est aussi fait lors que le logiciel doit être évolué. Voici une description provenant de Wikipédia :

La refactorisation (anglicisme venant de refactoring) est une opération de maintenance du code informatique. Elle consiste à retravailler le code source non pas pour ajouter une fonctionnalité supplémentaire au logiciel mais pour améliorer sa lisibilité, simplifier sa maintenance, ou changer sa généricité (on parle aussi de remaniement). Une traduction plus appropriée serait réusinage. C’est donc une technique qui s’approche de l’optimisation du code, même si les objectifs sont radicalement différents.

La refactorisation est essentielle si on veut assurer l’évolution d’un système informatique au fil des ans. C’est pour cette raison que Lasse Koskela et Bas Vodde ont créé un manifeste en ligne auquel vous pouvez ajouter votre nom si vous l’appuyez. Merci à Amélie Turgeon de me l’avoir fait découvert.

  1. Make your products live longer!
    Refactoring means taking the opportunity to keep your product alive. Don’t ditch it, stitch it! Don’t end it, mend it! Refactoring is not a needless cost. It is anti-needless complexity that prevents change.
  2. Design should be simple so that it is easy to refactor.
    Product designers: Make your products easy to change. Write clean, understandable code. Consumers: Buy products that are continuously refactored, or else find out why the developers didn’t do that. Be critical and inquisitive.
  3. Refactoring is not rewriting.
    Rewriting is throwing away the broken bit. This is NOT the kind of refactoring that we’re talking about.
  4. What doesn’t kill it makes it stronger.
    Every time we refactor code, we add to its potential, its history, its soul and its inherent beauty.
  5. Refactoring is a creative challenge.
    Refactoring is good for the imagination. Using new techniques, tools and materials ushers in possibility rather than dead ends.
  6. Refactoring survives fashion.
    Refactoring is not about styling or trends. There are no due-dates on continuously refactored code.
  7. To refactor is to discover.
    As you refactor objects, you’ll learn amazing things about how they actually work. Or don’t work.
  8. Refactor – even in bad times!
    If you think this manifesto is not relevant during recession, forget it. This isn’t about effort, it’s about mentality.
  9. Refactoring is about independence.
    Don’t be a slave to legacy code – be its master. If it’s broken, refactor it and make it better. And if you’re a master, empower others.
  10. You can refactor anything, even total crap.
    But we’d recommend avoiding total crap. Refactoring stops code from becoming crap.

Je crois beaucoup à l’évolution de systèmes. Il ne faut pas abandonner rapidement nos investissements informatiques. Il y a toujours façon de moderniser progressivement notre solution et la rendre actuelle et performance. Il suffit d’y croire et y investir le temps et l’argent chaque année. Les refontes sont toujours très coûteuses et imprévisibles.

Un logiciel est comme une maison. Si on l’entretient constamment, elle restera belle toujours et augmentera en valeur. Si on n’y touche pas pendant des années, elle deviendra éventuellement complètement désuète et vous serez obligé de la démolir et reconstruire. On voit rarement ça dans l’immobilier, alors cessons de le faire en informatique.