L'internet au Canada vendu à 10 $ du Go alors que le prix coûtant serait 7 cents

C’est la prétention de Michael Geist qu’il réitère suite à la contestation de Bell Canada sur sa méthode de calcul. La divulgation d’une estimation du prix coûtant du gigaoctet de bande passante internet au Canada s’est fait dans le cadre de l’audience du CRTC sur l’interdiction possible des forfaits internet illimités au Canada.

La téléphonie et du même coup toutes les télécommunications au Canada tel l’internet est l’affaire de quelques-uns. Pour nous donner une impression de concurrence, le CRTC oblige les grands fournisseurs de télécoms à revendre à des petits fournisseurs d’accès pour à leur tour, ils peuvent nous offrir des forfaits sur mesure. Ce sont ces fournisseurs indépendants qui offraient encore des forfaits illimités avec des liens DSL dont Bell et Telus sont les principaux fournisseurs de service.

Je vous invite à lire l’article complet de Michael Geist :

In other words, there are a number of possibilities, but the seven cents/gigabyte figure appears to be the best guess based on Bell’s own numbers.

via What Does a Gigabyte Cost, Revisited.

Informations supplémentaires :

L'argent liquide est-il toujours pertinent?

L’argent papier est toujours très présent au Canada. Il reste populaire malgré plusieurs désavantages et risques. Le dévoilement du nouveau billet de 100 $ en polymère m’a fait réfléchir. Voici une vidéo le présentant :

Je constate dans mon travail qu’on a tendance à réinventer nos anciennes solutions aux problèmes plutôt de trouver des solutions actualisées à ces mêmes problèmes. On remet peu de choses en question.

Le billet en plastique n’est qu’une légère adaptation du vieux billet de banque en papier. Il est surement plus durable et il sera probablement un peu plus difficile à contrefaire. Mais, il perpétue les pires défauts de l’argent liquide.

Premièrement, il sera tout aussi dangereux de se trimballer avec ce dernier. Vous pouvez vous le faire dérober et risquer une agression violente. Ce risque est autant applicable au commerçant ou à ceux qui font du transport d’argent.

Deuxièmement, l’argent liquide rend possible un marché noir où les criminels peuvent s’échanger des sommes d’argent en toute discrétion sous le radar des transactions bancaires journalisées.

La solution serait le marché monétaire entièrement numérique, mais il est présentement sous le contrôle du privé (Interac, Visa, MasterCard). À la moindre transaction, vous déboursez des frais de service. Ce n’est pas le cas avec l’argent liquide.

Est-ce que le gouvernement canadien a été trop passif en évitant de s’imposer dans les transactions électroniques? Est-il condamné à réinventer les billets monétaires à perpétuité et fermer les yeux sur la réelle solution à long terme?

Vulgarisation efficace de l'état de la bande passante au Canada

Laurent Maisonnave a produit un super billet qui explique très bien l’état de la situation quant l’accès à internet haut débit au Canada et l’usage que les citoyens font d’internet de nos jours. Je vous invite à le lire pour mieux saisir les enjeux de la décision du CRTC d’interdire les forfaits illimités.

Invité hier à l’émission de Michel Lacombe sur les ondes de Radio Canada, j’ai tenté d’expliquer le problème à un public néophyte sur le sujet — et sur Internet en général — et qui avait déjà reçu le son de cloche des grands fournisseurs d’accès. Ce que je n’ai pas réussi à expliquer en quelques minutes à la radio et que les Canadiens ne veulent pas forcément de l’Internet illimité, mais ils veulent payer le prix juste pour le service qui reçoivent.

via La meilleure business au monde est au Canada par Laurent Maisonnave.

Entrevue pour le Canal Argent

J’ai eu l’opportunité de donner une entrevue à Georges Pothier du Canal Argent jeudi passé.  Ils voulait l’avis d’un expert sur les raisons du dépassement d’un projet comme le dossier de santé du Québec (DSQ). C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, j’ai écrit quelques fois là-dessus sur mon blogue (1, 2, 3, 4). J’ai été malheureusement incapable de trouver l’entrevue intégrale sur le web, je ne l’ai pas vu moi-même. J’ai vu un extrait au bulletin réseau de 22 heures du 13 janvier. Malgré tout, voici un extrait d’un article qui se retrouve sur leur site :

Questionné par Argent, Nicolas Roberge, président d’Ovologic, une compagnie spécialisée intégration de systèmes informatiques, indique pourtant que d’autres pays du monde ont déjà informatisé leurs dossiers.

«Le système de santé québécois est assez décentralisé, les hôpitaux ont beaucoup de contrôle sur leur manière de fonctionner, explique-t-il. Le dossier de santé informatique nécessite une certaine collaboration de tous les joueurs.»

«Chaque personne a une façon de faire qui est à elle, précise M. Roberge. Certains hôpitaux importants sont capables de décider du déroulement du projet et d’orienter des décisions. Il y a un peu une guerre de clochers et la conciliation prend du temps.»

Nicolas Roberge apporte un éclairage sur les méthodes du gouvernement. «On favorise les très gros appels d’offres. Il y a un problème avec l’entretien des systèmes informatiques. On attend l’état de désuétude et on est obligés de remplacer tout. Cela exclut les plus petits joueurs, qui ne sont pas en mesure de soumissionner.»

L’encadrement et les ressources fournies aux entreprises qui exécutent les contrats sont parfois insuffisants, ce qui n’aide pas la cause. «Le gouvernement n’est jamais blanc comme neige dans ces situations-là et c’est pour cela qu’il assume des dépassements de coûts.»

À l’opposé, les demandes techniques sont souvent trop pointues, ajoute-t-il. «Une chose qui est spéciale au gouvernement du Québec est que nous avons tendance à préciser beaucoup trop ce que l’on veut. C’est facile, lorsqu’un projet est amorcé, que des imprévus ouvrent des brèches au niveau du contrat.»

via 300 M$ pour brancher 8 pharmacies.

C’était ma deuxième expérience dans un studio de télévision. J’avais déjà donné une entrevue il y a longtemps pour l’émission Micro.info avec François Taddei diffusé à VOX.