Retour sur le 2e CloudCamp Québec

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Le second CloudCamp s’est déroulé mercredi 20 avril dernier. Malgré qu’il réunissait moins de participants que le premier, la qualité des présentations et des échanges ont largement compensé.

Philippe Cantin a décrit l’infrastructure du cloud privé qu’il s’affaire à mettre en place avec ses collègues chez Ubisoft. Lors du developpement d’un jeu, le producteur (chargé de projet) a besoin de ressources matérielles informatiques en quantité mais souvent pour une durée limitée pour la compilation et les essais. Le service TI d’Ubisoft Québec pourra donc offrir des machines virtuelles temporairement pour un coût beaucoup plus intéressant comparé à l’acquisition de matériel informatique. Ils ont choisi la technologie libre Eucalyptus installée sur du Linux CentOS. Les échanges entre les participants ont amené un consensus qu’un Cloud privé est intéressant quand on a géré des besoins périodiques et irréguliers. C’est les premiers à Québec à tenter l’aventure à ma connaissance.

Marc Hughes, V-P Technologies de Taleo, a prit la parole pour présenter le modèle de déploiement de leurs solutions. Pour les clients PME, l’entreprise les hébergent sur une infrastructure mutualisée comme la plupart des SaaS. Pour les gros comptes, Taleo dédie à chaque client un parc de serveurs d’applications pour assurer un service de qualité défini dans des ententes SLA. La couche des bases de données SQL est toujours entièrement partagée. On a conclu suite à des échanges que le modèle cloud SaaS est viable quand les clients ont des tailles similaires pour qu’ils n’impactent pas individuellement la charge sur l’infrastructure.

Daniel Bulota, également de Taleo, nous a appris en primeur que la nouvelle Agence du Revenu du Québec fera appel à leur solution de recrutement en ligne. Leur sortie de la fonction publique leur permet de ne plus dépendre du Conseil du Trésor à ce niveau. Le gouvernement a approuvé l’hébergement de cette solution sur le nuage et les données seront hébergées aux Pays Bas. Ce pays a des lois encore plus strictes que le Canada en ce qui concerne la vie privée.

Marc-Antoine Ruel de Google a présenté App Engine qui permet d’héberger des applications Python et Java sur le nuage. On a discuté des particularités à tenir compte quand programme stateless dans les environnements Cloud et en load-balancing.

Je tiens à remercier tous les participants pour avoir fait cet édition un succès! On se donne rendez-vous dans 6 mois.

Présentation du gouvernement en tant que plateforme

J’ai présenté aujourd’hui au WebÉducation (le réseau des webmestres du Gouvernement du Québec) une conférence sur le concept de gouvernement en tant que plateforme. Une théorie élaborée et popularisée par Tim O’Reilly. Voici un rendu de la présentation :

L'informatique en nuage dans la boule de cristal du CRIM

J’ai eu le plaisir d’assister la semaine passée à la Boule de cristal du CRIM 2011. Cette année, le nuage informatique ou le « cloud computing » a pris toute la place. Connaissant le retard au Québec sur l’adoption du nuage, je sentais très bien la distance entre la vision des conférenciers internationaux et celle des gestionnaires TI du Québec. Les choses changent ici, mais toujours plus lentement qu’ailleurs.

J’ai découvert Allistair Croll, fondateur de Bitcurrent et excellent vulgarisateur du « cloud ». Un passage dans sa présentation m’a fait rigoler et a rejoint ma pensée quant à la sécurité du nuage :

Il affirme que le débat lié à la sécurité de l’infonuagique prendra fin bientôt, en donnant l’exemple des erreurs de classement dans les dossiers en papier des cliniques médicales. « Les gens se diront qu’ils ne peuvent pas ne pas utiliser l’informatique en nuage, parce que l’approche alternative habituelle est non sécuritaire », affirme M. Croll.

Les systèmes actuels avec leurs pannes et leurs risques d’erreurs me font davantage craindre que ceux hébergés sur des plateformes professionnelles en ligne. Les systèmes sur place sont souvent mal gérés et mal protégés contre les bris et les intrusions.

Aussi, j’ai pu entendre Tom Wheatley d’IBM qui a fait d’excellentes présentations objectives sur le nuage sans dénigrer sa compétition. Cela l’a beaucoup crédibilisé à mes yeux.

Tom Wheatley, ingénieur émérite dans le groupe des Services mondiaux chez IBM, a souligné que l’informatique en nuage profitait de l’évolution d’éléments clés au cours des dix dernières années, comme comme la standardisation, la consolidation, l’accès omniprésent, l’automatisation de service, le libre service et la facturation à l’utilisation. Il a évoqué l’évolution des modèles de livraison et des modèles de déploiement, avec les approches des nuages publics, privés et communautaires. « Comme ce fut le cas avec Internet, les modèles de l’informatique en nuage évoluent avec le marché. Les grands bénéfices pour les clients sont la réduction des coûts, l’atteinte rapide de valeur et l’amélioration de la fiabilité et de la disponibilité », a dit M Wheatley.

Patrick Chanezon de Google a parlé des possibilités de fusion d’applications ou de « mash-up » que permet l’informatique en nuage. Tous les services web de différents fournisseurs sont accessibles en tout temps en ligne et ils offrent pour la plupart des interfaces de programmation (API). Il a raconté que le premier API offert par Google était celui du système publicitaire Adwords. Les annonces pouvaient créer des annonces à partir de leurs propres plateformes. Il a cité l’exemple d’une application qui a été développée par 3 personnes dans leur appartement sans serveurs qui intégraient Salesforces et Google Adwords. Ils ont été achetés plus tard par Salesforce.

Peter Coffee de Salesforce a expliqué que les fournisseurs en nuage ont l’obligation d’être meilleurs, voire même irréprochables, sur la qualité des services.

Peter Coffee, vice-président et directeur de la division dédiée à la recherche sur les plates-formes chez Salesforce.com, a indiqué qu’un fournisseur d’informatique en nuage devait être « mille fois meilleur » que ce qui prévaut présentement dans des organisations afin que l’approche de l’infonuagique soit acceptable aux yeux des utilisateurs potentiels.

« Nous devons démystifier les craintes et résoudre les enjeux, a-t-il expliqué. Si un centre de données est à une bonne distance du client, il nous faut établir une redondance avec divers fournisseurs en réseautique. (…) « Chez un fournisseur de service en nuage, tout travail d’analyse en amont permet ensuite aux ingénieurs d’être plus efficaces… et aux gestionnaires de mieux dormir la nuit. »

Je vous invite à lire le compte-rendu de Jean-François Ferland de Direction Informatique d’où les citations ont été tirées.

Conférencier au VMware Forum à Québec

On m’a demandé de présenter la première conférence du WMware Forum qui aura lieu le 6 avril devant environ 450 personnes au Hilton Québec. Ma présentation expliquera comment la virtualisation d’infrastructure en entreprise peut faciliter le passage au nuage informatique. Le contenu de ma présentation est une collaboration avec IT in Canada. Ce média propose des données d’enquêtes recueillies par IT Market Dynamics auprès des gestionnaires TI de centaines entreprises canadiennes.

Je crois qu’il n’est pas trop tard pour s’inscrire à cette journée d’information. L’inscription est gratuite.