Windows XP domine toujours et c'est sans importance

J’ai longtemps ragé contre la présence de logiciels obsolètes dans les entreprises. Leur désuétude est un risque de sécurité et bien évidemment un frein à moderniser l’informatisation des processus d’affaires. En ce début d’année, on apprend que Windows XP est toujours présent sur près de la moitié des ordinateurs qui naviguent sur internet 10 ans après sa sortie initiale. Ça peut paraître alarmant et décourageant, mais cela m’a plutôt amené la réflexion que ça n’a plus d’importance. Je m’explique.

Que font-ils avec leur poste de travail? Notre utilisation de l’informatique s’est-elle déplacée vers le web? Ces utilisateurs XP passent-ils plus de temps dans un fureteur web que toute autre application native installée dans Windows? Je crois que oui.

Leur ordinateur installé avec Windows XP est possiblement la plupart du temps utilisé comme un simple « cloud computer » comme ChromeOS. Ils ouvrent leur session Windows et ils lancent systématiquement Internet Explorer, Firefox ou Google Chrome dès qu’ils ont la chance. Ils utilisent davantage d’applications web dans leur quotidien.

La façon d’accéder à ces applications web n’a pas d’importance. Ça fonctionne aussi bien sur un vieux Windows de 10 ans qu’un Mac OS ou un Linux tout neuf. Ils n’ont pas la nécessité de mettre à jour leur poste. Est-ce que ma théorie a du sens?

L'expérience client et le commerce électronique

Google a produit une vidéo amusante qui parodie l’expérience utilisateur classique d’un site de commerce en ligne dans une épicerie standard. L’achat en ligne classique (panier d’achat, passage à la caisse, inscription, envois postaux, paiement, etc.) est un processus conçu par des programmeurs avant tout. Il ne correspond pas du tout aux objectifs de l’acheteur. C’est un modèle qu’on reproduit sans cesse sans trop de réflexion.

Je vous invite à la visionner pour vous faire une tête là-dessus :

Amazon Silk, le nuage informatique qui carbure le navigateur web

Amazon a lancé hier sa nouvelle tablette Kindle Fire qui sera munie du nouveau fureteur Silk. Amazon a profité de son avantage et sa connaissance du cloud computing pour créer un fureteur très léger en déplaçant la majorité du traitement pour afficher des pages web dans son architecture EC2 sur le nuage.  Ceci est une excellente démonstration comment on peut revoir l’architecture d’un système avec ce nouveau changement de paradigme dans le monde des technologies de l’information. Ainsi, Amazon envoie uniquement le rendu et le nécessaire à la minuscule tablette. L’échange de données entre les serveurs d’Amazon et la Kindle Fire sera limité et optimisé pour augmenter la vitesse de navigation et améliorer l’expérience utilisateur.

Je vous invite à regarder cette vidéo qui explique très bien le concept :

Cette innovation va encore plus loin que la philosophie Chrome de Google. Google travaille d’arrache-pied à optimiser le code source du fureteur installé chez le client. Le fureteur de l’utilisateur doit donc toujours bâtir les pages web avec ses différents éléments (images, sons, feuilles de style, etc.) et ce logiciel doit être mis à jour localement lorsque de nouvelles versions sont disponibles. Toutefois, cette idée s’inspire de Google Mobilizer qui transforme une page web standard en sa version plus adaptée au mobile.

Pour en savoir plus sur Amazon Silk, veuillez visiter le blogue officiel.

Windows 8 : changement majeur pour Microsoft

Microsoft a publiée une intéressante vidéo sur la prochaine version de Windows. Windows 8 vise les ordinateurs tablettes avec une interface très simplifiée qui se manipule avec l’écran tactile. Mise à part la beauté et l’expérience utilisateur assez réussi, c’est un l’aspect des applications web qui a retenu mon attention.

On indique que les nouvelles applications seront web et elles seront possible grâce à HTML5 et JavaScript. Ceci signifie que la prochaine version de Windows ouvre grand la porte aux applications sur le nuage et ainsi défavorise les applications installées ou natives.

C’est un changement de stratégie majeur pour cette compagnie qui a longtemps profité de son monopole sur l’ordinateur personnel. Depuis des mois, on sent un revirement important de leur part pour adhérer aux standards de l’industrie et ils semblent miser beaucoup sur l’ouverture et l’interopérabilité.

C’est en quelque sorte un virage vers le concept de cloud computer semblable à ChromeOS.

Je vous invite à regarder la vidéo :