Le retard numérique du Québec : passons à l'action SVP

Je suis un des premiers à reconnaître le retard numérique qu’il y a au Québec. On se renseigne des réalisations technologiques avant-gardistes à l’étranger et on est toujours déçus de voir à quel point il est difficile à répéter ces succès au Québec. Ces derniers jours, j’ai vu réapparaître des manifestes idéologiques sur cette problématique (1, 2). Mais, j’en ai assez de ces initiatives utopiques qui ne font qu’alimenter les discussions entre initiés. Sortons de ce cercle fermé.

C’est une problématique de vase clos. Les natifs du numérique sont ceux qui sont nés avec un clavier dans les mains. De l’autre côté, les immigrants du numérique ont acquis ces nouvelles connaissances au cours de leur vie d’adulte. Ils sont souvent séparés par une ou deux générations. Les classes sociales jouent aussi souvent dans la segmentation. Ça prend du fric pour se payer des cossins numériques (ordinateur, accès internet haute vitesse, iPhone, BlackBerry, etc.).

Pour influencer un autre groupe, il faut l’atteindre et l’intégrer. On peut publier de superbes textes et vidéos sur un site web impeccable, mais ce n’est pas assez. S’ils le lisent en ligne, ça signifie qu’ils ne sont pas si en déphasés que ça. Ils n’y sont pas, vous le saviez?

Prenons, l’exemple de Luc Gendron. Il prend le temps d’inviter un dirigeant de PME à tous ses événements de réseautage web Focus 20. Il fait l’effort de mêler les deux solitudes. C’est tout à son honneur. C’est ça de l’action concrète. D’ailleurs, il est revenu sur cet aspect dans un billet sur son blogue.

Je connais aussi un entrepreneur qui a pris une approche très radicale au développement des affaires. Lorsqu’il idéalise un concept d’application en ligne pour un client, il ne va pas proposer l’idée à ce dernier. Il développe carrément une preuve de concept fonctionnelle. Il prend rendez-vous avec le client avec un prototype interactif déjà utilisable. Il perd sûrement du temps parfois à fonctionner ainsi, mais certaines de ses initiatives sont devenues des contrats. C’est difficile d’être incrédule face au fait accompli.

Je ne crache pas sur lesdits manifestes, mais cessons de pleurnicher entre nous et atteignons ceux qui peuvent faire réellement une différence.

Voici des actions que vous pouvez poser qui risquent de faire une réelle différence :

Rencontrez vos élus

Si vous considérez que le gouvernement fédéral ou provincial est à la remorque, prenez rendez-vous avec votre député ou conseiller municipal. Si vous n’avez jamais exprimé vos idées à votre élu, c’est bien normal que ça ne se soit jamais rendu plus loin que ça. Établissez le contact.

Proposez des idées novatrices

Cessez de réaliser uniquement les idées conservatrices de vos clients ou de votre patron. Proposez vos idées novatrices. Si vous êtes un natif numérique, ça devrait venir naturellement. Si on ne les retient pas, demandez pourquoi. Défendez-les! Développez votre argumentaire. Armez-vous d’exemples.

Plaignez-vous directement

Si une entreprise n’a pas de site web, dites-leur! Plaignez-vous à eux. Si vous ne trouvez pas ce qu’il vous faut sur leur site. Plaignez-vous à eux. Cessez de chialer sur Twitter, ils ne lisent pas ça. Vous trouvez que la bande passante internet est trop cher et trop lente? Dites-le directement à votre fournisseur sans détours.

Avez-vous d’autres idées d’actions à poser? On s’active!

Un gouvernement ouvert sème l'innovation chez ses concitoyens

Quel est l’intérêt pour les gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux de rendre accessibles certaines données qu’ils détiennent au public ? Comme les Anglo-saxons le disent si bien : « What’s in it for me? » La réponse est d’une simplicité désarmante.

La très grande majorité des informations détenues par les villes et les gouvernements sont de nature publique. Un citoyen fait une demande d’accès à l’information et le détenteur des données doit lui répondre dans les délais prescrits par la loi. Comme je l’ai démontré dans mon précédent billet intitulé « Gouvernement ouvert : le Québec peut-il offrir ses données sur le web? », il s’agit d’un instrument redoutable en ce qui concerne cette question.

Depuis des années, on s’attend de la part des organismes publics qu’ils nous fournissent de nouveaux services en ligne. On les compare à d’autres gouvernements à travers le monde et on se plaint ouvertement de leur retard. Mais pourquoi en est-il ainsi ? En fait, ces organismes ne disposent tout simplement pas du temps requis pour la réalisation de tels projets, ni des ressources, ni des budgets appropriés pour s’y lancer tous azimuts.

Comme le souligne Luc Fournier sur Twitter : « C’est le citoyen qui paye. Il faut à quelque part suivre son rythme sans quoi on investit pour une minorité ». Personnellement, je pense qu’il a raison, car actuellement, la majorité des citoyens n’ont pas encore vraiment besoin de ces services en ligne. Conséquemment, ceux-ci ne viseraient qu’une minorité de technophiles.

À n’en pas douter, cette clientèle aujourd’hui émergente deviendra, au fil des années, non pas l’exception, mais la règle. Il existe donc une solution toute simple : l’innovation ouverte.

L’innovation ouverte, vous connaissez?

Un gouvernement ou une ville ne peut a priori savoir de façon précise ce dont le citoyen a réellement besoin. Lorsque les organismes publics libèrent leurs données publiques sur le Web, elles offrent ainsi aux citoyens quelque chose à moudre. Ceux-ci se mettent alors à concocter des solutions parfois fort imaginatives et intéressantes, ce qui permet de réaliser des économies importantes pour l’ensemble de tous les contribuables. Ce faisant, on favorise la création d’un écosystème d’innovations informatiques autour de ces données et services. On parle alors de « crowdsourcing » ou d’externalisation ouverte. On laisse les autres trouver des solutions pour nous. De nouveaux outils auxquels on n’aurait jamais pensé et conçus par des citoyens sont susceptibles de voir le jour plus rapidement. Il faut ici se rappeler que des milliers de têtes valent plus qu’une !

Sachez que l’innovation ouverte ne se planifie et ne se contrôle pas. On ne peut que la favoriser. On offre ce qu’on peut en ligne, et on laisse les autres penser à des usages originaux. On sème ses graines et on arrose. C’est tout.

Est-ce que ça risque d’être un peu anarchique? Peut-être. Mais, sachez que le statu quo est pire. À l’heure actuelle, les innovations de ce type sont la responsabilité des gouvernements et, avouons-le, c’est assez timide de ce côté.

Des exemples

Vous pensez que tout ça est une utopie ? Détrompez-vous. Voici quelques exemples concrets :

Ouverture des données publiques

Martin Demers de Aragosoft avait fait la manchette à l’été 2009 lorsqu’il a publié l’application RTC Mobile qui permettait d’obtenir les horaires des autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC). Martin a tout simplement développé l’application sans avertir la RTC au préalable. Une application qui lit les données des horaires qui sont offerts publiquement sur le site web du RTC. Cette innovation est née bien malgré que le RTC n’ait jamais proposé ouvertement ses horaires en fichier format informatique (XLS, CSV, XML, etc.). Cette application a été téléchargée 3 000 fois et elle fait le bonheur de 650 personnes au quotidien. Jusqu’à ce jour, elle s’est autofinancée et la RTC n’a jamais eu à débourser pour cette application.

D’un autre côté, la Société de transport de Montréal a récemment bloqué l’accès à ses horaires au développeur de l’application STM Mobile. L’application avait pourtant été téléchargée 10 000 fois depuis deux ans avant que le programmeur se fasse fermer la porte par la STM. Tout le monde est perdant. La STM doit maintenant payer le développement et se doter d’une d’application mobile. Le développeur n’a plus son gagne-pain qu’il méritait en rétribution aux heures de travail investies. Les usagers du transport en commun, qui sont naturellement mobiles, n’ont plus accès aux horaires sur leurs cellulaires. Une situation triplement perdante!

La Société de Transport de Laval (STL) a fait le contraire. Ils ont plutôt contracté le même développeur, Ian Cloutier (développeur de STM Mobile), pour qu’il leur crée une application. Ils offrent maintenant une application iPhone officielle. Toutefois, la STL étant propriétaire de l’application devient par la bande responsable de son évolution et de son soutien technique. Elle devient une vendeurse de logiciels. La STL est dans la business des autobus à ce que je sache. Une simple offre ouverte de ses horaires en format électronique sur son site web aurait pu engendrer le développement de divers outils originaux par la communauté.

Ouverture des systèmes informatiques

Lors du dernier Webcamp Québec, j’ai fait une courte présentation du standard Open311. Sachez que le service téléphonique 3-1-1 est implanté à Gatineau, Laval et Montréal. Il sert à signaler un problème non urgent à la ville à un endroit géographique donné. Toutefois, l’API Open311 va plus loin. C’est un moyen d’interroger directement les systèmes informatiques d’une ville. Les villes de Washington D.C. et San Francisco offrent présentement cette interface aux développeurs d’application.

Cet API a permis la création de sites web indépendants pour signaler des nids de poule. L’internaute peut se rendre dans ce site pour indiquer le problème avec photo et coordonnées GPS. L’avis est ainsi envoyé directement dans les systèmes informatiques de la Ville en question sans l’intervention d’un préposé. Le système informatique de la Ville peut même retourner le numéro de dossier au demandeur pour lui permettre de connaître l’état d’avancement de sa requête sans solliciter un employé de la ville.

L’interopérabilité des systèmes informatiques de nos jours permet aussi le développement d’applications sur des appareils mobiles comme iPhone, BlackBerry et Android pour interfacer l’API Open311 et ainsi interagir avec sa ville d’une tout autre manière.

Citoyens patenteux : à vos claviers!

Un gouvernement ouvert croit à l’ingéniosité de ses concitoyens. Une doctrine qui me rappelle la phrase célèbre de John F. Kennedy : « Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country ». Ils pourront donner une seconde vie à des données et des systèmes informatiques.

Gouvernement ouvert : le Québec peut-il offrir ses données sur le web?

par Shawn Zehnder Lea

La loi sur l’accès à l’information du Québec garantit un accès à la plupart des renseignements gouvernementaux, et ce, pour tous les citoyens qui en font la demande. Comment cette loi, à l’ère du numérique, peut-elle s’articuler afin que l’information soit directement disponible sur le Web ?

Qu’est-ce qu’un gouvernement ouvert?

Il s’agit avant tout d’une doctrine politique qui stipule que les données produites par un gouvernement et son administration publique doivent être le plus largement disponibles et accessibles à tous les citoyens. Un gouvernement détient généralement deux types d’informations : les jeux de données personnelles et les jeux de données anonymes.

Jeux de données personnelles

Composés de données nominatives sensibles (noms, prénoms, adresses, dates de naissance, numéros d’assurance social, etc.), vous comprendrez que ces jeux de données ne peuvent être divulgués, question de respect de droit à la vie privée.

Jeux de données anonymes

Composés des informations relatives aux statistiques, données électorales, données géographiques et états financiers du gouvernement, ces jeux de données sont ouverts et accessibles en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Exemples de gouvernements ouverts

Du côté des pays on retrouvera l’Australie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et le Royaune-Uni, tandis que du côté des villes, on retrouvera Edmonton, Nanaimo, Toronto et Vancouver.

Ceci étant dit, qu’est-ce que la chose implique technologiquement parlant pour un gouvernement d’ouvrir ces jeux de données anonymes ?

Format et publication automatique

Dans un gouvernement ouvert, les données librement offertes doivent être fournies sous un format ouvert et indépendant de plateforme. Le format doit être lisible par ordinateur. On parle alors de fichiers XML, CSV, KMZ/KML, etc. Ici, les formats d’impression comme PDF ou DOC sont à proscrire.

Dans le meilleur des mondes, les données d’un gouvernement ouvert sont automatiquement disponibles sur le web. Nul n’a besoin d’en faire la demande à chaque utilisation. Si les données voulues n’y sont pas, un formulaire mis à la disposition de l’internaute permet de demander la publication automatique de ce jeu de données manquant.
Vous aurez vite compris que ce modèle est un idéal à viser pour un gouvernement qui désire communiquer ouvertement avec sa population. Par contre, qu’en est-il exactement de situation au Québec en fonction de la Loi sur l’accès à l’information ?

Au Québec, on pourrait être aussi ouvert

À ma question « La Loi sur l’accès à l’information oblige-t-elle les Ministères et organismes à fournir les données dans un format électronique et réutilisable par un logiciel ? », maître Catherine Morissette de Québec m’a gentiment fourni un avis juridique à ce sujet.

L’obligation pour les organismes publics de rendre disponible sur Internet certains documents devant être accessible au public a été introduite par l’article 16.1 de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (ci-après la Loi sur l’accès). Cet article a été ajouté par le projet de loi 86, au printemps 2006. Il est entré en vigueur en 2007.

Il se lit comme suit :

16.1. Un organisme public, à l’exception du Lieutenant-gouverneur, de l’Assemblée nationale et d’une personne qu’elle désigne pour exercer une fonction en relevant, doit diffuser, dans un site Internet, les documents ou renseignements accessibles en vertu de la loi qui sont identifiés par règlement du gouvernement et mettre en œuvre les mesures favorisant l’accès à l’information édictées par ce règlement.

Le projet de loi 86 faisait suite à une consultation générale s’intitulant : Une réforme de l’accès à l’information : le choix de la transparence, qui a eu lieue du 13 au 28 septembre 2005. Ce projet de loi donnait suite à un rapport de la Commission de la culture déposé à l’Assemblée nationale en mai 2004.

Cependant, la réponse précise à la question se trouve dans la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information à son article 2 qui stipule ceci :

2. À moins que la loi n’exige l’emploi exclusif d’un support ou d’une technologie spécifique, chacun peut utiliser le support ou la technologie de son choix, dans la mesure où ce choix respecte les règles de droit, notamment celles prévues au Code civil.

Ainsi, les supports qui portent l’information du document sont interchangeables et l’exigence d’un écrit n’emporte pas sur l’obligation d’utiliser un support ou une technologie spécifique.

Comme la Loi sur l’accès ne précise pas le format devant être utilisé, on peut éventuellement considérer que les organismes ne contreviennent à aucune loi en rendant disponibles sur internet les documents en format d’impression.

Quant au respect de l’esprit de la Loi, au moment de l’adoption de l’article 16.1, aucun député n’a soulevé la question des nouvelles technologies. Elle a également vérifié quels organismes avaient déposé des mémoires lors des consultations et il n’y en avait pas dans le domaine de l’informatique.

Soulignons que le principe de la divulgation automatique (le fait de mettre systématiquement en ligne les documents pouvant faire l’objet d’une réponse positive à une demande d’accès à l’information) était en soit une grande avancée aux yeux du gouvernement à ce moment-là.

Le Québec accuse donc un retard en cette matière.

En vérifiant un peu plus loin, il y a cet article intéressant dans la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information :

23. Tout document auquel une personne a droit d’accès doit être intelligible, soit directement, soit en faisant appel aux technologies de l’information.

Ce droit peut être satisfait par l’accès à une copie du document ou à un document résultant d’un transfert ou à une copie de ce dernier.

Le choix d’un support ou d’une technologie tient compte de la demande de la personne qui a droit d’accès au document, sauf si ce choix soulève des difficultés pratiques sérieuses, notamment en raison des coûts ou de la nécessité d’effectuer un transfert.

C’est le 3e paragraphe qui est intéressant. Cela voudrait dire que si le fait de transmettre un document sous un format informatique n’était ni coûteux ni compliqué, la demande de la personne de l’obtenir sous ce format devrait être respectée par l’organisme. Si l’organisme refuse, il serait possible d’exiger des explications sur ce refus. Ce serait une expérience intéressante à tenter.

Comment rendre le Québec véritablement ouvert?

Il est clair que les lois québécoises n’empêchent pas l’accès aux données ouvertes, ce qui est déjà une très bonne chose et même une avancée par rapport à plusieurs gouvernements. Par contre, on comprendra que l’étape suivante est la publication automatique, et ce, dans un format numérique universel. Maintenant, que devez-vous faire en tant que citoyen pour que cette pratique se répande dans la fonction publique ?

  • Si vous avez besoin d’un jeu de données ouvertes, faites-en la demande à l’organisme public concerné. Exigez un format informatique et des mises à jour récurrentes. Ça pourrait être accepté et mis en place. Il suffit de demander parfois. Si c’est refusé, vérifiez si ce refus va à l’encontre de la loi.
  • Parlez-en aussi à vos élus. Les dossiers politiques concernant l’informatique n’ont pas beaucoup de rayonnement. Plusieurs députés, comme la plupart des citoyens, s’y connaissent très peu en informatique. C’est le temps qu’ils s’y intéressent. Les dépenses en TI au Gouvernement du Québec totalisent environ 2 milliards de dollars par année.
  • C’est facile de rencontrer son député. Ce genre de sujet apolitique et relativement d’avant-garde risque de l’allumer et de l’intéresser.
  • L’informatique et le web sont des enjeux politiques majeurs de notre époque. Des initiatives comme le gouvernement ouvert, le gouvernement 2.0 et le ChangeCamp sont justifiées et influenceront l’agenda politique dans les années à venir.

Vaccination A(H1N1): le web au secours du cafouillage bureaucratique

La vaccination massive au Québec qui a cours actuellement est un phénomène inusité. C’est une opération d’une très grande envergure, auquel je ne doute pas, les défis logistiques et de ressources humaines. Toutefois, je déplore que la majorité des organisations locales de santé aient exclu systématiquement des outils web à leur disposition pour faciliter le flot de patients qui veulent se rendre dans les centres de vaccination.

Prêchons par l’exemple, deux centres de santé et de services sociaux (CSSS) ont osé et ont intégré le web pour améliorer la prise de rendez-vous et la communication aux patients.

Prise de rendez-vous de vaccination par Internet

Formulaire en ligne du CSSS Maria-Chapdelaine

Formulaire en ligne du CSSS Maria-Chapdelaine

Le CSSS Maria-Chapdelaine à Dolbeau-Mistassin et Normandin au Lac St-Jean offre un formulaire en ligne pour prendre un rendez-vous pour la vaccination. Ici il n’y a aucun coupon à aller récupérer tôt le matin parmi une horde d’une centaine de personnes impatientes. On peut même choisir le jour du vaccin avec un calendrier dans le formulaire.

C’est une application très simple qui fait perdre moins de temps aux patients et fait épargne les ressources humaines de cet établissement qui n’a pas à mobiliser des employés à distribuer des coupons dans un stationnement avant les heures de travail.

Diffusion de l’état des centres de vaccination via Twitter

La page Twitter pour la vaccination du CSSS de Gatineau

La page Twitter pour la vaccination du CSSS de Gatineau

En plus d’être l’instigateur des coupons rendez-vous au Québec, le CSSS de Gatineau a ouvert un compte Twitter qui permet de savoir en temps réel les priorisations de vaccination et l’état d’achalandage des centres de vaccination. Une personne peut aller s’abonner à ce fils Twitter par SMS sur son téléphone cellulaire.

Quel est le coût de mise en place de cette solution? C’est 100% gratuit.

Je félicite personnellement l’individu au CSSS de Gatineau qui a poussé cette initiative. Ça prend des gens comme vous dans les administrations publiques pour faire avancer les choses. Vous avez raison d’être fier.

La gêne de faire appel au web et à l’informatique

Toute cette opération est un autre exemple frappant de la gêne des organismes publics à offrir des services en ligne à leur clientèle. La majorité de la population en 2009 a accès à Internet à la maison. Le fait que certains n’ont toujours pas accès à Internet ne justifie pas de refuser d’offrir des services en ligne sur le web. Certains services gouvernementaux sont offerts qu’au téléphone même si le téléphone n’est pas disponible par défaut dans toutes les résidences.

Je vous invite à lire mon précédent billet en lien avec ce sujet: L’informatisation totale viendra-t-elle un jour?.

Les deux directeurs de ces CSSS ont accordé une entrevue à Sylvain Bouchard au FM93.