Des militants du PQ veulent un gouvernement ouvert

J’ai été agréablement surpris de découvrir une initiative de gouvernement ouvert chez des militants du Parti Québecois hier soir. Sylvain Carle l’a partagé sur Twitter. Ils veulent intégrer une philosophie de gouvernement ouvert dans le prochain programme du PQ. On parle des formats ouverts de données pour éviter l’enfermement propriétaire de ces derniers. Ceci dans le but d’éviter les monopoles et la perte de contrôle de ses propres systèmes informatiques.

Voici principaux points :

  1. L’utilisation des standards ouverts
  2. L’accès libre aux données du gouvernement du Québec
  3. Des initiatives favorisant le développement de l’expertise québécoise en technologies de l’information

Je suis un sympathisant d’aucun parti politique. Mais, je salue cette initiative qui me parait comme un pas dans la bonne direction. Toutefois, il faut voir si cela sera effectivement pris au sérieux par leur parti. Je le souhaite et je vais surveiller ça dans les mois à venir.

Voici une vidéo qui explique bien la philosophie derrière ça :

Je vous invite à lire des billets que j’ai déjà écrits sur ce sujet:

Drupal Gardens: Drupal-as-a-Service

Merci à Nicolas Fruit d’avoir attiré mon attention sur le nouveau service Drupal Gardens. Drupal est le CMS libre le plus populaire dans le monde. Il permet de créer un site dynamique et très versatile. C’est d’ailleurs cette technologie qui alimente des portails importants comme Whitehouse.gov. Fait intéressant, Drupal Gardens a donc décidé de créer un service en réutilisant la plateforme de Drupal. Contrairement à d’autres services concurrents, le fruit de votre travail ne sera pas consacré à une plateforme propriétaire et fermée.

Drupal Gardens a été lancé en juillet 2010, le service héberge déjà 20 000 sites web. Voici une courte description provenant de leur site :

Avec Drupal Gardens, il y a pas de logiciels à installer et aucun serveur à gérer. On s’occupe du backend pour vous puissiez vous concentrer à créer des sites exceptionnels.

Comme tout fournisseur SaaS, Drupal Gardens permet de vous créer une installation Drupal sur ses serveurs instantanément à l’aide d’un formulaire. Il existe une version gratuite, mais les versions commerciales coûtent entre 20$ US et 40$ US par mois par site. Ils offrent une série de thèmes qui permettent de créer un site web sans connaître le HTML.

Aussi, comme tout bon fournisseur SaaS, Drupal Gardens vous offre une porte de sortie. Vous pouvez récupérer votre site au complet et l’héberger vous-même ailleurs:

Aucun enfermement de plateforme – Essayez, prototypez, commencez petit et grandissez. Lorsque vous êtes prêt, exportez simplement votre site – thème, utilisateurs & contenu – et allez Drupal.

Un meeetup pour en savoir plus sur Drupal

Aussi, si vous voulez en savoir plus sur Drupal, Nicolas Fruit organise un second meetup le 6 octobre en soirée à Québec.

NoSQL : quand la SGBD devient un problème

Selon un récent sondage d’InformationWeek auprès de professionnels en TI, 47 % des répondants ignorent l’existence de NoSQL. Le NoSQL est une réponse aux problématiques des bases de données relationnelles traditionnelles à grossir et à accueillir un important volume de données. Depuis 20 ans, la base de données relationnelle est la solution de facto pour le stockage de données. Toutefois, dans la majorité des cas, le programmeur n’utilise pas les fonctionnalités relationnelles de la SGBD pour faire des jointures entre 2 ou plusieurs tables. Les tables sont utilisées une à la fois la plupart du temps.

Avec la venue des sites web de grande envergure, la base de données relationnelle est devenue un empêcheur plutôt qu’un facilitateur. Il a fallu réinventer des moyens de stockage plus simple et adapté à cette nouvelle réalité. En reprenant les avantages de partage et de fiabilité des SGBD réseau, plusieurs projets NoSQL ont vu le jour depuis quelques années. D’ailleurs, le terme NoSQL est nouveau et il a vu le jour seulement en 2009 lors de la première conférence à ce sujet à Atlanta.

Une base de données NoSQL permet de stocker des valeurs, du XML, des fichiers, etc. Elle est nécessairement distribuée sur une multitude de serveurs sur un réseau pour fournir un maximum de performance et de disponibilité. Les éléments stockés sont accessibles par une clé unique. Un gros hashtable partagé en réseau. Dépendamment du besoin, certaines solutions sauvegardent les informations de façon persistante sur disque (informations importantes à conserver) et d’autres les conservent en mémoire (informations de session, cache, etc.).

Les produits les plus connus sont BigTable sur le Google App Engine, Dynamo chez Amazon et Cassandra et memcached tous deux utilisés par Facebook.

La parole est à vous. Connaissiez-vous NoSQL avant de lire ceci? Avez-vous déjà eu des problèmes reliés à performance d’un SGBD? Est-ce que vous considériez une solution NoSQL pour la remplacer?

Le faux pas juridique et technologique de la STM

161 Van Horne

par abdallahh, sur Flickr

J’apprends hier que la Société de transports de Montréal, la STM, lance un appel d’offres (STM-3868-07-10-03 – Acquisition des licences Microsoft Office 2010 standard) pour acquérir spécifiquement des licences de Microsoft Office 2010. Elle exclut les solutions alternatives propriétaires et libres de ses critères d’admissibilité. Une décision très mal avisée si on tient compte de la jurisprudence établie suite au procès de Savoir-Faire Linux contre la Régie des rentes du Québec.

On en fait état dans la presse le 1er septembre :

Suite à tout le bruit médiatique et la controverse soulevée, la STM suspend son appel d’offres le lendemain. La STM indique qu’elle va plutôt procéder à analyser les impacts d’implantation de solutions alternatives.

Quel faux pas!