2e chronique techno à la Première Chaîne de Radio-Canada

J’ai fait ma deuxième de deux chroniques technos à l’émission Retour sur le monde sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada 106,3 FM à Québec. En ce lundi 1er août prochain, j’ai parlé de la loi antipourriel canadienne qui a été adoptée en décembre 2010 et sur laquelle le ministre d’Industrie Canada a fait quelques annonces supplémentaires aujourd’hui.

J’ai aussi présenté la Consultation Gautrin Web 2.0 qui tente de sonder la population sur les façons que le gouvernement du Québec devrait utiliser le web pour améliorer les services aux citoyens. Je vais revenir plus en détail sur le blogue à propos de cette initiative.

Je vous invite à réécouter l’extrait. J’ai bien aimé l’expérience de faire cette petite chronique sur les ondes de Radio-Canada. Je remercie Jonathan Parent pour l’opportunité. Je remercie aussi Louiselle Tremblay et Karina Marceau pour leur gentillesse et leur professionnalisme.

Présentation du gouvernement en tant que plateforme

J’ai présenté aujourd’hui au WebÉducation (le réseau des webmestres du Gouvernement du Québec) une conférence sur le concept de gouvernement en tant que plateforme. Une théorie élaborée et popularisée par Tim O’Reilly. Voici un rendu de la présentation :

Des données ouvertes bientôt à Montréal… et Québec?

On apprend via le blogue du groupe Montréal Ouvert que Michael Applebaum, vice-président du comité exécutif et responsable des services aux citoyens de la Ville de Montréal, veut former un comité officiel qui analysera les données ouvertes qui pourrait être offertes par la Ville. Montréal se joindrait à d’autres grandes villes canadiennes telles qu’Edmonton, OttawaToronto et Vancouver qui ont déjà des initiatives en la matière.

Quant à la Ville de Québec, l’agent officiel d’information sur Twitter m’a confirmé qu’il y a une volonté de créer un comité de projet et de la veille s’effectue sur cette question :

@NicolasRoberge À la volonté de créer un comité de projet pour l’instant, parallèlement, beaucoup de veille est effectuée, c’est un début!;) [source]

@NicolasRoberge Rien «d’officiel» encore donc… Ce qui se passe à Montréal par exemple nous interpelle beaucoup. [source]

Je leur tends la main pour travailler avec des citoyens engagés, comme moi, pour former ce type de comité. Le concept d’ouverture derrière ces initiatives sous-entend que la Ville travaille de concert avec la communauté. Ça serait souhaitable que la Ville de Québec fasse cette démarche ouvertement avec le plus de transparence possible dans un esprit collaboratif avec ses citoyens.

Les données du gouvernement appartiennent à qui?

Cette question est fondamentale quand on parle de données ouvertes. En théorie, l’État est une entité issue de population. Elle est financée par ces derniers dans le but de les servir. Fondamentalement, l’État n’existe pas sans ses citoyens. Elle n’est rien sans ces derniers. Alors quel en est-il de la propriété intellectuelle de ses données? Est-ce qu’elles appartiennent à la population ou aux personnes morales des structures administratives de l’État telles que les ministères et organismes?

Je n’ai pas approfondi l’aspect juridique de cette question, car ça dépasse largement mes compétences. La question n’est pas là. Mon questionnement est avant tout fondamental.

Plusieurs pays où l’on offre des données ouvertes ont une santé démocratique supérieure à la moyenne. Ils sont souvent dirigés par un élu qui s’est fait élire sur des principes de transparence et en promettant de rendre compte à la population. L’État est redevable au service du citoyen.

Alors, comment explique-t-on le retard au Québec sur l’offre publique des données ouvertes? Est-ce que nos administrations publiques ne partagent pas ces valeurs de transparence? Comment perçoivent-ils la propriété intellectuelle des données qu’ils détiennent? Est-ce qu’ils se voient comme une entité séparée de sa propre population?

Pourtant, après vérifications, la loi d’accès à l’information nous permet de mettre à la main sur n’importe quelle donnée non nominative. Toutefois, il n’y a aucune obligation de l’État de publier automatiquement ces données sur ses sites web.

Si on cessait de parler « du gouvernement » et on commençait de parler de nous. C’est nous le gouvernement. Nous voulons avoir accès à ce qui nous appartient. Merci de nous le rendre.