Visualisation de la collaboration entre programmeurs

L’équipe de développement de Twitter a lancé leur propre blogue il y a quelques jours avec un premier billet fort intéressant. Ils ont créé une vidéo à l’aide Code Swarm, un outil qui permet de visualiser l’activité de leur logiciel de gestion de versions.

Des outils comme Visual SourceSafe (VSS), CVS ou Subversion (SVN) conservent le qui, le quoi et le quand lorsque le code source est modifié. Il est alors très facile de connaitre le niveau d’activité de chaque collaborateur.

Je vous laisse regarder le résultat de leur travail depuis 4 ans. Chaque programmeur a son avatar (photo) et les petits points qui virevoltent sont des fichiers qui sont modifiés et échangés entre eux. Le travail d’équipe en images. C’est très beau.

Qui dira par la suite que la programmation n’est pas un art?

La création d’une vidéo de ce genre à la livraison d’un long projet serait un bel hommage à tous les équipiers qui sont responsable de son succès. J’espère que vous serez inspiré à l’essayer!

Mes conseils aux gestionnaires en TI face aux médias sociaux

J’ai été interviewé par Alain McKenna du Journal les Affaires pour donner mon avis sur la réticence des décideurs en TI quant à la popularité grandissante des réseaux sociaux et leur bénéfice pour l’usage professionnel. Voici l’extrait où je fais part de mes conseils:

 » Il ne faut pas que les entreprises perdent le Nord à cause des fuites, dit Nicolas Roberge, fondateur d’Ovologic, une société d’intégration de logiciels-services de Québec. De toute façon, elles ont toujours existé.  »

En revanche, poursuit M. Roberge, il faut établir une politique claire sur ce qui, au sein de l’entreprise, est de nature publique et qui peut faire l’objet de remarques sur Internet, et sur ce qui est plutôt de nature privée. Selon lui, il ne faut pas empêcher les employés d’une entreprise de s’exprimer sur ce qui se passe dans leur milieu de travail. Au contraire, en ayant une présence accrue dans le réseau personnel de nombreux internautes, une entreprise accroît sa notoriété.

 » Si on souhaite avoir plusieurs clients, il faut être connu « , dit l’entrepreneur québécois, qui recrute lui-même ses clients par l’entremise de LinkedIn et Twitter. Une présence informelle sur Twitter est un moyen de se faire connaître sans faire de prospection. Cela donne un visage à l’organisation.  » Cette initiative crée un premier lien de confiance, et les gens seront davantage portés à aller vers vous « , croit Nicolas Roberge.

Les entreprises ont tout à gagner de permettre à leurs employés de prendre leur place personnellement sur les réseaux sociaux et d’afficher leur appartenance à cette dernière. Cela aura beaucoup d’impact lors des prochains affichages de poste. Les employés transmettront fièrement l’offre d’emploi à leur réseau de ressources ayant des profils similaires. Aussi, les candidats potentiels connaitront mieux l’employeur que ses compétiteurs.

Je vous invite à lire l’article complet qui regroupe aussi les excellents conseils de Sébastien Provencher (Praized Media), Mitch Joel (Twist Image) et Simon Rouillier (NVI Solutions).

Services-conseil L-IPSE prend le virage web 2.0

Mon ancien employeur a toujours été à l’avant-garde dans sa façon de traiter sa clientèle et ses employés. J’ai travaillé chez L-IPSE de 2006 à 2008 avant que je lance Ovologic. Aujourd’hui j’apprends qu’ils lancent une campagne entièrement sur le web pour se promouvoir en tant qu’employeur de choix.

Ils ont aussi une fan page Facebook, un compte Twitter, un nouveau blogue, une chaîne YouTube et bien sur un microsite de recrutement. Je leur souhaite bonne chance et je tiens à souligner leur ouverture et leur audace. Je suis toujours heureux de voir des acteurs en TIC prendre ce virage. Malgré ce qu’on peut penser, c’est une industrie très conservatrice à l’égard des médias sociaux.

Le choc des générations dans les technologies de l'information

par joebeone

par joebeone

Avez-vous remarqué un choc de générations ces dernières années dans l’industrie des TI? Il me semble que les jeunes dans ce domaine passent leur temps à affronter la génération qui les a précédées. Vous me direz que ce n’est pas limité aux TI, vous avez raison, mais puisque c’est mon domaine, pardonnez-moi cette étroitesse dans ce billet.

Depuis que l’informatique existe, de nouvelles technologies et de nouveaux concepts révolutionnent notre monde. À chaque fois, une confrontation s’en suit. Malgré que ce domaine est censé être accoutumé au changement, il est rare de voir un spécialiste se renouveler. Notre capacité d’assimiler des nouvelles notions diminue avec l’âge. Je le constate moi-même. Mon fils de 4 ans est en mesure d’acquérir des connaissances avec une seule explication. Quand je lis des textes explicatifs, je me perds parfois. J’ai alors besoin de visionner une présentation vidéo pour y saisir les nuances. Ça n’ira pas en s’améliorant à force de le constater.

Pour vous aider à vous aussi de comprendre, voici quelques phénomènes qui ont révolutionné les TI.

L’ordinateur personnel

La première division a été entre celles de l’informatique d’entreprise et personnelle. L’abréviation PC (Personal Computer) signifiait un ordinateur pour la maison. Ceci se differienciait aux ordinateurs centraux ou mini (ex: VAX ou AS400) qui dominaient les grandes corporations et les gouvernements. Cette division perdure à ce jour. Il n’est pas rare de voir des spécialistes d’ordinateur central lire leur courriel une fois par jour (et écrire en majuscules!). Toutefois, les adeptes des ordinateurs centraux sont de moins en moins nombreux. TECHNOcompétences a même produit un rapport assez éloquent à ce sujet.

Les logiciels libres

Sachant que les PC dominaient le marché, des futés ont pensé de créer un système d’exploitation qui utiliserait la même architecture matérielle. Linux est né en 1991 et n’a jamais cessé d’évoluer. On y attribue beaucoup l’essor du web, puisque son faible coût d’acquisition (0$) a permis de l’installer sur des millions de serveurs sur internet. L’idée que le développement d’une technologie est l’affaire de tout de le monde est difficile à comprendre pour un spécialiste d’une technologie propriétaire éprouvée. Ces derniers voient le phénomène avec beaucoup de méfiance. Ils s’imaginent que le logiciel a été développé anarchiquement et peut être abandonné à tout moment. Mais, si on se fie aux finissants des cégeps et universités, le logiciel libre a la cote. Il sera important de voir l’évolution dans les prochaines années à cet égard.

Agile

Le développement de systèmes depuis la nuit des temps a toujours été une affaire de gestion de processus serrés. Les grandes compagnies de consultation en TI, ont développé des méthodologies qui ont fait longtemps des jaloux. Ils étaient maîtres de la gestion du temps, des coûts et de la qualité, mais malheureusement pas toujours de la satisfaction des utilisateurs. Les grands chantiers informatiques perdent parfois leur dimension humaine. Les méthodologies agiles comme Scrum ont adressé ces problématiques à leur manière. La philosophie nombriliste des méthodologies waterfall perd du terrain vis-à-vis l’approche agile qui fait plus de place aux utilisateurs dans le processus de développement de systèmes.

Le web

Le web est probablement le plus grand diviseur. Le web n’a pas juste divisé les informaticiens en deux clans, une seconde industrie s’est créée parallèlement. Le phénomène était trop grand et les TI ont perdu le contrôle sur la destinée du web. Tous les succès du web sont attribuables à de nouveaux joueurs. Les grands joueurs d’autrefois se sont taillé une place malgré tout en achetant des petits startups (ex. : Hotmail par Microsoft). Les technologies les plus utilisées ne sont pas celles des grands joueurs non plus. Les technologies Java, PHP, Perl, Python et Ruby on rails domine le paysage.

La venue de la virtualisation par le nuage (cloud computing) risque d’élargir le fossé encore plus. L’industrie des TI est en mode réaction face à ce phénomène. Il invalide en quelque sorte leur modèle d’affaire qui a fait leur succès. Le cloud fera-t-il Microsoft, Oracle, Novell et IBM les GM et Chrysler de demain?

Que devrions-nous faire?

En conclusion, on peut constater que le changement n’est pas toujours facilement accepté. Mais, que l’on veuille ou non, il est là pour rester. Il est là parce que les gens en ont le besoin. L’adoption générale se fait par nécessité. Si on ne veut pas, en prendre part, c’est louable et c’est un choix personnel. Le changement fait peur et parfois il est difficile à assimiler.

Faut-il alors se ranger et laisser nos prochains prendre les règnes? Si on ne le fait pas, devient-on obligatoirement un empêcheur?

Avez-vous d’autres exemples où les générations s’affrontent en TI? Quelles sont vos solutions pour mieux intégrer les ressources seniors aux nouveautés?