La Ville de Los Angèles migre son courriel vers Google Apps

par lightmatter

par lightmatter

Un mystère et un suspense planaient sur la possibilité de voir la Ville de Los Angèles migrer son service de courriel vers Gmail. Et bien, aujourd’hui Google a annoncé la signature d’une entente de 5 ans pour impartir le service de courriel de la Ville de Los Angèles sur Google Apps. Google se voit alors confier la gestion de 34 000 boîtes de courriel. Google Apps est un service destiné entreprises pour offrir les outils de Google en marque blanche. Les outils concernés sont Gmail (courriel), Agenda et Documents.

C’est une très grande nouvelle pour le cloud computing. C’est un appui considérable d’une institution gouvernementale d’une très grande envergure envers ce nouveau modèle de distribution de l’informatique. Un modèle qui ne va pas sans rappeler est le cheval de bataille d’Ovologic.

Voici les raisons énumérées par les décideurs TI à la Ville qui justifient la migration vers cette solution SaaS hébergée à l’externe dans le nuage.

  • Archivage des courriels qu’il ne faisait pas auparavant
  • Capacité de récupération après une panne
  • Déficit municipal de 400 M$ cette année
  • Limites de 25 Go des boites de courriel
  • Aucun besoin de formation, facilité d’utilisation et intuitif
  • Interfaces mobiles pour smartphones (dans la voiture, sur le terrain)
  • Dégage une économie directe de 5,5 M$
  • Retour sur investissement possible de 20M incluant les gains en productivité
  • 85% des utilisateurs auront juste besoin de Google Apps sans utiliser d’autres logiciels sur leur poste de travail
  • Système en haute disponibilité (très peu de pannes)
  • Meilleure sécurité
  • La Ville reste propriétaire des données
  • Le vidéochat évitera le déplacement d’employés pour des réunions
  • Les employés peuvent accéder à leur courriel à distance sans mettre en place un coûteux VPN
  • Collaboration en temps réel sur des documents

J’ai bien hâte de voir quand une municipalité québécoise fera ce genre de décision. Tout en tenant compte du Patriot Act, Google pourra ouvrir un centre de données au Canada.

Vaccination A(H1N1): le web au secours du cafouillage bureaucratique

La vaccination massive au Québec qui a cours actuellement est un phénomène inusité. C’est une opération d’une très grande envergure, auquel je ne doute pas, les défis logistiques et de ressources humaines. Toutefois, je déplore que la majorité des organisations locales de santé aient exclu systématiquement des outils web à leur disposition pour faciliter le flot de patients qui veulent se rendre dans les centres de vaccination.

Prêchons par l’exemple, deux centres de santé et de services sociaux (CSSS) ont osé et ont intégré le web pour améliorer la prise de rendez-vous et la communication aux patients.

Prise de rendez-vous de vaccination par Internet

Formulaire en ligne du CSSS Maria-Chapdelaine

Formulaire en ligne du CSSS Maria-Chapdelaine

Le CSSS Maria-Chapdelaine à Dolbeau-Mistassin et Normandin au Lac St-Jean offre un formulaire en ligne pour prendre un rendez-vous pour la vaccination. Ici il n’y a aucun coupon à aller récupérer tôt le matin parmi une horde d’une centaine de personnes impatientes. On peut même choisir le jour du vaccin avec un calendrier dans le formulaire.

C’est une application très simple qui fait perdre moins de temps aux patients et fait épargne les ressources humaines de cet établissement qui n’a pas à mobiliser des employés à distribuer des coupons dans un stationnement avant les heures de travail.

Diffusion de l’état des centres de vaccination via Twitter

La page Twitter pour la vaccination du CSSS de Gatineau

La page Twitter pour la vaccination du CSSS de Gatineau

En plus d’être l’instigateur des coupons rendez-vous au Québec, le CSSS de Gatineau a ouvert un compte Twitter qui permet de savoir en temps réel les priorisations de vaccination et l’état d’achalandage des centres de vaccination. Une personne peut aller s’abonner à ce fils Twitter par SMS sur son téléphone cellulaire.

Quel est le coût de mise en place de cette solution? C’est 100% gratuit.

Je félicite personnellement l’individu au CSSS de Gatineau qui a poussé cette initiative. Ça prend des gens comme vous dans les administrations publiques pour faire avancer les choses. Vous avez raison d’être fier.

La gêne de faire appel au web et à l’informatique

Toute cette opération est un autre exemple frappant de la gêne des organismes publics à offrir des services en ligne à leur clientèle. La majorité de la population en 2009 a accès à Internet à la maison. Le fait que certains n’ont toujours pas accès à Internet ne justifie pas de refuser d’offrir des services en ligne sur le web. Certains services gouvernementaux sont offerts qu’au téléphone même si le téléphone n’est pas disponible par défaut dans toutes les résidences.

Je vous invite à lire mon précédent billet en lien avec ce sujet: L’informatisation totale viendra-t-elle un jour?.

Les deux directeurs de ces CSSS ont accordé une entrevue à Sylvain Bouchard au FM93.

L'importance du canal de distribution dans la vente de logiciels

Le 18 septembre j’ai participé et labouré au premier tournoi de golf TechnOpen organisé par la VETIQ et Pôle Québec-Chaudières-Appalaches. Le golf n’est pas une passion pour moi et j’ai le talent qui va avec. Mais, j’ai eu le plaisir de jouer avec Marc Lacoursière de RooSoft, Hugo Morin de Humagade/Frima Studio et Sylvain Labrèque de Robin Veilleux. Sylvain nous a permis d’obtenir un score intéressant de -4. Comme Hugo a dit, « There’s no I in team », alors on peut dire que nous avons très bien performé en équipe.

Pendant la partie, on a eu une discussion particulièrement intéressante avec Hugo sur l’importance des canaux de distribution dans son industrie. Il nous a parlé des difficultés qu’il a connues à l’époque des jeux pour téléphones cellulaires génériques avant le iPhone. Les jeux étaient tous distribués par les opérateurs. Il fallait alors les approcher un à un. L’expérience de magasinage était aussi rudimentaire, car le concepteur du jeu avait peu de place pour décrire l’application et n’avait pas la possibilité de fournir un aperçu (screenshot) de l’application.

Depuis la venue de l’iPhone, la distribution est très simplifiée. Les utilisateurs de ces appareils peuvent facilement consulter le catalogue des applications disponibles. L’achat se fait aussi directement avec Apple. Tout est ainsi centralisé.

Mais, on ne peut crier victoire avec ce modèle. J’ai toutefois des réserves sur ce « one-stop shop » qui a un monopole sur les frais de transactions. L’utilisateur a la vie facilitée, mais on peut douter qu’il paie le juste le prix pour les services qu’il obtient.

Sur ce, je vous laisse avec une entrevue de Hugo Morin réalisée au Sommet international du jeu de Montréal en 2008 avec le Lien Multimédia.

La protection du consommateur n'est pas une priorité au Canada

par Amanda M Hatfield

par Amanda M Hatfield

Un outil en ligne qui permettait de comparer les plans d’abonnement à des téléphones cellulaires sera retiré du site d’Industrie Canada. Le lobbying des grandes compagnies de télécommunications aura été suffisant de mettre la hache dans ce projet qui a couté 1,4 million de dollars à mettre en oeuvre.

Vous pouvez en savoir plus sur cette histoire sur le blogue d’Eric Baillargeon, le blogue de Michael Giest.