La dure vérité sur le travail en informatique

Hiner Jason, rédacteur en chef de TechRepublic, a publié une liste de faits sur le travail en TI. Quelques-uns m’ont fait sourire et sont criants de vérité.

Vous irez de zéro à héros plusieurs fois dans une même journée

Dans une entreprise, la majorité des utilisateurs ne comprennent rien au travail de l’informaticien. Quand ça va mal, c’est de sa faute et on va souvent douter de sa compétence. Quand il règle le problème, on va le louanger. Si le problème revient, la foudre va s’abattre sur lui à nouveau.

Vos collègues non technos vont vous utiliser pour leur support technique personnel pour leur PC à la maison

Vos collègues et votre famille élargie vont le faire. On dirait si vous travaillez en TI, vous devenez automatiquement un expert-conseil d’achat d’ordinateur personnel. J’ai personnellement de la misère à suivre les différents processeurs et tous les nouveaux périphériques qui sont en vente présentement. L’informatique c’est vaste et chaque professionnel a tendance à se spécialiser. Il n’existe pas d’expert qui sait tout. Si c’est le cas, c’est un surdoué ou un menteur.

Vous passerez plus de temps à maintenir d’anciennes technologies que d’en implanter de nouvelles

Il est souvent plus économique à court terme de conserver très longtemps les systèmes informatiques en place. On applique des corrections mineures en cas de problème (« break & fix ») et on y investit un minimum de temps. On vient à accumuler beaucoup de ces systèmes patrimoniaux et ça prend des informaticiens pour les soutenir.

Les professionnels seniors en informatique sont souvent le plus grand obstacle à l’implantation de nouvelles technologies

Comme je disais plus haut, je me suis spécialisé comme plusieurs autres avec le temps. Un seul professionnel n’est pas en mesure de comprendre tout et de suivre toutes les nouveautés. L’être humain, étant ce qu’il est, préfère rester avec ce qu’il connaît et se méfier de ce qu’il ne connaît pas. Le senior aura tendance à dénigrer les nouvelles technologies ou les nouvelles façons de faire sans arguments logiques. Il utilisera la peur pour vous convaincre et évacuer ces idées folles de votre esprit.

Certains professionnels de l’informatique déploient des technologies qui servent plus à consolider leur propre pouvoir qu’aider l’entreprise

Les informaticiens viennent à s’habituer à certaines technologies et deviennent des champions quant à cette dernière. Cette reconnaissance d’expertise devient une drogue au fil des ans. Ils ont donc tendance de vouloir garder cette main mise pour contrôler leur environnement et celle des autres, par le fait même.

La complexité est l’ennemi

J’ai lu une statistique intéressante sur le site de CIO.com. On réaffirme que plus un projet est gros, son taux de succès diminue.

Des études ont démontré que les projets de moins d’un million de dollars ont plus de 75 % de chances de succès, tandis que le taux de réussite des systèmes entre $ 2 millions à 3 millions baissent ce taux entre 40 % et 50 %.

via CIO.com.

Il faut donc prendre des plus petites bouchées, investir dans l’évolution de nos systèmes informatiques existants pour éviter d’avoir une dette technique. Si nos systèmes informatiques atteignent un trop gros niveau de désuétude, on est obligé d’investir beaucoup trop en peu de temps. C’est une recette d’échec que j’ai précédemment écrit dessus.

Est-ce que le « cloud computing » affectera l'emploi en TI?

Evolution - The Ride

Jake Sorofman a écrit un article sur le blogue Data Center Knowledge à propos des emplois en informatique versus la popularité croissante du « cloud computing ». Il dit non, car selon lui les ressources évolueront d’un rôle très technique à bas niveau à des rôles plus près des affaires courantes de leur employeur.

Il fait le parallèle avec les développeurs d’applications qui utilisent maintenant des langages de plus haut niveau (.NET, Java, PHP, Ruby, Python). Ces langages de programmation qui viennent avec des fondations stables et réutilisables déjà toutes faites. Elles permettent alors aux programmeurs de réaliser plus rapidement les règles d’affaires demandées par l’entreprise.

It’s a truism that growing complexity will always result in another layer of abstraction that moves IT roles away from low-level technical detail and closer to the business itself.

Much like developers who have progressively evolved up the stack, IT personnel will need to get out of the weeds and allow automation and processes to mature. In doing so, they won’t sacrifice their roles—or their souls. Like software developers, their roles will evolve and they’ll find themselves more productive than ever before.

Most importantly, they’ll find themselves better aligned with the needs—and speed—of business.

via What Does Cloud Computing Mean for IT Jobs? « Data Center Knowledge.

La crise cardiaque à venir chez Microsoft

Crédit Dan Perry

Je suis tombé sur cet article coup-de-poing sur Microsoft. Une analyse sur son positionnement dans tous segments qu’elle a décidé d’attaquer de front. Plusieurs passages sont intéressants. On parle du départ de Bill Gates et l’arrivée de Steve Ballmer et de l’évaluation boursière d’Apple qui a dépassé celle du géant de Redmond entre autres. L’entreprise n’a fait que grossir et a perdu sa compétitivité.

Je n’ai personnellement rien contre cette compagnie, mais dans l’exercice de ma profession, je dois recommander les meilleurs produits à mes clients. Si Microsoft a le meilleur produit dans une catégorie donnée, je vais le faire d’emblée. Toutefois, c’est rarement le cas. Leurs produits ont souvent l’unique avantage de s’intégrer plus facilement avec leurs autres produits.

Voici un premier sur la recette de ses succès du passé :

Microsoft got to the top not by delivering great products — ever — but by Bill Gates’ white-shark approach to business competition. Even after the Department of Justice slammed it with an antitrust suit, weak enforcement left Microsoft to continue on its way. It was only after Gates left on July 1, 2008, that the company started to lose its mojo.

On conclut avec ceci :

All companies age and get slower off the mark. Microsoft has moved into its rich, fat and graying stage. People both inside and outside the company know that it’s happening, but Microsoft isn’t ready to stop eating steak and avoiding exercise yet.

Je vous invite à lire l’éditorial au complet.