Code QR sur ma carte d'affaires

J’ai décidé de renouveler mes cartes d’affaires dans les dernières semaines. Mes services se sont spécialisés au fil des derniers mois et, aussi, je voulais ajouter mon adresse Twitter. Toutefois, je voulais ajouter un élément qui permettrait de passer du réel au virtuel. Lorsqu’on donne notre carte en personne à un nouveau contact, on doit saisir ses coordonnées pour l’ajouter dans notre carnet d’adresses électroniques. En faisait des recherches sur le code QR, j’ai appris qu’il est possible d’y stocker la plupart des informations de notre carte d’affaires.

Lorsque je vous remettrai ma carte en mains propres, vous serez en mesure de la scanner à l’aide de votre téléphone intelligent (iPhone, BlackBerry, Android, etc.) et ajouter mes coordonnées directement dans votre carnet d’adresses. J’attache beaucoup d’importance au réseautage en ligne et ceci est ma façon de faciliter la chose. Vous pouvez alors importer votre carnet d’adresses dans LinkedIn, Viadeo, Facebook et Twitter pour me retrouver et établir le contact virtuel. Je vous conseille l’application ScanLife qui est disponible pour plusieurs types d’appareils de téléphones intelligents.

En ce qui concerne mon adresse Twitter, mes dernières cartes dataient de décembre 2008 et je n’avais pas la conviction à ce moment-là que ce réseau social avait d’affaires à être mélangé à ma vie professionnelle dite sérieuse. Les choses ont beaucoup évolué depuis, car les milieux « old fashion » se sont intéressé beaucoup au phénomène. Je trouvais donc ça incohérent en tant que grand convaincu que mon adresse Twitter n’y apparaissent pas.

Le design de la carte a été fait par Évelyne Morin de Terminus Création qui a aussi produit aussi la bannière d’Ovologic et qui a personnalisé le logo de CloudCamp Québec. Je la remercie!

Le conseil municipal de Lévis est maintenant sans papier

Parfois on se désole, et parfois on se réjouut. La petite soeur de la Ville de Québec, Lévis, s’est dotée d’un système informatique nommé CITÉE (Cheminement de l’information par transmission électronique et Environnementale). Il permettra de réduire de 350 000 feuilles de papier annuellement qui sont brassées lors du conseil municipal. Bravo !

Pour concrétiser ce «conseil de ville sans papier», la mairesse, DanielleRoy Marinelli, et les conseillers municipaux ont été dotés d’ordinateurs portables, et tous les documents servant à la préparation du conseil municipal seront maintenant acheminés seulement sur support informatique. La préparation et la tenue du conseil municipal et du comité exécutif seront donc entièrement informatisées.

via Josée Guimond du Soleil.

L'informatisation n'est pas terminée, j'ai un papier pour le prouver!

J’ai déjà entendu au début de ma carrière en 1997 qu’on était dans une deuxième étape de l’informatique. On était à une époque de modernisation. L’informatisation en tant que telle était une affaire classée qui s’est produite dans les années 60 à 80. Mais, je suis forcé d’admettre que c’est loin d’être terminé en 2010. Je suis toujours impressionné par le brassage de papier qui existe encore dans plusieurs domaines. On n’a qu’à penser au droit, aux finances, en éducation et à la médecine où le papier fait encore légion. L’archivage se fait dans des dossiers de classeurs immenses et très peu est numérisé.

L’essentiel de la communication officielle écrite avec les organismes publics et privés est encore envoyé par la poste. On remplit des formulaires papier sans cesse. La seule avancée est que ces derniers sont disponibles en téléchargement en PDF sur plusieurs sites. Mais, il faut tout de même les signer et les poster.

Aussi, j’ai récemment inscrit mon fils à l’école primaire et je redécouvre un système scolaire qui n’a pas changé depuis 20 ans. Je me suis fait remettre de la documentation imprimée sur de jolies feuilles de couleurs différentes. Des feuilles, une fois rendues à la maison, que je ne sais plus où classer, j’en ai déjà trop de paperasse. Il ne faudra pas les jeter, il y a plein de directives et d’informations d’horaire. De plus, la directrice de l’école nous annonce que cette année ils vont inaugurer leur premier site web. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou une triste nouvelle. Un organisme qui a tant à communiquer avec sa clientèle n’avait pas de site web 20 ans après l’invention du web. Une clientèle composée de parents de jeunes enfants qui sont normalement des enfants eux-mêmes d’internet.

Le travail n’est pas fini. Je me réjouis tout de même que les choses semblent s’accélérer depuis quelques années. Croisons nos doigts!

L'informatisation totale viendra-t-elle un jour?

par JCardinal18

par JCardinal18

L’informatique existe depuis plus de 50 ans. Elle a fait son bout de chemin dans plusieurs industries. Elle est maître dans la quasi-totalité des processus internes des grandes entreprises. Toutefois, quand vient le temps de transiger avec un tiers, l’informatique sort très souvent de l’équation. On transige toujours principalement par courrier ou par téléphone.

Les services en ligne

Les services en ligne semblent toujours considérés comme des projets-pilotes ou un quelconque gadget pour plaire aux jeunes. Une façon d’être à la mode en quelque sorte. Pourquoi avons-nous une gêne d’imposer uniquement la voie électronique? Lorsqu’on décide d’informatiser un processus à l’interne d’une organisation, on numérise tout et on l’impose à ses employés. Pourquoi n’exige-t-on pas cela de nos partenaires externes (clients, fournisseurs, etc.) ?

« Moi, je veux rien savoir de l’interweb! »

Les détracteurs me diront que les services en ligne souffrent de problèmes d’accessibilité. Il faut un ordinateur, une connexion internet rapide et bien évidemment des connaissances pour opérer tout ça. Vous avez parfaitement raison. Toutefois, il faut en être conscient qu’il y a un coût à vouloir plaire à tout le monde.

Coût de vouloir plaire à tout le monde

En voulant satisfaire les clientèles traditionnelles et numériques avec des processus entièrement différents, nous avons deux systèmes parallèles en place. Je tente de sensibiliser mes clients sur le risque d’alourdir le système en place. Où est le gain si on ne fait qu’ajouter sur ce qui se fait déjà? L’informatisation n’a-t-elle pas l’objectif de rendre les processus plus efficient et moins couteux?

L’exemple du chèque bancaire

Je terminerais avec un exemple très facile. Comment fait-on pour transférer 20 $ de votre compte bancaire à celui de votre ami? Vous pourriez faire un transfert à l’aide de l’extranet de votre institution financière (AccesD, Banque en direct, Internat, etc.). La transaction internet est instantanée et entièrement validée au préalable (fonds disponibles, destinataire existant, etc.).

Vous pourriez aussi lui écrire un chèque. Mais, un chèque peut être sans provisions, il peut être falsifié, il peut être adressé à la mauvaise personne ou il peut être perdu dans la malle (c’est ça, mettons). Pour éviter ces erreurs, les banques ont des commis qui vont relire les informations sur les chèques et les transcrire sur informatique. Cette opération a un cout.

Sommes-nous mures pour passer à l’étape suivante?

Il serait grand temps à mon avis de se questionner sur la pertinence de continuer à entretenir ces processus entièrement désuets et par le fait même inefficaces. La population active est-elle prête à ça? Si la voie électronique devient l’unique manière de transiger, est-ce que les réfractaires vont se conformer?