L'internet au Canada vendu à 10 $ du Go alors que le prix coûtant serait 7 cents

C’est la prétention de Michael Geist qu’il réitère suite à la contestation de Bell Canada sur sa méthode de calcul. La divulgation d’une estimation du prix coûtant du gigaoctet de bande passante internet au Canada s’est fait dans le cadre de l’audience du CRTC sur l’interdiction possible des forfaits internet illimités au Canada.

La téléphonie et du même coup toutes les télécommunications au Canada tel l’internet est l’affaire de quelques-uns. Pour nous donner une impression de concurrence, le CRTC oblige les grands fournisseurs de télécoms à revendre à des petits fournisseurs d’accès pour à leur tour, ils peuvent nous offrir des forfaits sur mesure. Ce sont ces fournisseurs indépendants qui offraient encore des forfaits illimités avec des liens DSL dont Bell et Telus sont les principaux fournisseurs de service.

Je vous invite à lire l’article complet de Michael Geist :

In other words, there are a number of possibilities, but the seven cents/gigabyte figure appears to be the best guess based on Bell’s own numbers.

via What Does a Gigabyte Cost, Revisited.

Informations supplémentaires :

L'offre web en intelligence d'affaires dans le nuage

Alain McKenna a fait un super topo dans le journal la Presse sur l’état de l’offre des produits d’intelligence d’affaires et d’analyse de données sur le marché. J’ai d’ailleurs été interviewé pour obtenir mon son de cloche sur l’offre de service actuelle dans ce segment des TI dans le « cloud ». La transition vers l’informatique en nuage change beaucoup l’offre actuelle et nous amène certains défis lors de cette transition.

Louis-Michel Mathurin, Vice-président d’AgileDSS, explique les défis quant au transfert d’importantes quantités données entreposées localement vers le nuage et le niveau de maturité de ces nouvelles solutions :

Il ne faut pas se faire d’illusions, poursuit-il: les services web d’analyse de données ne sont pas encore aussi sophistiqués que ceux en entreprise. Cela dit, les géants dans ce domaine, d’IBM à SAS, s’ouvrent lentement au phénomène de l’infonuagique. Le défi qui s’impose est simple: le volume de données à transférer vers un serveur extérieur est si important qu’il nuirait à l’efficacité de l’outil et empêcherait d’obtenir des résultats sur-le-champ.

Cette phase de transition entre les systèmes existants situés dans vos infrastructures locales et d’un autre dépôt à distance sollicite davantage votre lien internet. Il existe des stratégies d’intégration de systèmes qui permet une réplication en temps réel et d’éviter de copier inutilement des données en double ou non pertinentes. Malgré que les liens internet à large bande sont de plus en plus accessibles, il faut tout de même être conservateur dans leur utilisation si on ne veut pas payer trop cher.

Dans mon entrevue, j’ai signifié au journaliste que les services SaaS en BI (« business intelligence ») ou intelligence d’affaires sont pratiques pour analyser des données d’autres logiciels-services déjà en ligne. Ces compagnies sont connectées sur internet avec des liens réseau à très haute capacité. Ils sont ainsi capables de siphonner rapidement des données d’un autre service disponible sur le nuage :

Ce que les outils infonuagiques de veille permettent de faire plus facilement, c’est de lier entre elles les données provenant d’autres services infonuagiques. Par exemple, les habitués de SalesForce, de BaseCamp ou même des applications Google n’ont pas besoin d’envoyer leurs données vers le nuage, puisqu’elles y sont déjà. Il suffit de trouver un service web compatible avec les applications qu’ils utilisent déjà.

Je vous invite à lire l’article au complet, c’est très bien vulgarisé pour un sujet aussi pointu.

Vulgarisation efficace de l'état de la bande passante au Canada

Laurent Maisonnave a produit un super billet qui explique très bien l’état de la situation quant l’accès à internet haut débit au Canada et l’usage que les citoyens font d’internet de nos jours. Je vous invite à le lire pour mieux saisir les enjeux de la décision du CRTC d’interdire les forfaits illimités.

Invité hier à l’émission de Michel Lacombe sur les ondes de Radio Canada, j’ai tenté d’expliquer le problème à un public néophyte sur le sujet — et sur Internet en général — et qui avait déjà reçu le son de cloche des grands fournisseurs d’accès. Ce que je n’ai pas réussi à expliquer en quelques minutes à la radio et que les Canadiens ne veulent pas forcément de l’Internet illimité, mais ils veulent payer le prix juste pour le service qui reçoivent.

via La meilleure business au monde est au Canada par Laurent Maisonnave.

Sans routes, pas de commerce

Je loge dans un hôtel. Un hôtel qui se vante d’offrir « Un accès Internet haute-vitesse sans-fil ». Contrairement, à une remarque du genre « Le meilleur resto en ville », l’internet, ça se mesure. Ça se mesure très bien comme vous pouvez voir dans les résultats ci-dessous.

Speedtest au Nouvel Hôtel, Montréa

Mon voyage à Montréal a commencé par l’indisponibilité du wifi dans mon wagon Via Rail. Étrangement, le wifi était disponible uniquement dans le wagon de tête de première classe. Ensuite, j’ai découvert le wifi atroce et instable au Nouvel Hôtel où je loge. La conférence ConFoo reçoit des centaines de programmeurs armés d’ordinateur portable et d’appareils se branchant au tout petit réseau wifi du Hilton Bonaventure.

J’ai réussi à voir une connexion satisfaisante chez mon frère à Lachine. C’est complètement ridicule. C’est chez lui que j’ai pu accomplir des tâches administratives reliées à mon travail pour éviter un retard.

Je conseille les entreprises à déplacer leurs systèmes informatiques sur des infrastructures industrielles en ligne dans le nuage ou le cloud. Le talon d’Achille du cloud computing est bel et bien l’accès à internet haute vitesse.

Le commerce au détail, on a besoin des routes pour faire circuler les camions de marchandise. S’il n’y a pas de route, les prix à la consommation augmentent et la disponibilité est déficiente. L’exemple le plus frappant est les régions nordiques de ma province du Québec. Les produits essentiels sont transportés à grands frais par avion.

L’accès aux services de qualité en ligne doit se faire avec des routes de qualité. Les routes sur internet sont la bande passante. Les trains et les hôtels qui ciblent les gens d’affaires ont intérêt à prendre au sérieux ce service qui devient de plus en plus un critère de sélection.

Le manque de sérieux qui est accordé à l’accès à la bande passante de qualité nuit malheureusement à l’offre au cloud computing. Heureusement, nous avons le pouvoir d’exiger un accès de qualité dans votre lieu de travail. Dieu merci!

Suivi

Mise à jour 2010-03-11 : Ce soir la connexion est beaucoup meilleur au Nouvel Hôtel. Voici un test exécuté en début de soirée.

Speedtest au Nouvel Hôtel, Montréal 2010-03-11