L'internet au Canada vendu à 10 $ du Go alors que le prix coûtant serait 7 cents

C’est la prétention de Michael Geist qu’il réitère suite à la contestation de Bell Canada sur sa méthode de calcul. La divulgation d’une estimation du prix coûtant du gigaoctet de bande passante internet au Canada s’est fait dans le cadre de l’audience du CRTC sur l’interdiction possible des forfaits internet illimités au Canada.

La téléphonie et du même coup toutes les télécommunications au Canada tel l’internet est l’affaire de quelques-uns. Pour nous donner une impression de concurrence, le CRTC oblige les grands fournisseurs de télécoms à revendre à des petits fournisseurs d’accès pour à leur tour, ils peuvent nous offrir des forfaits sur mesure. Ce sont ces fournisseurs indépendants qui offraient encore des forfaits illimités avec des liens DSL dont Bell et Telus sont les principaux fournisseurs de service.

Je vous invite à lire l’article complet de Michael Geist :

In other words, there are a number of possibilities, but the seven cents/gigabyte figure appears to be the best guess based on Bell’s own numbers.

via What Does a Gigabyte Cost, Revisited.

Informations supplémentaires :

La tromperie de l'internet facturé à l'usage

Vulgarisation vidéo sur la récente décision du CRTC qui oblige tous les fournisseurs internet à facturer le service à l’utilisation et de cesser les forfaits illimités.

Signez la pétition si vous vous opposez à cette décision du CRTC :

http://stopthemeter.ca

Merci à Yhoanis Obando de m’avoir fait découvrir cette vidéo.

Votre musique sur le nuage en tout temps

La sortie du service Amazon Cloud Drive et Amazon Cloud Player a certainement surpris Apple, Google et Microsoft. Le no 1 du « cloud computing » a damé le pion à ces géants de l’informatique en offrant en premier un service d’achat de musique en ligne entièrement « cloud ». Les pièces musicales que vous procurez peuvent rester sur les serveurs d’Amazon dans votre espace personnel. Elles sont alors accessibles en tout temps avec n’importe quel appareil connecté à internet. Vous êtes à l’abri d’une défaillance de stockage qui pourrait compromettre votre collection si chèrement acquise.

J’ai accordé une entrevue radio à Marie-Laure Josselin de Radio-Canada hier à ce sujet et sur l’informatique en nuage en général. Voici un extrait d’un article texte qui a été publié sur leur site et plus bas, vous pourrez écouter un extrait audio de son segment sur le sujet à l’émission Classe économique :

La compagnie Amazon, pionnière de ce service, revend sa capacité de stockage informatique. Elle vise maintenant les consommateurs, par exemple pour l’achat de pièces musicales.

« La consommation de musique en ligne a toujours consisté en la livraison des pièces musicales sur l’ordinateur ou les appareils physiques des clients. C’était la responsabilité du client de faire des copies de sauvegarde, de transférer ses chansons d’un appareil à l’autre », affirme Nicolas Roberge, consultant en informatique en nuage chez Ovologic.

« Avec le service d’Amazon, puisqu’on est toujours branché, on a toujours accès à Internet, donc nos pièces musicales, nos données sont plus en sécurité sur leurs serveurs », poursuit M. Roberge.

Toutefois, certaines institutions, dont la Commission européenne, veulent pouvoir réguler ce secteur, pour assurer la sécurité des données des consommateurs.

Les limitations de la bande passante constitueraient un autre frein à l’expansion de tels services. Le prix de l’accès à Internet et de la bande passante est encore très élevé au Canada, comparativement aux autres pays. L’écoute et le visionnement de musique et de vidéos stockés sur un nuage informatique peuvent coûter cher.

Les fournisseurs devront augmentent les capacités de transfert et baisser les prix au Canada pour susciter l’engouement pour ces services.

via Économiser grâce à l’informatique en nuage | Radio-Canada.ca.

Et maintenant voici l’extrait audio de la chronique de Marie-Laure Josselin à l’émission Classe économique à Radio-Canada :

Radio-Canada – Classe économique – Informatique en nuage par Marie-Laure Josselin

L'offre web en intelligence d'affaires dans le nuage

Alain McKenna a fait un super topo dans le journal la Presse sur l’état de l’offre des produits d’intelligence d’affaires et d’analyse de données sur le marché. J’ai d’ailleurs été interviewé pour obtenir mon son de cloche sur l’offre de service actuelle dans ce segment des TI dans le « cloud ». La transition vers l’informatique en nuage change beaucoup l’offre actuelle et nous amène certains défis lors de cette transition.

Louis-Michel Mathurin, Vice-président d’AgileDSS, explique les défis quant au transfert d’importantes quantités données entreposées localement vers le nuage et le niveau de maturité de ces nouvelles solutions :

Il ne faut pas se faire d’illusions, poursuit-il: les services web d’analyse de données ne sont pas encore aussi sophistiqués que ceux en entreprise. Cela dit, les géants dans ce domaine, d’IBM à SAS, s’ouvrent lentement au phénomène de l’infonuagique. Le défi qui s’impose est simple: le volume de données à transférer vers un serveur extérieur est si important qu’il nuirait à l’efficacité de l’outil et empêcherait d’obtenir des résultats sur-le-champ.

Cette phase de transition entre les systèmes existants situés dans vos infrastructures locales et d’un autre dépôt à distance sollicite davantage votre lien internet. Il existe des stratégies d’intégration de systèmes qui permet une réplication en temps réel et d’éviter de copier inutilement des données en double ou non pertinentes. Malgré que les liens internet à large bande sont de plus en plus accessibles, il faut tout de même être conservateur dans leur utilisation si on ne veut pas payer trop cher.

Dans mon entrevue, j’ai signifié au journaliste que les services SaaS en BI (« business intelligence ») ou intelligence d’affaires sont pratiques pour analyser des données d’autres logiciels-services déjà en ligne. Ces compagnies sont connectées sur internet avec des liens réseau à très haute capacité. Ils sont ainsi capables de siphonner rapidement des données d’un autre service disponible sur le nuage :

Ce que les outils infonuagiques de veille permettent de faire plus facilement, c’est de lier entre elles les données provenant d’autres services infonuagiques. Par exemple, les habitués de SalesForce, de BaseCamp ou même des applications Google n’ont pas besoin d’envoyer leurs données vers le nuage, puisqu’elles y sont déjà. Il suffit de trouver un service web compatible avec les applications qu’ils utilisent déjà.

Je vous invite à lire l’article au complet, c’est très bien vulgarisé pour un sujet aussi pointu.