Commerce électronique au Québec : pouvez-vous vous passer d’un marché de 5 milliards ?

Le CEFRIO vient de publier un nouveau fascicule de son étude NETendances 2011. Cette étude annuelle est toujours très révélatrice de la grande ouverture des internautes québécois face au web moderne. Toutefois, on constate rapidement comment les entreprises québécoise semble encore hésiter de faire des affaires en ligne.

Faits saillants

Dans les faits saillants de cette nouvelle publication on apprend que :

  • Les Québécois ont dépensé environ 5,6 milliards en ligne en 2011
  • 25,4 % des adultes ont acheté dans le dernier mois alors que 52,6 % l’ont fait dans la dernière année (augmentation annuelle de 8 %)
  • Ils dépensent en moyenne 336 $ par mois
  • Plus de la moitié de la population (53,9 %) considère que les achats en ligne par carte de crédit sont assez, voire très sécuritaires (un taux qui a doublé en 10 ans)

Il faut oser en ligne !

On doit cesser de croire que les internautes québécois ne sont pas encore prêts à transiger en ligne. Les affaires sur le web c’est possible. Il suffit d’oser et de bien planifier sa future relation en ligne avec ses clients.

Il suffit initialement d’identifier l’étape de notre relation client qui mérite le plus d’être transposée sur le web. Ce type de projet peut être simple et il suffit de vérifier sa faisabilité pour constater qu’il peut être réalisable à court terme.

Ouverture de la plateforme de développement de eBay

Robert Scoble a interviewé le CEO d’eBay sur sa vision des médias sociaux en ce concerne le commerce. Aussi, il présente l’ouverture de leur plateforme pour les programmeurs.

On apprend que 50% des items à vendre sur la plateforme eBay ont été crée par programmation et proviennent du système d’un tiers.

5% du commerce mondial se fait en ligne. Il ne faut plus lever le nez à ce marché. Une plateforme comme eBay, qui permet aux petits commerçants d’être compétitifs vis à vis de grands détaillants, n’est pas à négliger.

Une meilleure integration entre son système de caisse (POS), son site de commerce électronique et eBay est alors souhaitable.

Une gaffe peu rassurante chez Facebook

Plusieurs de mes contacts sur Twitter ont dit hier qu’ils avaient de nouvelles fonctionnalités dans leurs pages corporatives Facebook. Quand j’ai tenté d’aller voir ce dont ils parlaient, le site ne répondait plus.

Facebook a été indisponible pendant quelques minutes en début de soirée, en raison d’un dévoilement public et accidentel de fonctionnalités qui apparaîtront prochainement sur le réseau social.

Afin de réparer son erreur, Facebook a mis son site hors ligne. Le réseau s’en excuse auprès des internautes. L’interruption de service n’aura duré que quelques minutes. Lorsque Facebook est redevenu accessible, les nouveautés avaient disparu.

via Branchez-Vous Techno.

Je vous fais part de cette bourde ici pour vous démontrer ceci: même si Facebook dessert plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde et brasse des millions de dollars, le sérieux de sa gestion de ses systèmes d’information est plutôt douteux. On voit rarement ce genre de gaffes sur des sites comme Paypal ou eBay.

Je me souviens aussi d’un ingénieur de Facebook à Confoo qui expliquait l’architecture des serveurs memcached qui servent à ménager les ressources informatiques du réseau. Ils avouaient qu’une petite portion des requêtes étaient perdues et cela était acceptable pour eux.

Pourtant, Facebook souhaite lancer soi-même un tas de nouveaux services comme sa propre plateforme de paiement en ligne « Facebook Credits » similaire à Paypal. Son manque de sérieux dans le déploiement et le versionnage ne me rassurera pas vraiment quand il s’agira de données financières.

Certes Paypal et eBay n’ont jamais connu une croissance aussi rapide, mais quand même, la confiance est à la base de ces solutions en ligne. Avez-vous confiance de confier vos paiements en ligne à Facebook?