Windows XP domine toujours et c'est sans importance

J’ai longtemps ragé contre la présence de logiciels obsolètes dans les entreprises. Leur désuétude est un risque de sécurité et bien évidemment un frein à moderniser l’informatisation des processus d’affaires. En ce début d’année, on apprend que Windows XP est toujours présent sur près de la moitié des ordinateurs qui naviguent sur internet 10 ans après sa sortie initiale. Ça peut paraître alarmant et décourageant, mais cela m’a plutôt amené la réflexion que ça n’a plus d’importance. Je m’explique.

Que font-ils avec leur poste de travail? Notre utilisation de l’informatique s’est-elle déplacée vers le web? Ces utilisateurs XP passent-ils plus de temps dans un fureteur web que toute autre application native installée dans Windows? Je crois que oui.

Leur ordinateur installé avec Windows XP est possiblement la plupart du temps utilisé comme un simple « cloud computer » comme ChromeOS. Ils ouvrent leur session Windows et ils lancent systématiquement Internet Explorer, Firefox ou Google Chrome dès qu’ils ont la chance. Ils utilisent davantage d’applications web dans leur quotidien.

La façon d’accéder à ces applications web n’a pas d’importance. Ça fonctionne aussi bien sur un vieux Windows de 10 ans qu’un Mac OS ou un Linux tout neuf. Ils n’ont pas la nécessité de mettre à jour leur poste. Est-ce que ma théorie a du sens?

Le manifeste de la refactorisation

Tha house is falling... a casa tá caíndo...

crédit Tony Protto

Le « refactoring », la refactorisation ou le réusinage (selon l’OQLF) est une tâche faite par des programmeurs dans un logiciel existant. C’est parfois fait à la fin d’un projet pour l’optimiser ou le standardiser ou c’est aussi fait lors que le logiciel doit être évolué. Voici une description provenant de Wikipédia :

La refactorisation (anglicisme venant de refactoring) est une opération de maintenance du code informatique. Elle consiste à retravailler le code source non pas pour ajouter une fonctionnalité supplémentaire au logiciel mais pour améliorer sa lisibilité, simplifier sa maintenance, ou changer sa généricité (on parle aussi de remaniement). Une traduction plus appropriée serait réusinage. C’est donc une technique qui s’approche de l’optimisation du code, même si les objectifs sont radicalement différents.

La refactorisation est essentielle si on veut assurer l’évolution d’un système informatique au fil des ans. C’est pour cette raison que Lasse Koskela et Bas Vodde ont créé un manifeste en ligne auquel vous pouvez ajouter votre nom si vous l’appuyez. Merci à Amélie Turgeon de me l’avoir fait découvert.

  1. Make your products live longer!
    Refactoring means taking the opportunity to keep your product alive. Don’t ditch it, stitch it! Don’t end it, mend it! Refactoring is not a needless cost. It is anti-needless complexity that prevents change.
  2. Design should be simple so that it is easy to refactor.
    Product designers: Make your products easy to change. Write clean, understandable code. Consumers: Buy products that are continuously refactored, or else find out why the developers didn’t do that. Be critical and inquisitive.
  3. Refactoring is not rewriting.
    Rewriting is throwing away the broken bit. This is NOT the kind of refactoring that we’re talking about.
  4. What doesn’t kill it makes it stronger.
    Every time we refactor code, we add to its potential, its history, its soul and its inherent beauty.
  5. Refactoring is a creative challenge.
    Refactoring is good for the imagination. Using new techniques, tools and materials ushers in possibility rather than dead ends.
  6. Refactoring survives fashion.
    Refactoring is not about styling or trends. There are no due-dates on continuously refactored code.
  7. To refactor is to discover.
    As you refactor objects, you’ll learn amazing things about how they actually work. Or don’t work.
  8. Refactor – even in bad times!
    If you think this manifesto is not relevant during recession, forget it. This isn’t about effort, it’s about mentality.
  9. Refactoring is about independence.
    Don’t be a slave to legacy code – be its master. If it’s broken, refactor it and make it better. And if you’re a master, empower others.
  10. You can refactor anything, even total crap.
    But we’d recommend avoiding total crap. Refactoring stops code from becoming crap.

Je crois beaucoup à l’évolution de systèmes. Il ne faut pas abandonner rapidement nos investissements informatiques. Il y a toujours façon de moderniser progressivement notre solution et la rendre actuelle et performance. Il suffit d’y croire et y investir le temps et l’argent chaque année. Les refontes sont toujours très coûteuses et imprévisibles.

Un logiciel est comme une maison. Si on l’entretient constamment, elle restera belle toujours et augmentera en valeur. Si on n’y touche pas pendant des années, elle deviendra éventuellement complètement désuète et vous serez obligé de la démolir et reconstruire. On voit rarement ça dans l’immobilier, alors cessons de le faire en informatique.

Conserver ses disques durs, une question de patrimoine

Depuis que je possède des PC, j’ai toujours conservé les disques durs de mes machines. Avant de disposer d’un ordinateur désuet, j’ai toujours ouvert le boîtier pour en retirer les supports magnétiques. J’ai toujours eu un peu peur que le prochain propriétaire fouille dans mes affaires personnelles qui resteraient sur le disque.

par Justin Ruckman

par Justin Ruckman

Récemment, j’ai constaté que j’avais perdu la dernière sauvegarde de la base de données d’un de mes anciens sites. J’étais certain que j’avais pris toutes les précautions, mais non je l’avais perdu. Pendant des semaines, je me suis fait du mauvais sang en passant comment aurais-je pu être aussi bête.

Tout à coup, j’ai repensé à ma fameuse paranoïa. Je conserve tous les disques durs. Vous devriez voir, j’ai des dizaines de disques IDE qui ramassent de la poussière. C’est beau tout ça, mais j’ai dorénavant seulement des ordinateurs portables. Comment fait-on pour extraire les données?

J’ai fait des recherches sur EBay et j’ai constaté qu’il existait des kits très abordables pour lire des disques IDE et SATA avec un câble USB. J’ai commandé un tel produit. J’ai été étonné par la facilité d’utilisation et la compatibilité. Comment ça fonctionne?

  1. On branche le courant au disque dur avec le transformateur (on entend le vieux disque se réveiller des morts).
  2. On saisit l’adaptateur IDE et on le branche au disque dur.
  3. On insère l’extrémité du fils dans une prise USB de son ordinateur.
  4. Windows ou Ubuntu détecte sans pilote logiciel le disque comme unité USB de stockage massif (comme une clé USB).

J’ai pu récupérer la base de données MySQL que j’avais perdue sur un vieux serveur Red Hat Linux 9 que j’ai abandonné depuis quelques années.

En résumé, je vous conseille fortement de conserver toujours les unités de stockage que vous utilisez avec le temps. On ne jette jamais nos albums photo, les disques durs de nos ordinateurs sont aussi précieux (surtout maintenant avec les photos numériques!).

On ne sait jamais ce qu’on peut y retrouver. Par exemple, j’ai trouvé des journaux (logs) de conversations IRC produites par l’application mIRC.

Pour les plus visuels, j’ai trouvé un vidéo sur YouTube qui fait la démonstration d’un produit très similaire.