Les grandes banques du monde s'uniront dans nuage informatique

Les tours de la Deutsche Bank par Steffen

La Bank of America, Commonwealth Bank of Australia et Deutsche Bank vont former une alliance en technologies de l’information selon Jeanne Capachin de IDC Fiancial Insights. D’après les informations, ces trois compagnies sont frustrées des coûts très élevés des TI et vont se tourner vers des architectures de type « cloud computing » pour réduire leurs coûts.

Ces banques chercheraient à profiter des progrès dans le marché du logiciel libre, des solutions tablettes et des technologies du nuage informatique. Selon ces banques, les fournisseurs traditionnels en technologie n’adoptent pas le « cloud computing ». Ils démontraient, selon eux, une dépendance à leurs vieilles structures de revenus.

Quant aux logiciels sur le marché, les banques ont historiquement toujours développé leurs logiciels à l’interne. Ils veulent maintenant favoriser l’acquisition de logiciels en vente libre.

Les institutions financières sont parmi les plus grands clients des TI. Le coeur de leurs opérations est informatisé. Les TIC sont à ce point stratégique que la plupart de ces entreprises réservent un siège aux TIC à conseil d’administration.

Cette nouvelle a beaucoup d’impact et pourra influencer d’autres institutions financières dans le monde et certainement au Canada. D’après mon expérience et mes informations, les banques et assureurs canadiens le Mouvement Desjardins sont principalement propulsés par leurs solutions développées maison. Est-ce que la crise financière les fera repenser et moderniser leurs stratégies dans la gestion des technologies de l’information?

Pour plus d’information :

Stratégie de déploiement : avantage ou frein à l’évolution d’un logiciel ?

Depuis l’arrivée d’Internet, il est pratiquement possible de télécharger toutes les applications que l’on désire. Et vous l’avez sûrement fait ! Par contre, avez-vous déjà éprouvé des ennuis à installer un logiciel téléchargé ? Si oui, savez-vous pourquoi ? En fait, il est extrêmement complexe de déployer une application sur un ordinateur tiers. Quels sont donc ces obstacles ?

Déploiement vers un ordinateur tiers

Puisque nous n’avons strictement aucune idée de la puissance, du système d’exploitation et des applications déjà installées sur l’ordinateur cible, alors, comment devient-il possible de déployer une application sans trop de problèmes ?

Avec le temps, les concepteurs ont mis au point des logiciels de déploiement ou « installeurs » pour simplifier l’opération aux éditeurs de logiciels. Par contre, une fois le tout installé et opérationnel, peut-on déclarer que le travail est vraiment terminé ? Le logiciel a-t-il des bogues ? S’améliorera-t-il avec le temps ? Si oui, on n’a pas fini de se casser la tête !

Le déploiement d’une application est une opération tellement complexe et qui nécessite tellement de soutien technique, que les fabricants tentent de garder les mises à jour de leur application au strict minimum. Ils vont jusqu’à refuser d’aider leurs clients, prétextant qu’il existe des solutions de rechange ou « workarounds ».

Le déploiement en continu

Personnellement, je pense que le déploiement fréquent d’une application est une stratégie gagnante, tant pour le concepteur que l’utilisateur. L’expérience nous démontre que les cycles de développement trop longs éloignent le logiciel des réels besoins des utilisateurs. La plupart des fournisseurs d’applications SaaS ont placé au cœur de leurs préoccupations cette notion de la mise à jour fréquente. Par exemple, Facebook en déployant une nouvelle version de son site tous les soirs, ils le font évoluer grâce aux commentaires des internautes et à l’analyse de l’interaction de ces derniers avec ce réseau social.

C’est l’une des nombreuses raisons pour laquelle je recommande de plus en plus le SaaS dans les solutions que je propose et que je préconise. Le logiciel devient en quelque sorte vivant, et on assiste à sa bonification au fur et à mesure sans qu’il soit nécessaire d’intervenir. Il ne faut jamais oublier que, une fois l’application déployée, installée et opérationnelle, le coût et le risque associés aux mises à jour découragent souvent les informaticiens de les mettre fréquemment à niveau. Afin de contourner ce problème, le SaaS devient un incontournable !

Évoluer un logiciel, une question de respect

J’ai fait plusieurs projets informatiques. Ils en avaient des très courts et des très longs. Dernièrement, les médias faisaient mention de quelques projets majeurs au Québec qui était en péril et dépassement largement leur budget initial. J’ai cru bon y ajouter mon grain de sel pour amener un regard différent sur ces situations.

Le gouvernement, les sociétés d’État et les grosses entreprises ont l’habitude de faire de gros appels d’offres pour renouveler leurs systèmes. Ces projets ont souvent cette ampleur due à des années de négligence quant à l’évolution de leurs systèmes actuels. Les détracteurs diront qu’on n’investit pas dans un système qu’on va éventuellement remplacer. Ils ont raison si l’on se limite seulement à l’argumentaire du contrôle des dépenses. Toutefois, on doit considérer un ensemble de couts et bénéfices avant d’opter pour le remplacement complet d’un système informatique.

Les demandes de changement des utilisateurs d’un système en production concernent principalement l’efficacité du travail. Par exemple, ils peuvent se plaindre qu’un traitement du logiciel est trop lent ou qu’ils doivent contourner le système pour obtenir ce qu’ils veulent. Par exemple, ils pourraient y extraire des données et les traiter dans un tableur comme Excel. Le temps qu’ils prennent à manoeuvrer ainsi, coute cher en salaire et frustrations.

Les méthodologies évoluent constamment dans les milieux de travail. Ça se fait naturellement. La main-d’oeuvre se renouvèle et les humains ont naturellement le désir de mieux faire et d’améliorer leur travail. Les outils qu’ils utilisent doivent suivre.

Lorsque la direction des TI de leur entreprise leur répond qu’ils devront attendre le renouvèlement complet du système, on peut conclure qu’ils peuvent frustrer les utilisateurs. Il colmaterait les problèmes rapidement et facilement en soulageant les frustrations des utilisateurs en adaptant les outils qu’ils ont actuellement entre les mains.

Il ne faut pas oublier pour qui on travaille en TI. Il faut respecter aussi le confort et la familiarité des utilisateurs avec les outils qui font partie prenante de leur quotidien. Faire évoluer leurs outils c’est aussi donner de la valeur à leurs opinions.