Hier ZDNet a publié un article qui décrivait une panne informatique chez la compagnie Virgin Blue en Australie. Dans son communiqué, la compagnie aérienne pointait du doigt son fournisseur de réservation en ligne. La compagnie Navitaire, qui appartient à Accenture, offre un service de réservation qualifié de « cloud » à l’industrie du voyage aérien.
Les détracteurs du « cloud computing » s’en sont réjouis un peu trop rapidement de cette nouvelle. Toutefois, plusieurs informaticiens ont vu que l’offre de Navitaire ne serait pas véritablement du cloud. Si on examine le communiqué de la compagnie, on lit ceci :
At 0800 (AEST) yesterday the solid state disk server infrastructure used to host Virgin Blue failed resulting in the outage of our guest facing service technology systems.
via Virgin Blue.
Une panne de stockage ne devrait jamais affecter un service de « cloud computing ». L’architecture réseau derrière ça ne devrait comprendre aucun point de défaillance unique (Single point of failure). L’offre de Navitaire ressemble davantage à de la simple impartition à distance comprenant du matériel informatique dédié à chacun de ses clients.
Si c’est le cas, le client ne profite pas des gains en fiabilité, la performance et les possibilités d’extensibilité que les services informatiques en nuages peuvent offrir. Ce genre de situation peut donc se reproduire.
Méfiez-vous de l’utilisation du mot « cloud » dans la documentation de vente des services informatiques sur le marché.


