Pourquoi le nuage est souvent plus sécuritaire

L’utilisation de logiciels ou de solutions informatiques dans le nuage est souvent plus sécuritaire. Voici une excellente explication de la part de Paul Chisholm, PDG de mindSHIFT, qui résume bien ce que j’explique à mes clients quand la question m’est posée :

« Les départements informatiques ont commencé à se déplacer vers le cloud pour des raisons de sécurité, pour des meilleures reprises en cas de catastrophe et parce qu’elles ne veulent pas le tracas de faire fonctionner l’ensemble de leurs solutions eux-mêmes », a-t-il dit. « Si vous avez une solution informatique sur place (dans vos locaux) qui n’est pas gérée ou configurée correctement alors les pirates peuvent y accéder. Elle sera aussi soumise à des imprévus comme des pannes de courant. Le nuage améliore considérablement la sécurité physique. Et si vous êtes un fournisseur de cloud, vous devez être à jour sur la sécurité, car les habiletés des pirates est toujours en constante amélioration. Je pense que l’ensemble du nuage est plus sûr que les solutions locales. »

via TalkinCloud.

À moins que vous ayez à votre disposition les meilleurs experts en sécurité informatique pour sécuriser vos systèmes, ils seront toujours plus vulnérables que ceux qui sont conçus pour être mis à l’épreuve quotidiennement par des hackers. Les solutions en ligne jouissent d’une notoriété qui attire ces derniers à tenter leur chance. Le trophée est plus intéressant. Les fournisseurs en nuage ont donc tout intérêt (économique, réputation, etc.) à protéger leurs acquis et leur clientèle. C’est logique.

D’un autre côté, comme je l’ai indiqué dans mon précédent billet et quelques-uns ont réitéré dans les commentaires, lorsque ces solutions sont compromises, toute la clientèle est affectée. D’où l’importance de choisir judicieusement ses fournisseurs et planifier en cas de pépin chez ce dernier. C’est là où des consultants indépendants de solutions comme moi ou d’autres peuvent vous aider à y voir plus clair.

Introduction au Cloud Computing au WAQ

J’ai donné aujourd’hui une conférence dans le cadre de la première édition du congrès Web à Québec (WAQ). J’introduisais les concepts de base du « cloud computing » ou de l’informatique en nuage. J’ai été agréablement surpris du nombre de personnes qui sont venues assister à ma présentation. Je tiens à les remercier de nouveau. Yves Therrien a écrit un article sur le WAQ pour le Soleil. Je vous invite à le lire pour en savoir plus sur l’événement.

Certains m’ont demandé après coup si j’allais publier ma présentation sur le web. J’accepte avec plaisir et la voici sur Slideshare, un réseau social spécialisé à cet effet. Bon visionnement !

À la fin de la présentation j’ai effleuré le sujet chaud du Patriot Act. J’ai effectué dernièrement de recherches sur cette question juridique qui freine les ardeurs de plusieurs Canadiens à utiliser les services cloud aux États-Unis. Je vais bientôt partager le résultat de mon analyse sur ce blogue. À suivre!

Le nuage informatique dans le Devoir

crédit photo Charles Paquin

J’ai accordé une entrevue téléphonique à Fabien Deglise du Journal le Devoir à propos du « cloud computing » ou de l’infonuagique. L’article a paru en fin de semaine (abonnés du Devoir seulement) et le journaliste prend une approche rafraîchissante en expliquant habilement comment notre univers numérique est en train de se dématérialiser vers de multiples services en ligne. J’apporte le point que les appareils pour accéder à internet sont de plus en plus petits et ont moins de capacités de stockage :

C’est l’époque qui veut ça. «On diminue de plus en plus la capacité [en mémoire] des ordinateurs pour les rendre plus mobiles et plus portables, résume à l’autre bout du fil Nicolas Roberge, d’Ovologic, une boîte de Québec spécialisée dans l’infonuagique. Or, les besoins restent les mêmes et pour accéder à toutes les informations que l’on veut, il devient alors plus simple de les placer sur des services d’hébergement de données et de passer par le réseau public Internet pour y accéder».

La mathématique lui donne raison. Cette semaine, dans un magasin dématérialisé sur la Toile, un téléphone intelligent et une tablette de marque populaire s’y présentaient en effet dans trois versions de 16, 32 ou 64 gigaoctets de capacité de disque dur. C’est de 15 à 30 fois moins, environ, qu’un ordinateur portable ou de bureau peut offrir. Et forcément, dans ce contexte, la quête très contemporaine de mobilité et d’ubiquité, tout comme l’accès en tout temps à son album de 3000 photos, à sa collection de 5000 CD, à ses 300 films et à ses courriels donne raison à l’infonuagique.

Il faut comprendre l’importance de la mobilité dans le mouvement vers le nuage. Nous voulons avoir accès à nos données personnelles en tout temps et aux données publiques telles que des cartes, des horaires, des nouvelles, etc. Ces besoins nous obligent à utiliser internet constamment et cette grande utilisation nous amène à transporter davantage de contenu en ligne.