Marie-Ève Morasse de La Presse m’a appelé il y a quelques semaines après avoir lu mon premier billet défavorable au mot « infonuagique » pour désigner « cloud computing ». Elle écrivait un article sur le niveau d’adoption des mots en technologie inventés par l’Office québécoise de la langue française. L’article a été publié aujourd’hui et voici des extraits où se penche sur « infonuagique » :
Nicolas Roberge est consultant en informatique. Sa spécialité: le stockage de données sur l’internet, appelé en anglais cloud computing. Quand il s’est tourné vers le dictionnaire en ligne de l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour savoir comment l’organisme francisait ce terme, ce qu’il y a vu l’a pour le moins surpris: «infonuagique».
«On dirait qu’avec «infonuagique», l’Office a essayé de faire au-delà de ce que les Anglais ont fait. Ils ont inventé un mot. Je n’aime pas la sonorité, qui me fait penser à magique. Je préfère «informatique en nuage» et c’est ce que j’utilise.»
Avec sa résonance toute poétique, le terme «infonuagique» est préféré par l’OQLF à «informatique en nuage» et «informatique nuagière», notamment.
«On propose «infonuagique» en terme principal, mais si, au fil des années, on s’aperçoit que «informatique en nuage» est beaucoup plus adopté, on le choisira comme principale suggestion», dit Martin Bergeron, porte-parole de l’organisme.
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«C’est rare qu’un beau mot meure», croit Nicolas Roberge, qui estime qu’il existe une «sélection naturelle des mots».
via Marie-Ève Morasse de la Presse.
Je me vois rassuré que l’OQLF abandonne certains mots proposés s’ils n’obtiennent pas l’adoption voulue dans l’industrie. Je salue aussi leurs efforts à moderniser la langue française et l’adapter aux changements rapides qu’on vit en technologie. Une langue est avant tout un outil de communication du présent et elle n’appartient pas seulement aux anciennes oeuvres littéraires.
Aussi, je tiens à rectifier que je suis spécialisé dans l’intégration de solutions SaaS et développeur d’applications web. La journaliste a malencontreusement écrit que je suis un spécialiste en stockage. Ceci ne m’empêche pas d’aimer Dropbox!