88% des professionnels en TI prévoient utiliser le cloud computing d'ici 3 ans

L’adoption du nuage informatique va progresser significativement d’ici 2013 selon une étude de Cisco :

Près de neuf professionnels en TI sur dix prévoient mettre une partie des données et des applications de leur entreprise dans un nuage public ou privé d’ici 2013. Présentement, seulement 18 % de ces derniers utilisent le cloud computing.

via Direction Informatique.

Voici une présentation des résultats de l’étude Connected World Report produite par Cisco :

Google Chrome OS : l'ordinateur jetable

Google a présenté cette semaine le Chrome OS. C’est un système d’exploitation ultraléger qui comprend uniquement un fureteur web. Google offre aussi le netbook CR-48 qui n’a aucun disque dur et contient uniquement de la mémoire flash pour ses besoins minimaux de stockage. Ce système d’exploitation avait été annoncé en 2009 et promis pour la fin de 2010. Toutefois, il y a des retards et on devrait voir des PC préinstallés avec Chrome OS au printemps 2011. Le prix de l’ordinateur n’a pas été dévoilé, mais plusieurs experts en matériel informatique parlent d’un prix possible de 100$ US pour cette machine.

D’ici là, Google vient de produire cette capsule humoristique pour aider les néophytes à comprendre la philosophie derrière cette initiative. On y voit un utilisateur qui produit une affiche pour un chat perdu à l’aide de différents outils disponibles sur le web. Toutefois, pendant le processus, on détruit son ordinateur de multiples façons. On démontre que son travail est sauvegardé sur le nuage (internet) et rien n’est sauvegardé sur la machine.

J’avertis les écologistes, c’est une démonstration humoristique. Ne prenez pas ça au premier degré!

Voici une vidéo de PC World qui le déballe de sa boîte :

Vie ou mort du mot infonuagique

Marie-Ève Morasse de La Presse m’a appelé il y a quelques semaines après avoir lu mon premier billet défavorable au mot « infonuagique » pour désigner « cloud computing ». Elle écrivait un article sur le niveau d’adoption des mots en technologie inventés par l’Office québécoise de la langue française. L’article a été publié aujourd’hui et voici des extraits où se penche sur « infonuagique » :

Nicolas Roberge est consultant en informatique. Sa spécialité: le stockage de données sur l’internet, appelé en anglais cloud computing. Quand il s’est tourné vers le dictionnaire en ligne de l’Office québécois de la langue française (OQLF) pour savoir comment l’organisme francisait ce terme, ce qu’il y a vu l’a pour le moins surpris: «infonuagique».

«On dirait qu’avec «infonuagique», l’Office a essayé de faire au-delà de ce que les Anglais ont fait. Ils ont inventé un mot. Je n’aime pas la sonorité, qui me fait penser à magique. Je préfère «informatique en nuage» et c’est ce que j’utilise.»

Avec sa résonance toute poétique, le terme «infonuagique» est préféré par l’OQLF à «informatique en nuage» et «informatique nuagière», notamment.

«On propose «infonuagique» en terme principal, mais si, au fil des années, on s’aperçoit que «informatique en nuage» est beaucoup plus adopté, on le choisira comme principale suggestion», dit Martin Bergeron, porte-parole de l’organisme.

(…)

«C’est rare qu’un beau mot meure», croit Nicolas Roberge, qui estime qu’il existe une «sélection naturelle des mots».

via Marie-Ève Morasse de la Presse.

Je me vois rassuré que l’OQLF abandonne certains mots proposés s’ils n’obtiennent pas l’adoption voulue dans l’industrie. Je salue aussi leurs efforts à moderniser la langue française et l’adapter aux changements rapides qu’on vit en technologie. Une langue est avant tout un outil de communication du présent et elle n’appartient pas seulement aux anciennes oeuvres littéraires.

Aussi, je tiens à rectifier que je suis spécialisé dans l’intégration de solutions SaaS et développeur d’applications web. La journaliste a malencontreusement écrit que je suis un spécialiste en stockage. Ceci ne m’empêche pas d’aimer Dropbox! :-)

La langue française se surpasse : infonuagique

J’appréhendais un événement inévitable : la francisation de l’expression « cloud computing ». Les bien-pensants de notre langue française au Québec ne pouvaient pas laisser un terme anglophone polluer nos écrits. Il fallait agir vite! Le résultat : infonuagique.

C’est un amalgame des mots informatique et nuage. Voici la description extraite du Grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française :

Modèle informatique qui, par l’entremise de serveurs distants interconnectés par Internet, permet un accès réseau, à la demande, à un bassin partagé de ressources informatiques configurables, externalisées et non localisables, qui sont proposées sous forme de services, évolutifs, adaptables dynamiquement et facturés à l’utilisation.

Si le terme vous horripile, l’Office accepte ces autres synonymes :

  • informatique intranuage n. f.
  • informatique nuagière n. f.
  • nuage informatique n. m.
  • informatique en nuage n. f.

Les termes qui n’ont pas été retenus :

  • informatique dans le nuage
  • informatique dans les nuages

J’avais énormément de difficulté avec le mot « courriel », mais je me suis habitué avec le temps. Je n’ai toutefois jamais intégré le mot « clavardage » dans mon vocabulaire.

Je vais probablement utiliser davantage les expressions « nuage informatique » et « informatique en nuage » qui ressemble beaucoup plus à l’expression « cloud computing ». Au fond, les anglophones n’ont pas créé de nouveaux mots, ils n’ont qu’ajouté un adjectif au nom commun « computing ». Évitons de se casser la tête!