Intégration d'applications cloud SaaS, quelle est la meilleure stratégie?

Le site CIO a publié un très bon article avec les différentes façons d’intégrer une application SaaS entièrement en ligne et accessible à l’aide d’un fureteur web.

Les deux premières manières mentionnées sont plutôt économiques et rudimentaires. On parle de lire des flux RSS ou placer certaines portions de l’application dans des blocs IFRAME d’un autre site web. On peut imaginer aussi des « hacks » avec des scripts Greasemonkey locales qui peuvent modifier les interfaces web de l’application. Aussi, certains SaaS permettent de personnaliser la couche de présentation avec des plugins qu’on peut créer ou activer sur demande.

Toutefois la 3e couche, soit celle de l’intégration avec la logique d’affaires est celle dont je suis le plus familier. Les applications SaaS comprennent en très grande majorité ou plutôt la quasi-totalité a des API qui permettent leur intégration dans d’autres applications informatiques. Ici on parle de web services SOAP ou RESTful. Cette méthode est la meilleure à mon avis, car on reste la logique d’affaires et les validations de l’application. Le fournisseur a la responsabilité de défense son système les actions illogiques de la part des appelants et ainsi prévenir la corruption de données.

La 4e couche est celle de l’intégration de données. Toutefois, la plupart des applications cloud ne permettent pas ce niveau d’accès à leur infrastructure.

Je vous invite à lire cet article en entier.

Le Cloud doivent ressembler à des produits destinés à des consommateurs

C’est ce que Christoph Behrendt, vice-président de SAP Business ByDesign Solution Management, a déclaré à la conférence SIIA OnDemande Europe à Londres. L’abonnement aux services doivent se faire facilement. Aussi, les différentes solutions doit être en mesure de communiquer entre elles et avoir une solide intégration.

“The expectation of the new generation is that it [IT business solutions] is like a consumer business. It is not complicated anymore and the entry of choice needs to be much more consumable and much faster [than traditional models],” said Behrendt.

“It has to play together. Previously, different functions, for example HR or sales, made isolated decisions. Today, businesses want to bring together the fragmented solutions to get a whole picture,” he said.

via ComputerworldUK.com.

On pourrait croire que SAP veut promouvoir son offre de progiciel qui fait tout. Étonnamment, il ajoute que SAP veut s’intégrer aussi aux solutions des compétiteurs importants :

Behrendt insisted that the orchestration would not be isolated to SAP solutions, saying: “We acknowledge that there are non-SAP solutions, and we really try and promote this openness of things that play together.”

C’est d’ailleurs un critère de sélection d’un bon SaaS. C’est sa capacité à se connecter d’emblée à d’autres solutions sur le web en temps réel. Aussi, il important de vérifier l’ouverture de son API de programmation pour développer facilement des ponts logiciels.

Programmer ou ne pas programmer, là est la question

Lorsque vous faites face à la décision d’ajouter à votre arsenal une nouvelle solution applicative, vous avez souvent deux choix. Est-ce que je crée l’application de toutes pièces ou j’intègre une application existante?

Le développement neuf n’a pas toujours bonne presse avec les décideurs en TI. Avec raison! Le développement logiciel est difficile à gérer et ces projets peuvent facilement échouer ou dépasser les prévisions initiales de temps et d’argent.

L’intégration de logiciels existants est une solution populaire. Elle comporte souvent moins de risques financiers. Toutefois, une fois la solution implantée, des problématiques peuvent survenir. On dépend d’un tiers pour le soutien de la solution et les incompatibilités fonctionnelles peuvent devenir des irritants pour les utilisateurs.

Ce que je conseille c’est de développer lorsque la solution touche des lignes d’affaires propres à son entreprise. Des solutions sur le marché devront être trop adaptées pour convenir. La solution maison pourra optimiser les façons de faire actuelles et aider à accélérer la gestion interne. Par exemple, une compagnie de taxi pourrait faire développer son logiciel de répartition.

L’intégration de logiciels est bénéfique lorsque le besoin est en dehors de son « core business ». Les solutions externes implémentent les meilleures pratiques de gestion de leur domaine d’affaires respectif. Si on ne s’y connait pas trop dans ce type d’activités, on est mieux de se fier aux experts qui proposent cette solution. Si l’on s’entête à la programmer soi-même, on va se retrouver avec une solution moins robuste et avec des fonctionnalités en moins. Par exemple, d’excellents logiciels comptables sont sur le marché. Il serait très mal avisé de penser qu’on peut faire mieux.