L'offre web en intelligence d'affaires dans le nuage

Alain McKenna a fait un super topo dans le journal la Presse sur l’état de l’offre des produits d’intelligence d’affaires et d’analyse de données sur le marché. J’ai d’ailleurs été interviewé pour obtenir mon son de cloche sur l’offre de service actuelle dans ce segment des TI dans le « cloud ». La transition vers l’informatique en nuage change beaucoup l’offre actuelle et nous amène certains défis lors de cette transition.

Louis-Michel Mathurin, Vice-président d’AgileDSS, explique les défis quant au transfert d’importantes quantités données entreposées localement vers le nuage et le niveau de maturité de ces nouvelles solutions :

Il ne faut pas se faire d’illusions, poursuit-il: les services web d’analyse de données ne sont pas encore aussi sophistiqués que ceux en entreprise. Cela dit, les géants dans ce domaine, d’IBM à SAS, s’ouvrent lentement au phénomène de l’infonuagique. Le défi qui s’impose est simple: le volume de données à transférer vers un serveur extérieur est si important qu’il nuirait à l’efficacité de l’outil et empêcherait d’obtenir des résultats sur-le-champ.

Cette phase de transition entre les systèmes existants situés dans vos infrastructures locales et d’un autre dépôt à distance sollicite davantage votre lien internet. Il existe des stratégies d’intégration de systèmes qui permet une réplication en temps réel et d’éviter de copier inutilement des données en double ou non pertinentes. Malgré que les liens internet à large bande sont de plus en plus accessibles, il faut tout de même être conservateur dans leur utilisation si on ne veut pas payer trop cher.

Dans mon entrevue, j’ai signifié au journaliste que les services SaaS en BI (« business intelligence ») ou intelligence d’affaires sont pratiques pour analyser des données d’autres logiciels-services déjà en ligne. Ces compagnies sont connectées sur internet avec des liens réseau à très haute capacité. Ils sont ainsi capables de siphonner rapidement des données d’un autre service disponible sur le nuage :

Ce que les outils infonuagiques de veille permettent de faire plus facilement, c’est de lier entre elles les données provenant d’autres services infonuagiques. Par exemple, les habitués de SalesForce, de BaseCamp ou même des applications Google n’ont pas besoin d’envoyer leurs données vers le nuage, puisqu’elles y sont déjà. Il suffit de trouver un service web compatible avec les applications qu’ils utilisent déjà.

Je vous invite à lire l’article au complet, c’est très bien vulgarisé pour un sujet aussi pointu.

Le cloud computing et le SaaS selon Salesforce

Salesforce comme tous les fournisseurs de logiciels-service (SaaS) a le défi de convaincre les décideurs en TI de passer au nuage. Étant probablement le plus grand succès à niveau, Salesforce a une page dédiée à éduquer les consommateurs et les clients potentiels sur cette méthode de livraison de service informatique.

Voici une vidéo très bien illustrée qui démontre toutes les raisons de passer au cloud computing dès maintenant.

Je vous rappelle que les intégrateurs de systèmes, comme Ovologic, vous permettent de profiter de ces nouvelles possibilités. Votre infrastructure logicielle actuellement peut être adaptée et interagir avec des systèmes informatiques hébergés à l’extérieur de vos installations. Ce genre de projet est très rapide et comporte peu de risques. Les logiciels-service ont pour la plupart des interfaces de programmation (API) très avancées et matures qui permettent de brancher vos systèmes informatiques au leur rapidement.

Mise à jour 2010-04-01 : La vidéo de Salesforce est maintenant disponible en version française. J’ai remplacé la version anglaise.

5 indices que son choix de SaaS est perdant

par striatic

par striatic

Louer un logiciel-service est devenu une option tendance et de plus en plus populaire. Le logiciel-service, mieux connu sous son acronyme anglais SaaS (Software as Service), est un modèle de distribution qui est rendu possible depuis la venue des liens internet à haut débit et à haute disponibilité. Mais, ce choix est judicieux seulement si le fournisseur répond à certains critères. Voici une liste de points auxquels il faut faire attention avant d’aller de l’avant avec un tel service.

L’évolution du logiciel est à vos frais

Un des avantages importants de louer un SaaS est de profiter des mises à jour et améliorations régulières. Les migrations doivent être fréquentes et sans coût additionnel. Les fonctionnalités qui profitent à l’ensemble des clients doivent être intégrées aux cycles de développement du produit. Si votre fournisseur vous demande de payer toutes formes d’améliorations ou d’évolution du logiciel, vous payez pour les autres. Vous êtes alors perdant.

Payer pour des fonctionnalités inutiles pour vous

Vous devez faire le calcul et comparer les frais annuels du logiciel-service versus d’autres options. Ils ont parfois trop de fonctionnalités pour l’utilisation que vous allez en faire. N’achetez pas un jet privé pour aller acheter votre journal du coin!

Comme toute implémentation, dressez une liste des fonctionnalités qui sont primordiales pour vous. Faites une deuxième liste des options qui sont souhaitables (les « nice to have »). Évaluer toutes les options telles que le développement sur mesure, les logiciels libres ou les solutions commerciales. Le logiciel-service devrait coûter moins cher que toutes ces autres options. Si vous faites des compromis à prendre une solution partagée, vous êtes en droit de profiter d’économies d’échelle.

Le soutien technique est facturé en sus

Le système doit être fonctionnel en tout temps et exempt de bogues. Quand on loue un logiciel-service, on doit s’attendre à ne pas être facturé si l’une ou l’autre des situations surviennent.

Le fournisseur devrait même surveiller très étroitement la disponibilité de son service. Il devrait être le premier à constater une panne. Si vous devez lui informer, vous y rendez service. Si vous facture pour cet appel, posez-vous de sérieuses questions.

Irritants à utilisation

Une solution qui est louée à plusieurs clients devrait avoir une interface soignée et au goût du jour. L’application doit incorporer les meilleures pratiques de l’industrie en terme d’ergonomie d’interface. Aussi, elle devrait être mieux conçue qu’un logiciel sur mesure.

Quant à la performance, le fournisseur doit adapter la capacité de ses serveurs ont fonction du nombre de clients.

Il n’y a aucune sortie de secours

Lorsque vous choisissez un logiciel-service, vous vous engagez avec la plateforme. Vous allez y saisir des données sensibles d’entreprise. Vous allez faire ménage à deux. Si l’union ne fonctionne pas, est-ce que ça sera facile de plier bagage?

Le service doit permettre une exportation complète de toutes vos données. Le format des données doit être ouvert et facile à travailler avec (texte, XML, etc.). Encore mieux, le service devrait incorporer des formats standards connus.

Par exemple, lors de mon passage chez BMG Multimédia, nous avions réalisé une plateforme de LCMS (Learning Content Management System). Le client avait exigé qu’on incorpore la norme SCORM. Ainsi, le client était en mesure d’abandonner le logiciel et partir avec son matériel de cours et l’importer dans un autre logiciel.

Pour conclure

Avez-vous déjà utilisé un logiciel-service? En utilisez-vous un présentement? Répond-il à tous ces critères? Connaissez-vous de bons fournisseurs québécois ou étrangers de logiciels-service?

Pour ma part, j’ai fait l’essai récemment de CakeMail aussi connu sous le nom de Courrielleur situé à Montréal. Je suis pleinement satisfait de cette solution. Elle répond à tous les critères ci-haut.

Le cloud computing: vers une industrialisation des services informatiques?

Un débat prend de plus en plus de place dans l’industrie des TI sur la place qu’on doit accorder à l’informatique dans les nuages (je sais c’est moche cette traduction pour le « cloud computing« ). Toutefois, je remarque que les arguments amenés sont ceux qu’on utilisait et qu’on utilise toujours pour dénigrer un produit manufacturé industriellement versus un produit artisanal.

par AdamSelwood

par AdamSelwood

Certains commentaires antinuageux

  • Le service ne pourra jamais correspondre entièrement à notre besoin.

  • Si ça brise, il sera quasi impossible de parler à quelqu’un.

  • On va avoir la même affaire que tout le monde.

Quelques répliques pour nous recouvrir de nuages

  • Est-ce que vos besoins spécifiques sont justifiables? Quel est le retour sur investissement de ces fonctionnalités supplémentaires si nécessaires?

  • Si ça brise, ils n’auront pas juste vous dans le dos. Ils auront des milliers voir des millions de clients insatisfaits. Je crois que votre appel de signalement ne sera pas nécessaire.

  • Pourquoi se distinguer à tout prix? Est-ce que votre voiture est unique aussi? J’en doute et vous l’aimez tout de même. On peut choisir la couleur sur une auto et on peut souvent concevoir des gabarits visuels sur mesure pour des logiciels-service. Le whitelabeling permet aussi d’appliquer sa marque entièrement et cacher le véritable fournisseur du service.

Services de soutien versus les services de mission

Certains services dans l’entreprise sont en lien direct avec la mission de l’entreprise. Par exemple, les ordinateurs qui gèrent les transactions bancaires dans une banque ou une caisse sont en lien direct avec le but de la compagnie. Toutefois, les serveurs de courriels fournissent un service de soutien à l’organisation. Certes ça serait très gênant une panne des serveurs de courriel, mais ça n’affectera pas le fonctionnement de base de la banque.

Certains services sont rendus tellement banals que ça devient de plus en plus difficile à justifier de les héberger et les soutenir à l’interne. Aussi, il ne faut jamais oublier que chaque système vient avec sa ressource humaine pour la soutenir techniquement. On ne faut pas se limiter au matériel informatique, aux licences et à la salle des serveur.

L’industrialisation des services informatiques

Ces services génériques qui sont pratiquement identiques d’une entreprise à l’autre, qu’est-ce que ça donne de les mettre en place soi-même? Pourquoi payer le temps, les licences et le matériel pour reproduire une configuration qui n’égalera jamais celle d’une entreprise qui en est spécialisée? Les pratiques en TI n’ont-elles pas atteint une maturité qui justifie une forme d’industrialisation à la chaîne de ces services communs?

Ne devrions-nous pas nous concentrer seulement sur les services de mission et impartir les services génériques à des experts? Personnellement, je tends à penser de plus en plus comme ça. Qu’en pensez-vous? Doit-on impartir notre infrastructure informatique? Si oui, quels services doit-on délaisser?