Le travailleur autonome à l'ère de Facebook, LinkedIn et Twitter

J’animais ce matin un petit déjeuner table ronde pour des membres de l’AQIII. Le déjeuner servait à échanger sur la façon qu’on peut utiliser ces trois réseaux sociaux dans le cadre de notre carrière en tenant compte de notre réalité.

Voici les questions que j’ai tenté de répondre à priori ce matin.

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Quoi mettre en ligne et quoi garder pour soi?

Vous devez être conscients que tout ce que vous publiez peut être lu par n’importe qui. Les sites offrant des possibilités de restrictions de publication comme Facebook n’empêcheront pas vos amis de relayer ce que vous dites à d’autres. Je vous invite à vous familiariser avec la gaffe de l’épouse à Stéphane Dion).

Je conseillerais d’éviter de parler de politique, de religion et de sexe. Les débats sur ces sujets sont souvent des discours de sourds et divisent les gens. Si vous voulez éviter de froisser quelqu’un, je vous conseille de vous tenir loin de ce terrain. Évitez aussi les photos qui ne vous mettent pas à votre avantage.

L’importance de l’authenticité sur la toile, qui êtes-vous vraiment ?

L’authencité est la clé. Si vous savez qui vous êtes dans la vie et vous vous assumez, la gestion de votre identité numérique sera simplifiée. Il ne faut pas se créer un personnage fictif en ligne. Le jour que vos contacts vont vous connaître davantage en personne, il doit y avoir une cohérence avec ce qu’ils savent de vous.

Comment être découvert avec une recherche Google ?

Les grands réseaux sociaux publient des profils publics de ses membres. Ces profils sont très bien indexés par Google et ont une grande valeur pour ce moteur de recherche. Ils apparaissent souvent en haut des résultats quand on recherche votre nom. Je vous encourage fortement d’ajouter un lien vers votre site ou votre blogue professionnel sur ces derniers. Ça va rehausser la crédibilité de votre site aux yeux de Google et augmenter son classement.

Facebook et Twitter, est-ce vraiment convenable pour un professionnel en TI?

Facebook et le réseau social de tout le monde. Il n’est pas spécialisé. Son unique avantage pour un travail autonome à mon avis est la quantité de personnes inscrites et la fréquence des visites de ces derniers. Le réseau dépasse les 300 millions de membres. Environ la moitié d’entre eux visite le site tous les jours. Les gens y partagent les développements dans leur vie personnelle et professionnelle et y ajoutent des photos personnelles entre autres.

Carl-Frédéric de Celles, le président fondateur d’iXmédia, est un utilisateur assidu de ce réseau et m’expliqué récemment pourquoi il y croyait beaucoup. Il me disait que les gens vont s’intéresser à nous uniquement s’ils nous connaissent. Par exemple, en lisant sur des cochons dingues (surnommées les « cochonnes »), on apprend à le connaître comme personne avant tout et on vient à développer une proximité voire même un attachement. On pense toujours à lui quand vient le temps de recommander un spécialiste web, ça va de soi.

Je suis maintenant pleinement d’accord avec ça, mais ça m’a pris du temps à comprendre. J’ai longuement hésité d’ajouter des contacts professionnels sur Facebook. J’ai créé tout de même un groupe dans lequel je place mes contacts moins familiers. Ils ont droit à moins de photos que les autres.

Le seul bémol c’est la capacité de chacun à partager sa vie personnelle avec les autres. Dites-vous que la pudeur c’est quelque chose d’acquis au cours de notre vie. En regardant mes jeunes enfants, la politique du livre ouvert semble venir par défaut en sortant de l’usine.

Cette proximité que les gens viennent à développer entre eux vient moins facilement sur LinkedIn. On ne partage pas sur LinkedIn les premiers pas de nos enfants, mais on peut le faire sur Facebook et Twitter. Vos contacts vont vous féliciter et vous aurez de quoi à parler à un prochain 5 à 7.

En ce qui concerne Twitter, ce réseau a été récemment intégré à LinkedIn. Sachant que LinkedIn est le réseau sérieux pour professionnel, ça démontre bien la valeur de Twitter pour cette même clientèle. Twitter permet de découvrir des contacts en dehors de notre réseau. J’ai fait d’excellentes découvertes et développé des relations uniques qui seront primordiales dans mon parcours professionnel.

Comment intégrer ces nouveaux outils dans un horaire déjà chargé et maximiser les résultats?

Cette question revient toujours. Elle m’est posée par le sérieux professionnel typique qui associe internet le plus souvent aux jeunes. Je considère que l’utilisation des réseaux sociaux pour interagir avec son réseau est une économie de temps. Je m’explique.

Quand j’ai une nouvelle professionnelle ou j’ai de la disponibilité à travailler, je le publie là-dessus. Ceux que ça intéresse, ils me contacteront. C’est le mode « pull ». Ils lisent au moment qu’ils désirent être informés.

Les autres moyens traditionnels de communiquer sont en mode « push ». On appelle un à un nos contacts. On leur envoie un courriel qu’ils doivent lire. On les force à recevoir notre message. C’est plus de temps, car on doit tirer partout sans savoir l’intérêt de nos interlocuteurs.

Pour vous aider, il existe aussi des outils performants pour aider à intégrer ces réseaux. J’utilise actuellement Seesmic Desktop et je peux interagir sur Twitter et Facebook à la fois. Mon Twitter est intégré avec LinkedIn. Le service Ping.fm permet aussi de mettre à jour ses différents statuts sur tous ces sites en même temps.

La règle du 10/20/30 lors d'une présentation PowerPoint

par Robert S. Donovan

par Robert S. Donovan

Voici une règle amusante de Guy Kawasaki à ce qui concerne les présentations PowerPoint. Il explique des directives simples à se souvenir et efficaces pour conquérir votre audience et éviter l’ennui de ces derniers.

  • Votre présentation doit avoir un maximum de 10 diapositives.
  • Vous devez être en mesure de la présenter en 20 minutes.
  • La police de caractères doit être au minimum de 30 points.
  • Si vous devez écrire plus petit pour y mettre plus de texte, c’est que vous ne maîtrisez pas votre sujet.

J’ai déjà fait ces erreurs et je vais certainement appliquer ces règles  dans mes propres présentations.

Voici sa mini-biographie provenant de Wikipedia :

Guy Kawasaki (né en 1954 à Honolulu) est un des premiers responsables marketing chez Macintosh en 1984. C’est à lui qu’on doit le concept d‘evangelism aux nouvelles technologies ; il a promu les produits de la marque Apple parce qu’ils étaient conçus pour aider les utilisateurs. Après avoir quitté Apple, il a été PDG de ACIUS, qui a produit le logiciel 4e dimension. Il a aussi créé l’entreprise Fog City Software. Il a très récemment lancé un site propageant des rumeurs, Truemors et Alltop, service de page thématique d’actualité dans un style graphique proche de netvibes.

J'irai à la conférence de Sylvain Boudreau

Sylvain BoudreauL’AQIII organise pour ses membres et non-membres deux représentations de la conférence le « Moi Inc. » de Sylvain Boudreau. J’ai connu Sylvain lors d’un cours de démarrage d’entreprise situé dans un incubateur d’entreprises situé dans le quartier St-Malo/St-Sauveur. Il nous enseignait le marketing et la vente.

Cela fait plus de 10 ans de cela, mais je me rappelle de plusieurs trucs et concepts qu’il nous avait présentés. J’appréciais son approche accessible et très imagée. Il était un orateur naturel et amusant.

Je me rappelle ce qu’il nous avait dit sur le réseautage. Il fallait connaître beaucoup de monde pour avoir un réseau utile et versatile. Ce genre de concept s’applique aux réseaux sociaux en ligne.

Je me suis souviens aussi de l’image qu’il avait utilisée pour nous faire comprendre l’importance de la promotion. Il parlait qu’il avait fait un party chez lui où il avait la meilleure musique, le plus beau des décors, la meilleure nourriture, du vin de qualité… mais personne n’est venu! Si vous faites un party, invitez le monde! Vous avez beau avec le plus beau produit au monde, si personne ne sait qu’il existe, il ne se vendra pas. Je ne l’ai pas oublié celle-là.

J’ai bien hâte de le revoir une fois de plus. J’imagine que cela sera encore meilleur que mes derniers souvenirs. La conférence sera présentée le 28 septembre à Montréal et le 30 septembre à Québec.

30 jours pour apprivoiser Twitter

J’ignorais comment ça prenait de temps à apprivoiser la bête qu’est Twitter. Steve V. de MindSix a écrit un très bon billet sur son expérience après 30 jours. Il a un following d’autour de 600 personnes et il semble très bien se débrouiller maintenant. Pour ma part, ça m’a pris plus de temps. L’année passée, il y avait peu de monde et parmi eux peu savaient quoi en faire.

Dans le billet à Steve, j’ai particulièrement apprécié quelques passages. Il relate ses préjugés au départ. Des préjugés qui sont d’après moi la faute de Twitter lui-même. La question en haut de la boîte de saisie est toujours « What are you doing? ». Je répondrais à Twitter: quelque chose qui est mieux d’être intéressant, sinon j’emmerderai tous mes abonnés.

(…) au début, j’étais très septique voir même suspicieux à l’égard de Twitter. En mon esprit était gravé en grosse lettre ceci : Twitter est pour les « no life»  ou, en d’autres mots plus politiquement correcte, je croyais retrouver sur Twitter que des gens qui parlent de leur vie tel que: « Je viens de me gratter l’oeil droit et le gauche est resté ouvert. YEAH! »

Il dit plus tard qu’il faut avoir des objectifs quand on s’inscrit sur Twitter. J’ajouterais si on a un but, on risque d’avoir une ligne éditoriale qui sera en lien avec qui on choisit de suivre. Notre réseau sera thématisé et cohérent.

Je me suis lancé tête baissée, sans avoir vraiment un but, autre que découvrir Twitter, mais pour tirer quelque chose de bien, je dois avoir un but dans cette aventure Twitter (…)

J’aime bien aussi quand il parle d’être généreux. On se taille une place sur Twitter en valorisant les gens qu’on côtoie sur le réseau. C’est naturel pour certains et peut-être un effort pour d’autres. Ça revient un peu avec ce que je disais dans mon billet sur les médias de Québec, il ne faut pas faire que du « push ».

Twitter, c’est comme la vie, c’est donnant donnant. Vous tirez trop la couverture vers vous, vous donnez moins que vous recevez, et bien un jour cela va se jouer contre vous et vous n’aurez plus rien à tirer vers vous.