L'innovation a-t-elle le dessus sur l'assurance qualité?

Le succès de différents services sur internet dit « web 2.0 » est indéniable. Prenons l’exemple de Twitter, ce réseau social où ses membres diffusent de courts messages textes de 140 caractères à d’autres membres qui sont abonnés à leurs mises à jour. Ce site a vécu et vit toujours d’importantes difficultés de « scalability » ou d’extensibilité (merci l’OLF). L’adoption du site par les internautes n’a jamais été ralentie par ses innombrables problèmes techniques. Lorsqu’on parle de ses problèmes techniques, ils sont sérieux :

  1. Perte de données : des messages ont été perdus.
  2. Violation de la confidentialité : des messages privés entre membres sont apparus dans les messages publics.
  3. Pannes intermittentes : tous les jours, il y a des périodes aléatoires où le système ne répond pas.

Normalement, ce genre de problèmes sont suffisants pour décourager et effrayer les utilisateurs. Mais, au contraire, le site continue à croitre en membres. Alors, je me questionne : l’innovation qu’un service amène dans la vie des utilisateurs a-t-elle plus d’importance que sa fiabilité?

par karpidis

par karpidis

Je viens de l’école de pensée qu’il faut livrer des produits de qualité supérieure au risque de livrer en retard. Il ne faut pas livrer des bogues majeures qui pourraient causer un préjudice envers l’utilisateur. Mais, est-ce que cette école de pensée est désuète?

Cette obsession de la perfection nuit-elle au TTM (« time-to market »)? Si on livre trop tard à nos utilisateurs, risquons-nous de perdre la fenêtre d’opportunité de faire une différence dans sa vie?

Je vous avoue que je ne sais pas sur quel pied danser sur cette question. Possiblement, les microlivraisons permettent de remplir ces deux objectifs. Si l’usager a un besoin pressant, serait-il plus judicieux de lui offrir une solution simple sans artifices rapidement? Si le besoin évolue, peut-on faire évoluer intelligemment ce produit? Qu’en pensez-vous?