Google poursuit le gouvernement américain pour avoir exclu sa solution SaaS

Après la poursuite contre le gouvernement pour des achats sans appel d’offres pour avoir exclu les logiciels libres au Québec, on apprend qu’aux États-Unis Google poursuit le Département de l’intérieur pour avoir accordé un contrat de 59 millions à Microsoft pour l’achat d’un système de messagerie centralisé excluant d’office l’offre SaaS de Google.

Google has sued the US government — specifically the Department of the Interior, for not seriously considering Google Apps when it put out a Request for Quotation RFQ to handle its messaging needs. Specifically, the DOI stated upfront in the RFQ that the solution had to be part of the Microsoft Business Productivity Online Suite. Google is making the argument that this is « unduly restrictive of competition, » and it seems like theyve got a decent argument there.

via Techdirt.

C’est une première à ma connaissance. Le gouvernement a avancé des critères de sécurité pour choisir Exchange, mais c’est tout de même étrange qu’ils n’aient pas fait place à d’autres solutions non-cloud comme Novell GroupeWise ou Domino/Lotus Notes.

À suivre!

La crise cardiaque à venir chez Microsoft

Crédit Dan Perry

Je suis tombé sur cet article coup-de-poing sur Microsoft. Une analyse sur son positionnement dans tous segments qu’elle a décidé d’attaquer de front. Plusieurs passages sont intéressants. On parle du départ de Bill Gates et l’arrivée de Steve Ballmer et de l’évaluation boursière d’Apple qui a dépassé celle du géant de Redmond entre autres. L’entreprise n’a fait que grossir et a perdu sa compétitivité.

Je n’ai personnellement rien contre cette compagnie, mais dans l’exercice de ma profession, je dois recommander les meilleurs produits à mes clients. Si Microsoft a le meilleur produit dans une catégorie donnée, je vais le faire d’emblée. Toutefois, c’est rarement le cas. Leurs produits ont souvent l’unique avantage de s’intégrer plus facilement avec leurs autres produits.

Voici un premier sur la recette de ses succès du passé :

Microsoft got to the top not by delivering great products — ever — but by Bill Gates’ white-shark approach to business competition. Even after the Department of Justice slammed it with an antitrust suit, weak enforcement left Microsoft to continue on its way. It was only after Gates left on July 1, 2008, that the company started to lose its mojo.

On conclut avec ceci :

All companies age and get slower off the mark. Microsoft has moved into its rich, fat and graying stage. People both inside and outside the company know that it’s happening, but Microsoft isn’t ready to stop eating steak and avoiding exercise yet.

Je vous invite à lire l’éditorial au complet.

Le nouveau cloud privé Microsoft de l'état du Minnesota

Minnesota State Capitol

crédit Michael Hicks

L’état du Minnesota aux États-Unis a annoncé lundi qu’elle avait signé une entente historique avec Microsoft. Microsoft va fournir des services en impartition pour le courriel, des sites web, le calendrier collaboratif, entre autres. On parle ici de l’offre Business Productivity Online Suite (BPOS) qui est similaire à celle de Google Apps.

Voici une analyse par Don Macvittie de cette entente dont on connaît peu de détails :

In essence, this takes “private cloud” to a different place than I would have envisioned. They’re outsourcing. Yes, there’s a line in the sand, beyond which the state has complete control, but they have essentially given Microsoft their infrastructure (the collaboration and email piece of it anyway) and are holding Microsoft accountable for security and software maintenance. That’s a pretty solid plan if the admins at the state can manage the applications as they need/desire. There are gray areas that would need to be covered, like what types of threats are user/application threats that Microsoft isn’t responsible for, what’s the escalation path, etc. But those are no doubt covered in the contract, which we don’t have access to.

Microsoft is giving over dedicated space (notice that the article does not say dedicated hardware anywhere in it), and even has committed a datacenter that the cloud will run out of. The price tag must have been pretty high, but Microsoft Exchange admin, IM (ala Microsoft Communicator) admin, and Microsoft Sharepoint admin – the hardware and software maintenance, routing, upgrades, etc part – is expensive too. The state knows what that portion of its budget will cost and can focus on running the apps that the state and its citizens require to get the job done.

via Minnesota and Private Cloud sur Cloud Computing Journal.

Que la meilleure technologie gagne

CodeFest au Make Web Not War (crédit photo Motionblur Studios)

Aujourd’hui j’ai assisté à l’événement multi-plateformes Make Web Not War 2010 organisé par Microsoft. Le nom de l’événement fait référence aux guerres que les développeurs d’applications se livrent entre eux sur les technologies qu’ils utilisent.

J’avais déjà assisté à quelques événements TechDays que Microsoft organise depuis longtemps. Ce sont des événements pour promouvoir et présenter les nouveautés des produits Microsoft aux développeurs déjà dans leur techno.

Le message des évangélistes techno de Microsoft m’a toutefois agréablement surpris au Make Web Not War. On parlait d’interopérabilité et d’ouverture de leurs produits pour fonctionner avec les technologies du libre et celles de leurs concurrents. Microsoft a pourtant longtemps favorisé exclusivement l’adoption de leurs technologies par leur étroite comptabilité entre leurs propres produits.

Jeremy Wright de netmobs, Joey DeVilla et John Oxley de Microsoft (crédit photo Motionblur Studios)

La meilleure technologie

Dans les discussions, on a parlé de choisir la meilleure technologie pour servir nos clients. Si le meilleur est un produit libre, ça sera ça. Si c’est celui de Microsoft ou un autre fabricant propriétaire, il faut le choisir. L’important c’est de donner de la valeur à son client. J’ai trouvé très encourageant et rafraîchissant d’entendre parler de cette philosophie de leur part. Une philosophie qui se résume à ceci: que le meilleur produit gagne.

Ça force ainsi tous les joueurs à rehausser leur jeu et à offrir de meilleurs produits. On laisse de côté les stratégies d’enfermement propriétaire et d’incompatibilité qui ont contraint certains clients à choisir un mauvais produit. On favorise l’interopérabilité pour permettre aux programmeurs de bâtir des solutions efficaces et fiables composées de différentes technologies gagnantes issues du libre et du propriétaire.

Voici les photos de l’événement: