OpenStack: éviter l'enfermement propriétaire dans le cloud

Rackspace a fait l’annonce cette semaine qu’elle publiera le code source de sa technologie qu’elle utilise pour son nuage informatique. D’ailleurs le NASA se joint à cette initiative en contribuant une portion de sa technologie utilisée dans son cloud privé nommé Nebula. Le projet open source se nomme OpenStack. Cette nouvelle est très encourageante. La peur de se commettre à long terme à un fournisseur dû au manque d »interopérabilité entre eux est un frein à l’adoption du cloud computing. L’ouverture est toujours bienvenue.

L’initiative propose deux produits au départ. Le premier projet Compute sert à standardiser les machines virtuelles. Le second, Storage, adresse le stockage de fichiers. Les deux projets seront disponibles autour de septembre/octobre 2010.

Le logiciel propriétaire, un carcan pour le client?

par ktylerconk

par ktylerconk

Le logiciel propriétaire est le seul modèle économique où le client n’est pas en plein contrôle de ce qu’il paie. Pour tous les autres produits tangibles, le client peut en faire ce qu’il veut après avoir déboursé pour l’obtenir. Il a acquis le produit.

L’exemple de la maison

Par exemple, lorsqu’on s’achète une maison, il est possible de la modifier soi-même ou de confier les travaux à n’importe quel entrepreneur. On nous fournit même le plan! On pourrait dès la prise de possession, en faire une copie sur le terrain adjacent.

L’exemple de l’automobile

L’automobile est un produit plus technologique et il est produit en série. Son exemple, se rapproche davantage au logiciel propriétaire. Toutefois, le fabricant vend des manuels techniques d’entretien avec des schémas complets de toutes les pièces de l’automobile. Vous pouvez faire l’entretien de la voiture dans un autre garage et même y apporter des modifications sans perdre votre garantie. L’automobile une fois vendue vous appartient.

À qui appartient le logiciel que j’ai acheté?

Lorsque vous achetez un logiciel, vous n’achetez qu’une licence d’utilisation. Le logiciel ne vous appartient pas. Le média sur DVD ou sur CD ne vaut pratiquement rien. Par exemple, Microsoft vend le média seul sans licence à 39,99$ CDN pour la quasi-totalité de ses produits. La licence vous permet d’utiliser le logiciel à perpétuité. Toutefois, rien n’empêche le fabricant de cesser de supporter le logiciel. Comment prévenir ça?

J’ai déjà vu chez un ancien employeur que le client avait exigé que le code source soit transféré dans une fiducie advenant un événement qui empêcherait le support de l’application (faillite, erreur humaine, sinistre, etc.). Le client serait alors en mesure de continuer à maintenir le logiciel sans trop problèmes. Mais, est-ce qu’un client peut exiger ça des grands fabricants de logiciels?

Le modèle d’open source

Lorsque vous installez un logiciel libre, vous avez accès au code source. Vous n’avez plus de lien avec le fabricant. Vous pouvez modifier le logiciel sans demander la permission à quiconque. Ce sont les mêmes droits que vous avez avec votre maison et votre automobile.

Lorsqu’on défend le logiciel propriétaire, on utilise souvent les arguments de support ou d’imputabilité de fournisseur. Lisez vos contrats de licence et ils vous empêchent la plupart du temps de recourir contre eux en cas de préjudice ou discontinuation du produit. L’open source bizarrement peut s’avérer plus sécuritaire pour le client. Quand le logiciel est implanté chez lui, en ayant le code source, il reste maître d’oeuvre de l’évolution du produit.

J’aimerais avoir d’autres opinions à ce sujet. Quel modèle de distribution de logiciel offre une meilleure pérennité pour le client?

Acheter des licences de logiciels de compagnies étrangères, est-ce avisé?

Le gouvernement du Québec fait la manchette dans Cyberpresse avec l’octroi sans appel d’offres d’un contrat à Microsoft par le Ministère de l’Éducation pour renouveler 1800 licences de Microsoft Office 2007 au coût de 733$ chaque. Ceci équivaut à environ 1,3 million de dollars qui seront versés directement à cette compagnie étrangère.

par Andrew Abogado

par Andrew Abogado

C’est une surprenante décision étant donné que OpenOffice 3.0 est gratuit et il est rendu à une maturité quasi équivalente à Microsoft Office. La plupart des utilisateurs utilisent seulement les fonctionnalités de surface d’Office. Les superutilisateurs sont une proportion minime, mais personnellement j’utilise OpenOffice et je n’ai pas encore été confronté à des contraintes limitatives. Au contraire, je profite de fonctionnalités avancées exclusives à la suite gratuite.

Québec vit une crise économique (de ce qu’on dit dans les médias du moins). Le gouvernement Charest a annoncé des réinvestissements dans les routes et les ponts ont pour but de faire travailler des ressources humaines. Les dépenses en ressources humaines sont retournées dans l’économie locale, contrairement à des frais en licences ou en matériel. Ceci est encore plus vrai si la matière première provient de l’étranger comme les licences du géant de Redmond et le goudron pour faire les routes (pétrole).

Serait-il plus sage de minimiser les dépenses à l’étranger de la part du gouvernement et de réinvestir dans l’économie locale. Les logiciels libres permettent de réduire les dépenses en licences. Si on reprend l’exemple des routes, serait-il mieux alors de faire travailler la main d’œuvre en TIC du Québec qui vit et qui paie des impôts au Québec? Un main d’oeuvre qui peut implanter et support les logiciels libres dans ces organismes.