Victoire de la libre concurrence face aux vieilles pantoufles

Je tiens à saluer la victoire de Savoir-Faire Linux face à la Régie des rentes du Québec. J’ignore si c’est une peur de changement, de la paresse ou un lobby corporatif très puissant qui a amené la RRQ à octroyer ce contrat sans appel d’offres. Une chose est certaine : cette décision fera jurisprudence. J’espère qu’on fera à compter de maintenant de réels efforts d’analyse de solutions alternatives. L’industrie des TI change très rapidement et l’offre sur le marché se renouvelle constamment. Il faut sortir de ses vieilles pantoufles parfois et regarder ce qui se fait ailleurs.

Toutes les solutions modernes sont interopérables. Ce n’est plus risqué qu’auparavant de migrer vers d’autres plateformes ou solutions. La montée du web a soufflé un vent de standardisation à travers l’industrie des TI. Les logiciels doivent être compatibles entre eux sinon ça sera leur mort.

Pour en savoir plus sur le jugement:

MAJ 2010-06-07 : Cyrille Béraud de Savoir-Faire Linux a fait un billet et a reçu une pluie de commentaires.

J'appuie Cyrille Béraud et la libre concurrence

Le procès opposant Savoir-Faire Linux à la Régie des rentes du Québec débutait hier. Cyrille Béraud, CEO de Savoir-Faire Linux, poursuit le gouvernement du Québec pour avoir acheté 720 000 $ de licences de logiciel directement de la compagnie américaine sans appel d’offres. La RRQ prétend que cet achat était une simple mise à jour alors que M. Béraud affirme que la Régie aurait pu implanter le système d’exploitation Linux avec logiciel OpenOffice sur ses postes de travail. Soit deux logiciels entièrement gratuits.

J’ai observé ce dossier avec un regard d’informaticien et celui d’un contribuable. L’informaticien en moi me permet de valider les dires des deux partis. Jusqu’à ce jour, la RRQ n’a pas émis aucun avis depuis cette poursuite. J’ai bien hâte de connaitre leur position et quels arguments qu’ils utiliseront pour justifier cet achat.

Je suis curieux, car je ne comprends pas comment ils le feront. J’ai passé à OpenOffice en 2008. Cela fait 2 ans. Je collabore avec plusieurs personnes qui n’utilisent pas cette suite de bureautique. Malgré tout, je n’ai vécu aucun problème de compatibilité avec quiconque. Aussi, l’interface graphique était très similaire. J’ai retrouvé toutes les fonctionnalités que j’avais dans Microsoft Office incluant les plus avancées.

Pour ce qui est de Windows vs Linux. Dans le cadre d’un ordinateur de bureau, je n’ai eu aucun problème d’adaptation. On a accès à tous les logiciels imaginables directement dans la distribution. La seule personne insatisfaite de Linux dans mon entourage est mon fils qui ne peut plus jouer ses jeux PC sur mon portable. J’ose espérer que la comptabilité des jeux ne sera pas un argument de la défense dans ce procès.

Avec ces conclusions, je considère que les prétentions de Cyrille Béraud sont entièrement fondées. Je l’appuie ouvertement et je souhaite qu’il obtienne gain de cause. Dans le contexte d’un gouvernement déficitaire, je souhaite plus d’imagination et de courage aux gestionnaires en TI au gouvernement du Québec pour trouver des solutions modernes avec un ratio cout-efficacité plus élevé.