J’avais pris connaissance d’une série d’articles intéressants dans le Journal de Québec plus tôt cette semaine. Ils relatent l’histoire d’horreur d’une petite firme d’intégration SAP. Ils ont été mandatés par SAAQ au sein du Gouvernement du Québec pour faire une implantation du progiciel. La firme a appris à ses dépens pourquoi les grandes firmes habituées à « dealer » avec le gouvernement budgettent le double du temps normalement nécessaire pour accomplir les travaux.
Le manque flagrant de gouvernance dans les projets informations engendre des situations complètement inacceptables comme celles mentionnées dans l’article :
On interdisait aux analystes d’Etiah de parler aux usagers, ce qui est illogique lorsqu’un logiciel est conçu pour répondre aux besoins de ces derniers. Tout devait passer par quatre niveaux d’approbation et les usagers se trouvaient en bout de ligne, alors qu’ils auraient dû se trouver au tout début du processus.
La SAAQ a imposé à l’équipe d’Etiah un « analyste d’affaire » qui avait le pouvoir d’approuver des documents cruciaux. Ce dernier était un employé de CGI, une firme informatique rivale.
via Dany Doucet du Journal de Québec.
Je peux aussi en témoigner, car j’ai vu les mêmes faits dans d’autres projets. On indique que l’acceptation des travaux était faite par un autre fournisseur. C’est complètement idiot de faire ça. Le client devrait toujours valider les travaux pour lesquels ils payent. C’est à la base de la relation client-fournisseur. Ça ouvre la porte à des abus de pouvoir entre concurrents chez le client.
Un autre article mentionne que la firme Etiah avait été mandatée pour rédiger son propre appel d’offres. Les fournisseurs sont alors impliqués du début à la fin dans le processus d’appel d’offres. Ils déterminent les besoins, ils réalisent le mandat et ensuite ils approuvent le travail. Et celui qui paie, il est où dans le processus?

