Ovologic dans le Journal Chefs d'Entreprises

Chefs d'entreprise - Ovologic

Aperçu de l'article

Ovologic est en vedette dans la parution de septembre 2009 (page 36) du Journal Chefs d’entreprises. L’article est signé par Roger Martineau que j’ai eu le plaisir de rencontrer à deux reprises. Bien entendu, la dernière rencontre a été une entrevue qui a mené à cet article.

J’ai pu leur expliquer les deux services auxquels l’entreprise est spécialisée :

  • Adaptation d’applications existantes à l’architecture orientée services (SOA)

  • Intégration d’applications SaaS dans le nuage (cloud computing) à votre architecture logicielle existante.

Je tiens à le remercier chaleureusement pour son temps, son amabilité et son professionnalisme.

Québec pourrait-elle devenir une ville 2.0?

by René Ehrhardt

by René Ehrhardt

Avez-vous entendu parler des dernières initiatives de la Ville de Vancouver? Une motion a été déposée au conseil municipal dans le but d’adopter une politique d’ouverture des systèmes informatiques et des données municipales. Toute donnée non confidentielle pourra être disponible en ligne sous forme de service en ligne ou sous un format de données standard.

En lisant les articles à ce sujet sur internet, on vante l’avancée idéologique de la Ville. Toutefois, je suis une personne terre-à-terre et j’ai voulu apporter un point de vue plus pragmatique.

Ce genre d’initiative risque d’améliorer grandement l’efficacité des villes. Les villes offrent beaucoup d’information gratuite (cartes, plans, etc.). Elle est accessible seulement par demande d’information formelle par téléphone, par télécopieur ou en personne. Les services en ligne sont peu nombreux à l’heure actuelle.

Anatomie de l’inefficacité

Je vais vous détailler une requête que j’ai fait récemment pour vous aider à comprendre l’inefficacité d’une requête d’information non informatisée. J’ai besoin de faire des modifications à ma maison et j’ai cru utile d’avoir le plan actuel pour aider l’architecte. Il n’existait aucun plan de la maison, alors je me suis tourné vers la Ville qui en principe les a tous. Je communique alors avec la Ville de Québec. Voici toutes les étapes pour obtenir les données dont j’avais besoin :

  1. Envoi du courriel avec l’adresse de la maison.
  2. On m’a premièrement rappelé par téléphone quelques jours plus tard pour m’indiquer que c’était gratuit, mais je devais payer environ 50 cennes pour les photocopies
  3. La Ville fouille dans ses archives et on me rappelle quelques jours plus tard pour me dire que les photocopies étaient prêtes et elles seraient au poste d’accueil du bureau d’arrondissement.
  4. Je m’y rends, et une enveloppe en mon nom est bel et bien là. La réceptionniste me la donne. Je lui indique que je devais acquitter des frais de télécopies. Elle demande le montant. J’y vais de mémoire et je lui donne un huard (1$). Elle semble frustrée de ça, car elle doit sortir une petite caisse en dessous de son bureau.
  5. Je quitte les lieux, je m’assois dans mon auto et je visionne les photocopies. Je constate qu’elles sont quasiment illisibles, car elles sont foncées, voire même noires, à certains endroits.

Mais, au fond de quoi avais-je réellement besoin? Je voulais juste des fichiers JPEG. L’information est gratuite. Ils auraient pu les numériser et me les retourner par courriel en appuyant le bouton « Reply ». Imaginez le temps sauvé!

Ville 2.0

Si on rêve un peu, pourquoi ne pas offrir les plans de toutes les maisons avec leur outil de recherche du rôle foncier? Ça serait beaucoup moins couteux que le processus décrit plus haut. Toutefois, mes plans dataient de 1977. Je ne m’attendrai jamais que la Ville numérise tous ses anciens plans à l’avance.

Malgré tout, à partir d’aujourd’hui, le fait-elle? Est-ce que les plans des nouvelles constructions sont numérisés ou ils conservent que des plans papier d’architectes? Est-ce que les entrepreneurs peuvent soumettre les plans de façon numérique? Je leur souhaite. Après 400 ans, la Ville aurait intérêt à moderniser ses processus d’affaires.

Un peu comme Vancouver, les tiers qui font affaire avec la Ville régulièrement pourront peut-être un jour soumettre et lire le données <a l’aide de services en ligne.

D’après vous, quel service de la Ville mériterait le plus d’être offert en ligne?

Le SOA pour se distancer des contraintes techniques

When computing needed this much room par photoaf

"When computing needed this much room" par photoaf

Je suis tombé sur un petit vidéo produit par TechRepublic qui présente et explique bien le SOA (Architecture orientée services). Ce type d’architecture logiciel permet de se distancer des contraintes techniques. Il permet de se concentrer sur les lignes d’affaires de l’entreprise.

Une ligne d’affaires est une transaction courante que plusieurs secteurs de l’entreprise doivent orchestrer ensemble. Prenons l’exemple le plus simple : une commande client. Imaginons aussi que notre entreprise est entièrement informatisée.

  1. La commande est saisie par différents formulaires sur notre site web.
  2. Un appel est fait vers un système de commandes clients à l’intérieur du réseau de l’entreprise (derrière le coupe-feu).
    1. Le système de commandes appelle à son tour le système d’inventaire du magasin pour connaître la disponibilité en stock. Le résultat est retourné jusqu’au client sur le web pour indiquer les disponibilités et délais de livraison.
  3. Si la commande est acceptée, le système de commande appelle :
    1. Le système d’inventaire pour sortir la marchandise commande.
    2. Le système d’expédition pour créer le bon de livraison et rassembler les commandes (s’il y a lieu).
  4. Lorsque la commande est expédiée, le système d’expédition appelle le système comptable pour créer une facture.

Voici des informations clés sur le SOA que le vidéo explique. Ces points sont détaillés dans ce billet.

  1. L’automatisation des processus est le but principal du SOA.
  2. Les services peuvent être créés à partir de systèmes patrimoniaux (legacy)
  3. Les services peuvent être sous-traités (applications SaaS/Cloud) .
  4. Ce n’est pas seulement une approche technique.
  5. Ça ne signifie pas nécessairement des services web. Plusieurs progiciels ont leur API propriétaire qui peut être utilisé.
  6. SOA peut être mis en place avec de l’infrastructure existante.
  7. SOA est une approche d’évolution de systèmes.
  8. La performance et la disponibilité des services doivent être des préoccupations importantes.

Cloud computing dans le contexte du SOA

Le SOA (Architecture orientée services) permet de réduire le développement et ainsi les lignes de code en réutilisant des logiciels existants dans sa solution globale. Plusieurs projets SOA ont vu le jour depuis plusieurs années. La question si oui ou non, les objectifs sont atteints est une autre question. Toutefois, avec la venue de l’architecture en nuages (« Cloud computing »), la question se pose : est-ce que ça va remplacer le SOA ou le complémenter?

Quels concepts proviennent du « cloud computing »? Le « cloud » permet d’héberger des applications ou des données sur une infrastructure de classe mondiale partagée à distance. Nous pouvons louer une application en SaaS (Software as service) ou plutôt héberger une application toute faite ou développée maison sur les serveurs d’un tiers. Ceci vient avec les avantages de ne plus se soucier du support des serveurs et de leur disponibilité, car le « cloud » vient souvent avec des garanties de haute disponibilité.

Le gros avantage du « cloud » en SOA serait à mon avis de louer une application à distance en mode SaaS. Elle serait alors interfacée avec un API quelconque (SOAP, REST, etc.). Les couts initiaux sont au minimum et votre équipe technique n’a pas à jongler avec des installations de logiciels auxquels ils ne sont pas les maitres d’oeuvre. Votre fournisseur de solution devient alors responsable de publier ses interfaces, les documenter et dorénavant de fournir l’application sur un environnement disponible et à jour. Le seul compromis est d’accepter qu’une portion de ses données soient hébergés à l’extérieur des murs et stockés parmi d’autres organisations dans un environnement partagé.

L’autre possibilité est d’héberger sa propre application maison sur l’infrastructure d’un tiers. Ceci aurait pour but de s’éviter les couts d’acquisition et de support de ses équipements. Ceci est un choix d’affaires. Si on est confiant de la sécurité des données chez son hébergeur « cloud », on peut y aller de l’avant et probablement jouir d’économies. Si on préfère que ses données sensibles restent à la maison, on doit mettre une croix là-dessus et se procurer les serveurs, le stockage et l’équipe nécessaire au bon fonctionnement de notre application.