Je considère cette nouvelle assez réaliste puisque l’application iPhone actuelle produite par Dropbox limitée à la consultation de ses fichiers à la pièce sur internet. Le dossier Dropbox n’est pas entièrement synchronisé sur l’appareil mobile comme il l’est sur un ordinateur conventionnel. L’accès limité et dispendieux à la bande passante internet mobile rendrait intéressants une meilleure intégration entre ce service de sauvegarde novateur et les appareils mobiles de Apple.
La sortie du service Amazon Cloud Drive et Amazon Cloud Player a certainement surpris Apple, Google et Microsoft. Le no 1 du « cloud computing » a damé le pion à ces géants de l’informatique en offrant en premier un service d’achat de musique en ligne entièrement « cloud ». Les pièces musicales que vous procurez peuvent rester sur les serveurs d’Amazon dans votre espace personnel. Elles sont alors accessibles en tout temps avec n’importe quel appareil connecté à internet. Vous êtes à l’abri d’une défaillance de stockage qui pourrait compromettre votre collection si chèrement acquise.
J’ai accordé une entrevue radio à Marie-Laure Josselin de Radio-Canada hier à ce sujet et sur l’informatique en nuage en général. Voici un extrait d’un article texte qui a été publié sur leur site et plus bas, vous pourrez écouter un extrait audio de son segment sur le sujet à l’émission Classe économique :
La compagnie Amazon, pionnière de ce service, revend sa capacité de stockage informatique. Elle vise maintenant les consommateurs, par exemple pour l’achat de pièces musicales.
« La consommation de musique en ligne a toujours consisté en la livraison des pièces musicales sur l’ordinateur ou les appareils physiques des clients. C’était la responsabilité du client de faire des copies de sauvegarde, de transférer ses chansons d’un appareil à l’autre », affirme Nicolas Roberge, consultant en informatique en nuage chez Ovologic.
« Avec le service d’Amazon, puisqu’on est toujours branché, on a toujours accès à Internet, donc nos pièces musicales, nos données sont plus en sécurité sur leurs serveurs », poursuit M. Roberge.
Toutefois, certaines institutions, dont la Commission européenne, veulent pouvoir réguler ce secteur, pour assurer la sécurité des données des consommateurs.
Les limitations de la bande passante constitueraient un autre frein à l’expansion de tels services. Le prix de l’accès à Internet et de la bande passante est encore très élevé au Canada, comparativement aux autres pays. L’écoute et le visionnement de musique et de vidéos stockés sur un nuage informatique peuvent coûter cher.
Les fournisseurs devront augmentent les capacités de transfert et baisser les prix au Canada pour susciter l’engouement pour ces services.
La firme Informatica a produit une vidéo qui illustre très bien le volume croissant des données numériques dans le monde. Préparez-vous à être émerveillé, voire même intimidé par les statistiques présentées.
Sur le blogue Wisdom of Clouds de CNET, on inclut la collection de données et leur analyse comme des applications de l’avenir pour le segment SaaS du Cloud Computing. La gestion efficace et le stockage sécuritaire et à faible coût de grandes quantités de données sont difficilement atteignables avec les moyens traditionnels. Plusieurs solutions de « big data » s’offrent à nous dans le nuage informatique.
J’ai accordé une entrevue téléphonique à Fabien Deglise du Journal le Devoir à propos du « cloud computing » ou de l’infonuagique. L’article a paru en fin de semaine (abonnés du Devoir seulement) et le journaliste prend une approche rafraîchissante en expliquant habilement comment notre univers numérique est en train de se dématérialiser vers de multiples services en ligne. J’apporte le point que les appareils pour accéder à internet sont de plus en plus petits et ont moins de capacités de stockage :
C’est l’époque qui veut ça. «On diminue de plus en plus la capacité [en mémoire] des ordinateurs pour les rendre plus mobiles et plus portables, résume à l’autre bout du fil Nicolas Roberge, d’Ovologic, une boîte de Québec spécialisée dans l’infonuagique. Or, les besoins restent les mêmes et pour accéder à toutes les informations que l’on veut, il devient alors plus simple de les placer sur des services d’hébergement de données et de passer par le réseau public Internet pour y accéder».
La mathématique lui donne raison. Cette semaine, dans un magasin dématérialisé sur la Toile, un téléphone intelligent et une tablette de marque populaire s’y présentaient en effet dans trois versions de 16, 32 ou 64 gigaoctets de capacité de disque dur. C’est de 15 à 30 fois moins, environ, qu’un ordinateur portable ou de bureau peut offrir. Et forcément, dans ce contexte, la quête très contemporaine de mobilité et d’ubiquité, tout comme l’accès en tout temps à son album de 3000 photos, à sa collection de 5000 CD, à ses 300 films et à ses courriels donne raison à l’infonuagique.
Il faut comprendre l’importance de la mobilité dans le mouvement vers le nuage. Nous voulons avoir accès à nos données personnelles en tout temps et aux données publiques telles que des cartes, des horaires, des nouvelles, etc. Ces besoins nous obligent à utiliser internet constamment et cette grande utilisation nous amène à transporter davantage de contenu en ligne.