Évoluer un logiciel, une question de respect

Par : Nicolas Roberge
Publié le : 2009-02-08

J’ai fait plusieurs projets informatiques. Ils en avaient des très courts et des très longs. Dernièrement, les médias faisaient mention de quelques projets majeurs au Québec qui était en péril et dépassement largement leur budget initial. J’ai cru bon y ajouter mon grain de sel pour amener un regard différent sur ces situations.

Le gouvernement, les sociétés d’État et les grosses entreprises ont l’habitude de faire de gros appels d’offres pour renouveler leurs systèmes. Ces projets ont souvent cette ampleur due à des années de négligence quant à l’évolution de leurs systèmes actuels. Les détracteurs diront qu’on n’investit pas dans un système qu’on va éventuellement remplacer. Ils ont raison si l’on se limite seulement à l’argumentaire du contrôle des dépenses. Toutefois, on doit considérer un ensemble de couts et bénéfices avant d’opter pour le remplacement complet d’un système informatique.

Les demandes de changement des utilisateurs d’un système en production concernent principalement l’efficacité du travail. Par exemple, ils peuvent se plaindre qu’un traitement du logiciel est trop lent ou qu’ils doivent contourner le système pour obtenir ce qu’ils veulent. Par exemple, ils pourraient y extraire des données et les traiter dans un tableur comme Excel. Le temps qu’ils prennent à manoeuvrer ainsi, coute cher en salaire et frustrations.

Les méthodologies évoluent constamment dans les milieux de travail. Ça se fait naturellement. La main-d’oeuvre se renouvèle et les humains ont naturellement le désir de mieux faire et d’améliorer leur travail. Les outils qu’ils utilisent doivent suivre.

Lorsque la direction des TI de leur entreprise leur répond qu’ils devront attendre le renouvèlement complet du système, on peut conclure qu’ils peuvent frustrer les utilisateurs. Il colmaterait les problèmes rapidement et facilement en soulageant les frustrations des utilisateurs en adaptant les outils qu’ils ont actuellement entre les mains.

Il ne faut pas oublier pour qui on travaille en TI. Il faut respecter aussi le confort et la familiarité des utilisateurs avec les outils qui font partie prenante de leur quotidien. Faire évoluer leurs outils c’est aussi donner de la valeur à leurs opinions.